‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 35 sur 138 · fc., f · texte numérisé non relu

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3. Thomas Gould, originaire de Cork, en Irlande, né en 1657, ordonné prêtre à Poitiers, missionnaire pour le Poitou, abbé de Saint-Léon de Thouars, mort en 1734,

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l'insérer dans le livre de l'abbé Gould, qui serait ainsi plus complet et plus apte à sa fin. Renaudot y consentit et fit cet abrégé « assez à la hâte, en attendant qu'il eût plus de loisir de retoucher et de publier la pièce entière, où il devait traiter la question avec beaucoup plus d'exactitude, comme il me fit l'honneur de me le témoigner un mois avant la maladie qui me l'a enlevé ». Ainsi s'exprime Le Quien^ Mais certains détails permettent de douter de l'exactitude de ses informations, dans ce qu'il raconte touchant l'opinion de son savant ami^.

Quoi que l'on doive penser des informations de Le Quien, il est certain que l'abrégé fait par Renaudot fut mis à profit par l'abbé Gould et fit en même temps la nouveauté et le succès de l'édition de 1720^. L'insertion du mémoire attira l'attention. Dès le commencement de l'année suivante, le Journal des savants en publiait un compte rendu très exact et complet''. « Cet ouvrage, y est-il dit, étant suffisamment connu par plusieurs éditions qui en ont été faites, nous nous bornerons à donner l'extrait d'un endroit qui nous a paru particulièrement le mériter; on peut le regarder comme une dissertation qui vient d'un écrivain également recommandable

1. Le Quien, la Nullité des Ordinations anglicanes, t. I, préface, p. xv et suiv.

2. On peut douter en particulier que Le Quien soit l'écho fidèle de Renaudot, quand il affirme, contre le Génovéfain Le Courayer, que la consécration de Parker est un pur romnn, et que « feu 'M. l'abbé Renaudot, disait-il, a regardé comme un fait certain que les Anglais faisaient consister l'essence de cette ordination [épiscopale] dans ces seules paroles : Recevez le Saint-Esprit, et non dans la prière qui précède ». {Op. cit.. t. II, p. 92).

3. La Véritable croyance, etc. In-12 de 535 pages. Pai'is, chez J.-B. Coignard, 1720.

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