Jm Véritable croyance, p
Telle est, assez brièvement résumée, Topinion de Renaudot. La question fut agitée de nouveau aux environs de Tannée 1700, à l'occasion de la conversion de l'évoque anglican écossais Gordon. Cet évêque avait suivi Jacques II en France, et abjuré le protestantisme. D'après une réponse de Clément XI, auquel il avait demandé la solution de son cas, il fut réordonné absolument. Mais il est à remarquer que la critique éclairée de l'abbé Renaudot le mit en garde contre l'insipide roman, regardé à cet époque comme un fait certain, même par Gordon, de l'ordination de Parker dans la taverne du Nag's Head.
C'est, en réalité, l'opinion de Renaudot qui est citée sous le nom du P. Le Quien dans la discussion que suscita il y une dizaine d'années la brochure intitulée : Les Ordinations anglicanes^ par F. Balhus K Et c'est elle aussi qui a définitivement prévalu. Selon lui, la nullité absolument certaine des ordinations anglicanes provenait, en premier lieu et principalement, de l'insuffisance de la forme : l'expression, Recevez le Saint-Esprit^ ne déterminant aucunement l'intention du consécrateur ; et en second lieu, de ce qu'on ne pouvait fournir la preuve que Barlow, le consécrateur de Parker, eût le caractère épiscopal. Des recherches postérieures ont permis d'affirmer que Barlow était bien véritablement évêque'^; mais le premier argument a gardé toute sa valeur. La Constitution Apostolicœ curœ, de 1896, qui mit fin au débat soulevé alors sur la valeur des ordina-