‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 38 sur 138 · Paris et Arras, Sueur-Charruey · texte numérisé non relu

Paris et Arras, Sueur-Charruey

2. Cf. Dennv et Lacev, de Hierarchia anglicana, disserlalio apologetica, liv. II.

tions anglicanes, en déclarant leur nullité, invoque le même argument et y ajoute le défaut présumé d'intention.

Ainsi Renaudot avait su porter la lumière et discerner la vérité dans une question fort obscure.

Les relations de Renaudot avec Févêque de Meaux se resserrèrent encore en d'autres circonstances.

Notre auteur prêta son concours à Bossuet contre Richard Simon sur la question biblique, contre Fénelon dans l'affaire du quiétisme, et contre les Jésuites dans la discussion sur les rites chinois. A dire vrai, la gloire du savant n'aurait rien perdu, s'il fût resté en dehors des deux premières controverses.

Richard Simon n'était pas un inconnu pour Renaudot. Il avait dû le rencontrer à la maison de l'Oratoire de la rue Saint-Honoré, où le P. Simon avait été appelé fort jeune ^ pour enseigner la philosophie et dresser le cataloo-ue des livres et manuscrits orientaux de la riche bibliothèque de cette maison.

1 Richard Simon, né à Dieppe en 1638, entra à roratoire en 1659 ; il professa la philosophie à Juilly, puis au scolasticat de Paris. Sa première publication fut un fnclum en faveur d'un Juif condamné pour assassinat d'un enfant chrétien. Son Histoire critiqua du Vieux Testament (1678-168o) le fit exclure de lOratoire. Retiré d'abord dans son pays, il revint ensuite à Paris, où il composa successivement ses autres ouvrages. L'Histoire 'critique 'du Nowcnu Testament parut à Rotterdam en 1089 et 1690. R. Simon mourut à Dieppe le 11 avril 1712.

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