FÉNELON
25 juin 1696 : « Je vous rends grâces, Monsieur, de la copie des sentences des Inquisitions'. Le dépôt de la foi est-il pas bien en de telles mains? Dieu veillera sur son Église qui a bien besoin de ses bontés. C'est encore une autre merveille que Tempereur ne trouve rien à dire à ces censures, sinon qu'elles sont contre les Jésuites. Mandez-moi, Monsieur, je vous prie, à votre loisir, comment notre ami est content de la Trappe. Je suis à vous. Monsieur, comme vous savez-. »
Bossuet, qui avait la plus grande confiance dans la science de Renaudot, consultait volontiers son ami sur ce qui touchait aux liturgies grecques et orientales. 11 le lit, en particulier, lorsqu'il préparait son Explication de quelques difficultés sur les prières de la messe^ à un nouveau catholique. La réponse de Renaudot, datée du 10 juillet 1687, nous donne quelques détails sur sa vie et ses occupations quotidiennes: «J'espère, dit-il, dans huit ou dix jours, vous écrire sur tout ceci (les rites de la messe des présanctifiés et ceux des derniers jours de la semaine sainte) un peu moins confusément : je ne serais pas si longtemps sans le désordre ordinaire de ma vie, qui renverse bien mes études. J'étais aujourd'hui politique; demain je pourrai être théologien ; après-demain,
Dieu de lout mon cœur. Je lui ai fait une avance de civilité, à laquelle il n'a point trouvé à propos de rien répondre. Il me suffit qu'il fasse bien envers le public, et je serai toujours des plus aisés à contenter. J'espère qu'à votre ordinaire vous aurez toujours la bonté de m'avertir, et la juslice de croire que je suis à vous comme à moi-même. » {Œuvres de Bossuel, t. XXX, p. 371-372.)
1. 11 s'agit du décret de l'Inquisition romaine contre la Dévulion à la sainte Vierge de Baillct, et de celui de l'Inquisition d'Espagne contre les volumes des Acta Sancionun des Bollaudistes, où Papebrock avait eu le courage de mettre en doute les prétendues visions et révélations de Simon Stock.