Bossuel, éd. Lâchât, t. XXVI, p
correcteur d'imprimerie. Ainsi je suis quelquefois huit jours à faire ce qu'un autre ferait en un. M. Pirot tient M. Simon; mais votre présence nous est nécessaire pour cela et pour bien d'autres choses, surtout pour ce qui me regarde. Je vous assure, Monseigneur, que je souhaiterais bien souvent trouver ce bien que j'avais autrefois. Vous savez qu'en ce temps-là, je me suis voué à vous, et que je ne puis avoir une plus grande joie que de faire tout ce que vous voudrez bien m'ordonner. Tout ce que je pourrais jamais faire ne remplira jamais mes devoirs. J'espère que la bénédiction que vous donnerez à mes études, et que je vous demande, me les rendra utiles. Si, lorsqu'il s'agit de vous obéir, elles ne m'étaient agréables, je serais assuré d'y trouver du mérite... » Suivent quelques nouvelles politiques que des motifs particuliers rendaient spécialement intéressantes. « f^es affaires d'Ecosse vont très mal : le Parlement est prorogé, parce qu'il n'a pas voulu consentir à un acte pour décharger les catholiques du serment du Test \ I.e pauvre milord Chancelier (lord Perth) a eu des peines incroyables, et sans aucun succès. Il était parti pour venir à Londres, etj'espère, Monseigneur, vous en mander bientôt des nouvelles''*. »
On voit par tout ce qui précède que les questions reli-
1. L'opinion de Bossuet sur le serment du Test est connue. Il s'en est expliqué dans le XIV" livre de YHistoire des Variations. Après aA'^oir noté qu'il s'attaque non à la présence réelle, mais à la transsubstantiation, il termine ainsi: « La doctrine romaine n'est condanmée dans le Test qu'en présupposant que Rome reçoit ces choses dans un autre sens, et les pratique dans un autre esprit que celui des Pères; ce qui visiblement n'est pas, de sorte que, sans hésiter, on peut dire que l'abrogation du Test n'est autre chose que rabrogation d'une calomnie manifeste faite à l'Église romaine. »