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feront passer ses ouvrages et son nom à la postérité, comme un des plus rares hommes de ce siècle'. » Le compliment fit sensation. Le lendemain, Vuillard ^ mandait à Pré fontaine -^ en lui parlant des funérailles de Racine : « La Gazette parle de lui en termes magniliques. Je les transcrirais ici comme dignes d'être retenus et comme si bien mérités par cet iiomme vraiment illustre, sans que vous la voyez ordinairement. M.Renaudoty a bien mis au vrai le caractère de son ami. Il s'est mépris seulement à la qualité de gentilhomme ordinaire, car le défunt ne Tétait pas de la Maison, charge d'environ quinze mille livres, mais de la Chambre, ce qui vaut cinquante mille livres '' ».
Trois années auparavant, Renaudot avait perdu un autre ami en La Bruyère. Celui-ci, après avoir été chargé d'enseigner l'histoire au petit-fils du grand Condé, était resté dans la maison comme gentilhomme du père de son élève, « M. le Duc ». C'est là sans doute que Renaudot le connut et le fréquenta.
Après la publication des Caractères^ la place de La Bruyère était marquée à l'Académie; mais ce ne fut pas petite affaire que de l'occuper. Son mérite n'y eût pas suffi, tant étaient vives les colères que ses « portraits » avaient excitées. Il fallait l'appui de protecteurs puissants. Le concours de Bossuet, de Racine, de Boileau était acquis