Registres de l'Académie, t. I, p
98 VIE DE HENAUDOT
Ses travaux d'érudition semblaient le désigner pour TAcadémie des Inscriptions de préférence à TAcadémie française. Néanmoins il n'y fut reçu que deux ans plus tard. Il y prit la place demeurée longtemps vacante de Quinault, que les hasards du sort avaient failli lui donner déjà à l'Académie française.
A cette époque, V Académie des Médailles ^ n'était composée que d'un petit nombre de membres, appartenant pour la plupart, en même temps, à l'Académie française. Le nombre restreint des Académiciens rendait les séances plus agréables et les membres plus assidus'^. Une réforme, introduite pendant le voyage de l'abbé Renaudot à Rome, en 1700-1701 •\ porta de huit à quarante le nombre des Académiciens ; le siège des réunions était en même temps transféré au Louvre : elles s'étaient jusqu'alors tenues dans la salle de l'Académie française. La réforme imposait aux associés de nouveaux devoirs, les obligeait à des séances plus solennelles, et exigeait d'eux des dissertations plus soignées. Renaudot, loin de s'en plaindre, fut au contraire, si l'on en croit Gros de Boze, « un des anciens qui accepta le plus volon-
1. C'est le nom que portait à l'origine l'Académie des Inscriptions.
2. On sait que Boileau se plaisait mieux dans cette Académie que dans l'Académie française.