Règlement du Ki juillet
l'académie des inscriptions 99
tiers la réforme, et un des plus exacts à remplir dans la suite ses devoirs imprévus ^ ». Le tome P' des Mémoires de cette Académie débute par un travail de Tabbé Renaudot sur V origine de la sphère. On aurait pu tout aussi bien lui conserver le titre de : Mémoire sur r Astronomie^ qui lui est donné dans les papiers manuscrits ''^. Ce mémoire n'a certainement pas dû beaucoup contribuer aux progrès de la science. On y lit « que ce qu'il y a de sérieux et d'utile dans l'Astronomie et T Astrologie a une origine plus ancienne que les Chaldéens, et doit être rapporté aux Patriarches». Bien mieux, l'origine doit en être attribuée à la science infuse du premier homme. Quant à la distinction des mois, des saisons et des années, elle est antérieure au déluge, puisqu'on marque dans la Bible Tannée, le mois et le jour que le déluge commença et qu'il finit. Mais il faut tenir pour fabuleux les dix-neuf cents ans d'observations astronomiques trouvés à Babylone parCallisthène, et remontant au-delà du déluge. L'auteur se moque encore plus des millions d'années réclamées par les Egyptiens pour leur histoire. A l'en croire, le premier savant en la science des astres fut Abraham. Sans doute, le premier homme avait joui, sur ce point comme sur beaucoup d'autres, d'une science infuse ; mais cette science ne passa pas toute à ses descendants. Abraham sorti de Chaldée, était savant dans les choses célestes, au témoignage de Bérose et d'Eupolemus, cités par Eusèbe dans sa Préparation évangélique, et il avait inventé l'Astronomie et l'Astrologie judiciaire. Quant aux Assyriens, Chaldéens, Baby-