‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 59 sur 138 · T. XXVIII, f. I(i2 et suiv · texte numérisé non relu

T. XXVIII, f. I(i2 et suiv

Ioniens, ou bien ils n'ont rien écrit sur ces sciences, ou bien s'ils ont écrit, il ne nous en est rien parvenu, et aucun monument de Tantiquité grecque ne nous peut donner la moindre idée du premier système d'astronomie des Clialdéens. La Bible, au contraire, contient des noms d'astres comme Arcturus, Orion, les Hyades. — Il parle ensuite des divers cycles, des auteurs de cycles et d'observations astronomiques (Méton, Eudoxe, Autolycus, etc.), des Arabes et du système de Ptolémée, des Tartares; puis de l'astronomie soit chez les Romains (César, Cicéron, Varron, etc.) ; soit au moyen âge (Bède, Alcuin, Roger Bacon, Pierre d'Ailly, Nicolas de Cuse, Regio Montanus..., Galilée). Ce mémoire suppose une remarquable érudition, mais qui ne s'élève pas au-dessus des opinions courantes du temps.

Le tome suivant des Mémoires de V Académie contient une dissertation de Renaudot sur V Origine des lettres grecques, et une autre sur les divers changements arrivés dans leur conformation, leur usage et leur valeur^. L'auteur s'appuie sur Scaliger, qui, dans ses Notes sur la chronique d'Eusëbe, a prouvé que les lettres grecques, et celles de l'alphabet latin, qui en ont été formées, tirent leur origine des anciennes lettres phéniciennes. Sa démonstration se déduit : 1° des anciennes inscriptions ; 2° du nom syriaque et du nom grec des lettres ; 3° des figures communes aux deux langues qui ne sont plus usitées pour la formation des mots dans la langue grecque, mais y ont seulement un emploi valeur numérique; 4° des textes d'auteurs anciens

V^}1 TrMtrrmirc^Kf/^Sl'^s InscripL, t. II, p. 2'iG, 2G(i, 278; Papiers Renaudot,

t. IV, f. 139 et sdfvp 8T. MiCHAEL'8

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