‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 67 sur 138 · Jbid · texte numérisé non relu

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114 VIE DE KENAUDOT

fois en présence du cardinal et, dansla dernière audience, lorsque je lui dis que je demeurerais, il parut en être content K »

L'abbé était logé chez le cardinal de Janson''^,qui fit à cette fin « de si grandes instances, dit-il, que je ne pus honnêtement me dispenser d'accepter ce logement, nonobstant la sujétion, qui devint encore plus grande dans la suite » . Il usa de son séjour au mieux de ses goûts scientifiques. Sa profonde connaissance des langues orientales lui valut d'entrer « à l'Académie de la Propagande». Mais il désirait surtout des relations plus fréquentes avec le pape ; il s'en promettait d'heureux résultats. Pendant longtemps, des visites extraordinairement nombreuses occupèrent le Souverain Pontife, et bien que le pape lui eût dit qu'il voulait l'entretenir à loisir une après-dinée, plus de trois semaines se passèrent sans qu'il en trouvât le temps. Enfin, il l'envoya avertir pour le mardi ^ février, l'après-dînée, et « il se promena durant toute l'audience qui dura plus de deux heures dans la salle du consistoire à Saint-Pierre ». Plusieurs questions furent agitées dans cette longue entrevue ; mais deux surtout furent l'objet d'une attention spéciale. En premier lieu, la défaveur du cardinal de Bouillon. La situation de ce prince de l'Eglise, disgracié par son roi, chagrinait le pape. Renaudot dut entrer dans beaucoup de détails pour faire connaître les motifs qui avaient inspiré la conduite de Louis XIV. On continua par l'affaire des Rites chinois.

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