La date n'est pas indiquée dans le manuscrit
L'abbé demandait que l'on en pressât la solution. Clément XI Técouta avec une extrême bienveillance ; « il me dit de lui mettre par écrit la substance de ce que je lui avais dit : ce que je fis quelques jours après '. » Le comte Fede, résident du grand-duc, avec lequel Renaudot avait commencé à être en commerce, et qui lui rendit dès ce temps-là toute sorte de bons offices, lui témoigna que le pape en était content. On le vit dans la suite par la bonté et la facilité de son accueil. « Outre les audiences réglées qu'il avait au palais, dit de Boze, Sa Sainteté ordonna qu'il y fût admis toutes les fois qu'il se présenterait : grâce des plus distinguées et qui n'avait encore été accordée à aucun Français ^. » Le Journal confirme ce dire. « Quelques jours après, le P. A... me dit que le pape voulait m'entretenir encore. J'eus une deuxième audience comme la première. Quelque temps se passa, et je lui demandai la permission de venir entendre sa messe : j'y allai le dimanche suivant ; dès qu'on prépara la chapelle, on m'appela, et après la messe il me fît entrer. Il me dit de son propre mouvement que, si je voulais, je pourrais venir le voir tous les dimanches, et à commencer de ce jour-là jusqu'à mon départ, j'ai eu ce jour-là audience réglementaire : quand il y avait une fête de chapelle, il marquait un autre jour, et cela sans compter les extraordinaires et celles que j'étais quelquefois obligé de lui demander ; de sorte que je lui ai cette obligation de n'avoir été au palais et être revenu sans audience que deux fois pendant plus de six mois. Il donna ordre à M»'' Ruffo,