‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 69 sur 138 · Journal de Rome, f · texte numérisé non relu

Journal de Rome, f

maître de chambre, de m'annoncer toutes les fois que je viendrais, ce que ce prélat, (|ui est autant distingué par sa qualité que par son mérite, a toujours fait avec beaucoup d'honnêteté '. »

Nous n'avons pu connaître en quelle qualité et à quel titre l'abbé Renaudot traitait ces diverses affaires; mais nous savons que beaucoup de problèmes difficiles reçurent une solution dans ces négociations au moins officieuses. La situation du cardinal de Bouillon, exilé à Cluny par ordre du roi, fut de nouveau l'objet de plusieurs entretiens. On régla l'affaire, pendante depuis longtemps, des aumôniers d'armée. Un premier projet prévoyait un aumônier général, qui aurait, par délégation apostolique, toute la supériorité nécessaire sur les armées ; divers motifs le firent abandonner. Pour conclure, le roi reçut un bref pontifical qui lui permettait de nommer un aumônier, auquel le pape accorderait, sur cette présentation royale, la juridiction nécessaire. On obtint aussi la reconnaissance, par Clément XI, du duc d'Anjou comme roi d'Espagne, et la solution de conflits entre l'Espagne et les Deux-Siciles ; on traita également une question dhmion de bénéfice demandée par les Jésuites en faveur du Séminaire de Toulon qu'ils dirigeaient. — Malheureusement, aux endroits les plus intéressants du Journal^ des séries de noms chiffrés déroutent parfois désagréablement la curiosité du lecteur.

Renaudot était à Rome depuis près de dix mois. L'époque de son retour en France était venue. L'abbé hâtait ses préparatifs de départ lorsqu'il fut mandé pour

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