‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 72 sur 138 · Journal de Rome, f · texte numérisé non relu

Journal de Rome, f

manuscrits orientaux delà riche biljliothèque en le priant d'en dresser le catalogue. « I.e grand-duc souhaite que je revoie le catalogue fju'en avait lait feu M. d'Herbelot, à quoi j'ai travaillé durant plusieurs jours, ayant mis les titres en leur langue, réformé les chiffres qui étaient confus'. » Une visite au bibliothécaire, Magliabecchi-, s'imposait. Renaudot, homme d'ordre, fut stupéfait de l'effroyable désordre qu'il trouva chez le savant : point de lit, partout des livres, et au milieu de celte confusion, Magliabecchi tta vaillant étendu.

Pendant son séjour, il fut reçu membre de l'Académie de la Crusca. Elle tint en sa présence une réunion d'apparat continuée par un grand festin et terminée par des pièces de vers et des impromptus. Mais notre auteur n'oubliait pas la France. L'Académie florentine lui rappelait l'Académie française, « de laquelle, dit-il, ils me parlèrent tous avec beaucoup d'estime ». Il constate avec plaisir, à Florence et dans les environs, le culte de saints français; à la Topaia, par exemple, il voit la statue de saint Fiacre, en marbre blanc, et « la relique du saint y est portée de la chapelle du grand-duc le jour de la fête. Cette relique a été envoyée par M. Tévêque de Meaux ^.)) Malgré tout le plaisir qu'il avait à Florence, il dut songer au départ. On le chargea de compliments pour les cardinaux de Coislin et de Noailles, pour le duc de Noailles, pour Bossuet, de Torcy, de Croissy, Pelletier, de Lamoignon. Le grand-duc, par une délicatesse de

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