DÉFENSE DE LA PERPÉTUITÉ
conviction. Il abusa de cette confiance pour voler plusieurs manuscrits, en mutiler d'autres, et emporter l'original du synode tenu en 1672, à Jérusalem, sous le patriarche Dositliée. De retour en Hollande, en 1707, il fit imprimer Tannée suivante cette dernière pièce, sous le titre déjà plusieurs fois cité '.
Renaudot ne fut pas moins indigné des circonstances auxquelles l'ouvrage devait son existence que de son contenu. Il se mit aussitôt à l'œuvre et, dès le commencement de 1709, il publiait la Défense de la « Perpétuité de la Foi », contre les calomnies et faussetés du livre intitulé : « Monuments authentiques^ » etc. Il ne ménageait ni Aymon, ni Bayle. L'auteur discutait le libelle d'Aymon, émettant successivement ses observations sur ce qui regarde le synode de Jérusalem, tenu en 1672, sur la préface et les décrets de cette assemblée, sur le synode tenu sous le patriarche Parthénius, à Constantinople, en 1642, appelé aussi synode de Moldavie. Il avait ajouté des éclaircissements touchant les sacrements, le baptême, la présence réelle ou la transsubstantiation, le consentement des sectes orientales.
Mais la discussion roulait principalement sur le synode de Jérusalem, dont les actes avaient été publiés par Aymon d'après le texte original. Le Journal des Savants'^ était naturellement sympathique à Renaudot. En rendant compte de cet ouvrage, il ne manqua pas
1. Monuments autlienliques de la créance des Grecs, I vol. in-^» de plus de 500 pages. Aymon a aussi publié les Actes de tous les synodes nationaux des Eglises réformées de France (Rotterdam, 1710, in-'i").
2. Sans nom d auteur. A Paris, chez Gabriel Martin. 1 gros volume in-S" de 52.T pages, précédé d'une longue préface et suivi d'une table.