Préface, p. 5, ëdit. de i
derinvocaliondu Saint-Esprit dans les liturgies grecques et orientales, question toujours si débattue ; on prouvait enfin, par des arguments et des documents nouveaux, que les Grecs et les Orientaux adoraient véritablement TEucharistie. L'auteur se débarrasse en quelques phrases assez dédaigneuses des principaux orientalistes protestants, dont on lui objectait l'autorité : Selden, Saumaise, Golius, Pocock, Hottinger. Il tirait d'autres preuves du volume que nous avons analysé plus haut : le Commentaire de Gennade^ de Gabriel de Philadelphie, de Mélèce Piga et de Syrigus. 11 s'appuyait surtout sur la condamnation portée contre Cyrille Lucar par le synode de Jérusalem, et contre les théories calvinistes de Caryophylle par la sentence synodale de 1G94. 11 explique enfin, contre Richard Simon, dans quelles circonstances et pour quel motif a été composé cet ouvrage, continuation des trois premiers volumes de la Perpe'tuité, Il note, pour terminer, que la collection fut faite sous la direction « de feu M. de Meaux et de feu M. Tarchevêque de Reims qui l'avaient eue entre les mains manuscrite longtemps avant l'impression ' ».
Dans le premier livre, après avoir exprimé son avis sur la valeur des œuvres théologiques de Goar, Habert, Arcudius, Allatius, l'auteur donne une notion générale des Eglises d'Orient, de leur organisation et de leurs usages.
A propos de l'Église d'Ethiopie, il prend à partie le célèbre orientaliste protestant. Job Ludolf, et montre combien était superficielle sa connaissance, tant vantée