‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 81 sur 138 · Préface, p. xxi (édit. de · texte numérisé non relu

Préface, p. xxi (édit. de

2. Le tome XIII des Manuscriis Renaudot est consacré en grande partie à ces questions. Un mémoire (p. 400-4ir)) commence par ces mots : Quae ad Missionurn propagandse conservandxque fidei causa institularum (une copie occupe les i)ages 416-434) ; un autre, beaucoup plus étendu, et que nous possédons aussi en double (p. 596-635 et p. 740-767), porte le titre : De inissionibus ad Oricntis Ecclesias faciendis, ubi agitur prcecipue de necessaria aposlolico minisiro docirina. Je ne sais auquel des deu.x se rapporte le mot de Renaudot.

3. On peut juger du genre de ces Mémoires par l"anecdote suivante ra-

Ce tome V formait comme le complément des précédents et le couronnement de l'œuvre d'apologétique, entreprise jadis par Arnauld contre les protestants. « Mon dessein, écrivait Renaudot dans la préface du précédent volume, était de joindre à celui-ci un traité particulier, pour prouver que les Grecs, aussi bien que les autres chrétiens orientaux, s'accordent avec l'Eglise catholique sur tous les points que les premiers Réformateurs ont pris pour prétexte de leur séparation. Mais, comme cela aurait trop grossi ce volume, il a paru plus à propos de réserver cette matière pour un ouvrage à part, qui pourra paraître dans peu de temps, puisqu'il était achevé avant qu'on commençât l'impression de celui-ci '. » Et il ajoutait, non sans quelque pointe de vanité : « Ce travail était d'autant plus nécessaire que personne ne l'a encore entrepris ; ou si quelques auteurs ont parlé de la créance et de la discipline des Grecs et des Orientaux sur les sacrements, ils l'ont fait avec beaucoup de négligence, la plupart sans avoir connu les livres ecclésiastiques, ni ceux des théologiens grecs et orientaux; d'autres, sans aucun principe de théologie, et sans connaissance de l'antiquité; ce qui a fait qu'ils ont condamné trop facilement ce qu'ils n'entendaient

contée dans l'un d'eux : « Je nie souviens d'avoir entretenu un Capucin qui avait été longtemps employé dans les missions de Syrie, et qui parlait volontiers de SCS travaux évangéliques. Je lui demandai s'il ne s'était pas appliqué à la lecture de quelques-uns de ces livres que je lui nommais comme étant fort propres à ouvrir les yeux aux schismatiques. Il me répondit que non, et prenant ensuite un air de cai)acité : Mais, Monsieur, me dit-il, croyez-vuus que, dans tous ces livres dont vous parlez, il y ait quelque chose de comparable à la thi^olorjic du P. Yves? [Yves de Paris, Capucin (1593- 1678), auteur d'une Th'-ologie naturelle, en 4 vol. in-4», et d'un Digestum Sapientise, en 3 vol. in-fol.]. Manuscr. Renaudot, t. XIII, p. 385-380. 1. Préface du tome IV, p. 10 (éd. 1782).

pas; qu'ils ont attribué à ces chrétiens des hérésies toutes nouvelles, ce qui les a rendus plus éloignés de la réunion, et mis nos théologiens et nos missionnaires hors d'état de la procurer, puisque la plupart n'ont combattu que des chimères; et, ce qui était encore plus dangereux, ils ont condamné des pratiques autorisées par l'usage de l'ancienne Eglise, et par conséquent à couvert de toute censure \ »

Au point de vue de l'histoire sacramentaire, beaucoup de pages de ce volume seraient à citer. Elles étaient neuves à cette époque ; mais, malgré leur incontestable vérité, elles n'ont pas encore passé dans nos Manuels de théologie.

Dans le livre I, l'auteur veut donc prouver que les Grecs connaissent et admettent les sept sacrements de l'Église latine, comme institués par Jésus-Christ, et qu'il n'y a jamais eu d'hérésie parmi eux sur ce point; ce qui est vrai des Grecs l'est aussi des Orientaux, orthodoxes, schismatiques ou hérétiques.

Le livre II traite, en particulier, du baptême et delà confirmation.

Le IIP et le ÏV® exposent la doctrine du sacrement de pénitence. Mais il semble qu'ici l'érudition, si étendue soit-elle, ne laisse pas dans l'esprit une impression aussi satisfaisante qu'on l'eût désiré. Elle paraît superficielle ; les citations sont trop longues, insuffisamment liées ; elles ne forment pas un corps de doctrine, un système bien coordonné.

L'extrême-onction et l'ordre sont l'objet du livre V''.

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