‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 84 sur 138 · ŒUVRES DIVERSES · texte numérisé non relu

ŒUVRES DIVERSES

mélans et des Juifs en ce pays, et sur la science des Chinois. Selon Saint-Martin ^ le manuscrit dont Renaudot se servit ne serait qu'un extrait du célèbre historien arabe Maçoudy ^, et Téditeur ne s'en serait pas aperçu. Le P. Prémare, jésuite, missionnaire en Chine, donna dans les Lettres édifiantes "^ une longue critique de ce volume, relevant diverses erreurs et blâmant à juste titre la crédulité de Téditeur, se gardant bien toutefois de dire que plusieurs des éclaircissements incriminés avaient pour base les récits de ses propres confrères. Renaudot travaillait déjà à cet ouvrage en 1684. Son ami Bernou, en lui donnant quelques détails sur la grande muraille de Chine, d'après la relation d'un P. Jésuite, ajoutait : « Voyez si vos Mahométans en ont parlé '•. » Malgré ses défauts, l'ouvrage eut du succès. Il eut même les honneurs d'une traduction anglaise, qui parut à Londres en 1732'^.

La dissertation sur Aristote, adressée par Renaudot à son ami Antoine-Marie Salvini ^, fut publiée par Fabricius dans sa Bihliotlieca Grxca"' . 11 y parle du mouvement intellectuel dans les Etats mahométans, des

Page 1