‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 9 sur 138 · Journal des principales affaires, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Journal des principales affaires, loc. cit., p

3. Au collège de Clerniont, aujourd'hui lycée Louis-le-Grand. — C'est sans doute ce séjour d'Eusèbe Renaudot dans le célèbre collège dirigé par la Compagnie, qui a fait dire à plusieurs auteurs qu'il avait été Jésuite.

4. Histoire de l'Académie des Inscriptions, t. V, p. 384 et suiv.

Ses humanités achevées, Renaiidot passa du collège de Clermont au C(3llège d'Harcourt, pour y faire sa philosophie. A seize ans, le jeune étudiant soutint ses thèses avec une grande solennité et un remarquable succès'. » Ses thèses, écrira plus tard Niceron^, firent beaucoup d'honneur au collège et à l'écolier'"^.

Le titre de maître es arts, obtenu à la suite de cette épreuve, lui permettait de s'inscrire à la Faculté de Théologie ; mais bien jeune encore, sans aucun attrait pour l'état ecclésiastique, ne sachant quelle direction donner à sa vie, il n'avait pour l'instant qu'un seul but: parfaire ses études. Toutefois, s'il commença la théologie en Sorbonne, il n'y prit jamais aucun grade. Il apporta néanmoins toute l'application et la curiosité de son esprit à ces études nouvelles '.

1. Voici en quels termes son père relate l'événement : « Le27 juillet 1664, mon fils Eusèbe soutint publiquement au collège de Harcourtdes thèses de philosophie grecque et latine, en présence de dix-neuf à vingt évoques et archevêques, qui honorèrent rassemblée des plus célèbres. Cet acte le fit d'autant plus estimer qu'il y soutint en grec avec la même facilité qu'en latin. La dédicace s'en fit à Ms"" Harduin de Péréfixe de Beaumont, archevêque de. Paris, quil harangua, et toute la compagnie, d'une jolie manière, dans un discours qu'il fit à l'entrée de la disjiute. Il fut couronné, à la fin du tnaçiislcre des arts, après un examen que lui firent le Chancelier et les examinateurs de l'Université sur toute la philosophie. » [Journal, loc.cit., p. 90.)

2. Jean-Pierre Niceron, Barnabite, a composé un recueil fort intéressant sous le titre de Mémoires pour servir à lliistoire des hommes illusires de la République des Lettres. Paris, 1727-1745, 4:j vol. in-12, dont 39 au moins furent publiés par lui. Né en 168.5, il mourut en 1738.

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