youvclles ecclésiastiques, 1720, p
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dot. Cette perte lui a ét6 d'autant plus sensible qu'elle n'ose se flatter de la réparer. C'était un homme d'une vaste érudition ; mais il était encore plus respectable par l'usage qu'il en faisait en consacrant tous ses travaux à l'avancement de la religion, à laquelle il a rendu de très grands services ^ »
I.e mardi 10 septembre, l'Académie assistait en corps au service qu'elle faisait célébrer « dans l'Église des RR.PP. Cordeliers pour le repos de l'âme de feu M. l'abbé Renaudot^ ».
Le fauteuil de Renaudot échut à l'abbé Henri-Emmanuel de Roquette, aujourd'hui parfaitement oublié^. Dans son discours de réception, le nouvel académicien fit de son prédécesseur un éloge tel que la piété de celui-ci eût pu, le souhaiter. « Si l'on ne devait considérer ici, Messieurs, disait-il, que la gloire mondaine, je trouverais une ample matière d'éloges pour M. l'abbé Renaudot, dans les distinctions que lui attira son mérite. La célèbre Académie de Florence le jugea digne d'elle dès que vous l'eûtes jugé digne de vous'*. Le grand-duc de Toscane, les princes du sang de France, l'honorèrent deleur confiance et de leur familiarité. Rome goûta son austère vertu, qui rappelait l'idée de la vertu des premiers Romains. Le Souverain Pontife unit sa voix aux applaudissements du Sacré-Collège : quel écueil pour l'humililé ! quel appas pour l'amour-propre! Mais ce n'était point Tappro-