‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 95 sur 138 · Nécrotoye des Appelans..., p · texte numérisé non relu

Nécrotoye des Appelans..., p

loi VIE DE HENAUDOT

Il avait naturellement le sens droit, « sa critique était sûre, exacte, et d'un tour aisé et naturel, quoique méthodique et pesante ». Il éprouvait une vraie satisfaction à définir en paroles mordantes les esprits forts, les esprits vains, les hypocrites, et « personne, continue de Boze, n'était plus heureux à leur appliquer à chacun dans son espèce, ces qualifications, ces épithètes uniques qui peignent les caractères d'après nature, et qui chargent toujours le ridicule d'un surnom redoutable^ ». Mais il savait aussi plaisanter aimablement ; par exemple quand il s'amusait à distinguer les deux abbés Vivant 2, en les nommant, l'un, le J5ien-Vivant, l'autre, le Bon- Vivant; ou quand il prenait plaisir à gréciser le nom de l'un des Boivin ^, en oIvottot/j; ou parfois en(7uuuo(Tiâp;^ï3ç 11 était moins gracieux quand il plaisantait le même personnage sur son amour de l'italien, ou sur ses perruques. On dit que sa verve s'était exercée avec une réelle méchanceté contre le dernier ouvrage de son ancien maître et confrère, le P. Thomassin, le Glossarium universale Hehraicum, où le docte oratorien prétendait retrouver dans l'hébreu la mère de toutes les langues ''.

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