Livre VIII, chap. xxiv
2. Paris, 1560, in-fol.; Anvers, inêiiie année, in-S» (texte latin seulement).
d74 l'œuvre liturgique de renaudot
la liturgie générale et deux autres, et la version en était si pleine de contre-sens et d'interpolations qu'il était impossible de connaître par ce moyen les rites éthiopiens. La publication de l'année 1560, dont la principale part revient au savant Claude de Sainctes \ avait été le signal d'une renaissance pour les études liturgiques. Quelques années plus tard, en 1569, André Maes ou Masius'-^ publiait à Anvers, en appendice de la version qu'il avait faite du Commentaria de Paradiso de Moyse Bar Kepha, la liturgie de saint Basile. En 1571, Pamélius ou Jacques de Pamèle (1536-1587), belge, mort évêque élu de Saint-Omer, publiait le Liturgica Latinorum, in-4°. En 1583, Jean de Saint-André donnait une nouvelle pièce : la liturgie de saint Marc, que le cardinal Sirlet ^ avait découverte dans la bibliothèque d'un couvent de Rossano en Calabre, et dont il lui avait envoyé une copie; Saint- André l'accompagna d'une traduction latine et de quelques notes sans valeur. Douze ans plus tard, il publiait, sans en indiquer la provenance, les textes grecs et latins d'une Missa apostolica seu divinum sacrificium S. Pétri apostoli^ avec des notes absolument inutiles, dit Renaudot, empruntées à Guillaume de Linda^, et d'une Missa sancti Gregorii Pa'pœ quem Dialoguni Grœci cognominant ; celle-ci n'est pas autre chose que l'ordinaire delà messe romaine avec une partie du propre de la messe de la Sainte- Trinité, le tout traduit en grec par Georges Codinos.
1. Claude de Sainctes (1525-1596), controversiste célèbre, évêque d'Evieux.