L'N COL' F DE FAULX
confidences de ses douleurs naïves et tendres. Par la [)uissance de consolation ([ui ëtail en lui, il mit à la place des cruels déchireniens , une tristesse paisible et résignée; il lit naître, au lieu de la vie toute hérissée de remords, d'effroi, de cuisans souvenirs, une vie nouvelle toute de pitié , de patiente abnégation et d'élan au-delà de ce monde. Peu à peu , la pauvre tige reprit racine dans cette terre, et vint y puiser une sève nouvelle.
Il lui disait souvent, et elle se sentait renaître à cette parole, qu'elle n'avait pu devenir mé* prisable pour un moment d'oubli, pour un moment coupable, dépareillé dans le reste de sa vie : que la vertu ne lient pas à un fil si délié , que la véritable pureté d'une femme consiste à mettre toute sa vie les biens de l'ame au-dessus de ceux du corps.
Une pensée acheva de guérir, de consoler autant qu'elle pouvait l'être la pauvre âme blessée; elle se rappela qu'après la mort qui rompit ses engagcmens avec Kamure , sachant