L : considéraient comme ayant beaucoup moins d'esprit
4 || (e] qu'eux)». « Tellement qu'il eut fallu à leur compte », dit je
Life 1 HreM le P. Gabriel Sagard, « que ce Truchement eut encore | | » estudié pour le moins deux ou trois ans leur langue et
Li} id » n'auoir point du tout de barbe, pour y estre estimé la ll} » homme d'esprit et de jugement! ».
ion ". M. Emile Petitot, vous l'avez vu, ne dissimule pas son } bit) insuccès comme missionnaire. Il va droit son chemin, | if | frappant à droite et à gauche, selon que le cœur lui en ET INT dit, sans se soucier du qu'en-dira-t-on. Il a eu encore le A 1) mérite non petit de raconter hardiment, fidèlement et f | | gaiement ses impressions, ses peines, ses ennuis et ses it nr dangers. Il se livre tout entier, avec ses vertus et ses | null défauts, et nous fait vivre ainsi avec lui au fort des [| qi Esquimaux, au fort Bonne-Espérance, sur l’Arvéron et le
Mackensie, dans l'iglou et le yourte du Tchiglerk dont
LL 1 GaBriez SacarD Tneopar, Histoire du Canada et voyages que 4 ! . Q .
| ni] : les frères mineurs recollectz y ont faicts pour la conversion des
LE in fidèles ; Paris, 1626, 2 part., p. 378.
il nous révèle les mœurs intimes, les vices et les vertus. Ajoutons que son récit a une forme piquante, souvent originale et tout l'intérêt du roman.
Comme tous les voyageurs intelligents et instruits, M. Emile Petitot est très curieux. Il n’écoute pas seulement avec patience, il provoque le bavardage de ses hôtes, surtout des anciens. Il leur fait dire etredire les antiques légendes qui égaient leur nuit semestrielle. Il a ainsi recueilli la matière d’un ravissant petit volume qui com plète heureusement le récit de ses premiers voyages chez les Grands Esquimauæ. I] lui a donné pour titre : Tra ditions du Canada Nord-Ouest.
En vingt ans, un homme comme M. Petitot peut apprendre bien des langues, faire causer beaucoup de vieilles gens, réunir une belle gerbe de récits curieux et inédits qui répandent une vive lumière sur des peuples encore enfants.
Innoït, Dindjié ou Loucheux, Dènè Peaux-de-Lièvre, Dunè Flancs-de-Chien et Esclaves, Dènè Tchipewayans et Couteaux-Jaunes, Danè Castors, Ayis Iyiniwok ou Cris et Ninnax ou Pieds-Noirs, viennent l’un après l’autre répéter les contes de leurs anciens sur la création de la terre et de l’homme, le déluge et la formation des tribus. Ils ont un Jonas, des géants, des nains, des pygmées, des Hommes-Loups,. des Hommes Renards, des Hommes-Corbeaux, des Hommes-Chiens, des Hommes-
Loir LI TR [LIU
|} ) }l{hef {
Smart | 'r
(l pt È [A | An