LE CHAPITRE DE S A I N T- 1 R É N É E
Il s’inclina et sortit.
Les ecclésiastiques qui avaient assisté, tout ahuris, à cette scène épouvantable, chuchotaient
entre eux.
Tout à coup, l'abbé Mical s'élança vers la porte ; mais Capdepont, aux aguets, le saisit au bras rudement.
« Où allez-vous si vite? lui demanda-t-il.
— Je cours prévenir M. l’abbé Ternisien que vous ferez vous-même la levée du corps.
— Je vous le défends; ce serait de votre part une trahison!
— Dans ce cas, vous 'voulez vous perdre absolument?
— Oui ! »
Ce cri sauvage jette comme un nouveau trait de lumière sur le caractère de ce prêtre, chez qui la haine était encore plus profonde que l’ambition.
LAVERNÈDE ET TERNISIEN.
N quittant les bureaux de l'évêché, l'abbé Ternisien prit la rue solitaire de Saint- Frumence, se dirigeant vers l’hôtel Castagnerte. Là, il était attendu nonseulement par le vicomte, très-impatient, mais encore par le général de Roquebrun, arrivé de Paris pour conduire le deuil de son frère défunt.
Tout ému de la résolution violente de Capdepont, malgré le temps qui pressait, l'abbé Ternisien marchait lentement. En arrivant, que dirait-il à M. de Castagnerte > Que dirait-il surtout au général deRoquebrun> Rien ne blesse, n’humilie autant le prêtre que la nécessité de faire certains aveux aux laïques. A ses yeux, le dommage serait grand pour la religion, si les fidèles devaient être initiés