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son âme, le rendaient tout à fait méconnaissable. Son front, ce vaste champ où s’épanouissait sa forte pensée, était particulièrement bouleversé. Partout des rides, des trous, des crevasses, des ruines. La tête, cette cité céleste de l’homme, affichait che* Capdepont, subissant le martyre d’une ambition effrénée, les ravages d'un tremblement de terre effrayant.
« Lorsque, le lendemain de l’Ordination, arti* cula-t-il lentement, ayant l’air de se parler à luimême, j’appris le départ de l’évêque pour Ly*>»i, bien que je connusse ses relations anciennes avec l’archevêque de cette ville, je ne fus pas sans concevoir quelque crainte. Après la maladie deM.de Roquebrun, maladie dont il relevait à peine, ce voyage me paraissait au moins étrange... Tout s’explique désormais : l’évêque allait à Paris; seulement, au lieu de passer par Bordeaux, il passait par Lyon, voilà tout... Mais pourquoi ce petit abbé Ternisien, interrogé par les grands-vicaires, qui pouvaient avoir des affaires urgentes à communiquer à l’évêque, leur a-t-il répondu : « Nous allons à Lyoni^ >
— Ne se sont-ils pas, en erret, arrêtés à Lyon ) interrompit Mical.
— Qu’importe! le but du voyage était Paris... L’abbé Ternisien a étudié la diplomatie à Rome, où se trouvent les maîtres de cette science peu chrétienne, mais très-catholique, et l’abbé Terni-