‹ L'abbé Vincent; comédie en un acteChapitre 25 sur 30 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

THÉRÈSE, seule, puis JACQUES.

TIIÉRKSE, seule.

Toute jeune fille a sa chimère... (Secouant la tête.) Allons,

il n'y faut plus penser. (Klle va s'asseoir devant l'harmonium, joue dans un mouvement très vif les première inesuies du « Magnificat >, puis s'arrête.) N'y plus penser I — Le pourrai-je

jamais? (Jacques parait au fond et Thérèse sans le voir, rejoue quatre ou cinq mesures du « Magnificat, » puis s'arrête.) SùH rêve et son idéal! (Après un nouveau temps, elle joue dans un mouvement très lent les premières mesures du « Parce Domine, » puis s'arrête, et, laissant tomber sa têie sur le clavier, éclate en sanglots.)

Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu ! !

JACQUES, entrant vivement.

Vous pleurez ?

THÉUÈSK, se levant vivement et s'essuyant les yeux.

Monsieur de Rigny !

JACQUES, «'approchant d'elle.

Pourquoi ?

THÉRÈSE, troublée.

Ce n'est rien, je vous assure, c'est... C'est cette musique, qui... Mais c'est fini, — je ris, voyez.

Elle sourit.

JACQUES

A la bonne heure I

THÉRÈSE

Je vous croj'^ais au château de...

JACQUES

De Ronsac? — Je suis allé, jusqu'à l'entrée du parc.

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