PEUR
P.— N'avoir pas peur, c'est le premier, le second et le troisième point dans la vie; avec cela on a beau n'être connu de personne, on est reconnu de tout le monde. On n'a pas besoin d'idées personnelles parce qu'il y a toujours des voisins qui en possèdent; quant aux habitudes, l'homme qui n'a pas peur n'a besoin que de celle-là.
LU
PHRCNOLOCIE
p.— Je ne suis pas libre de ne pas venir au monde ; je ne suis pas libre d'y rester indéfiniment. Je ne mo donne ni mes instincts^ ni mes dispositions ; la mesure de mon cœur et de mon cerveau est donnée par les auteurs de mes jours. Je tiens mon tempérament de la famille et du climat où je suis venu au monde.
C'est à l'éducation que Ton nous fait donner d'une façon ou d'une autre, à rectifier, à réformer, à perfectionner, à trancher dans le vif.
C'est à MA VOLONTÉ à faire le reste.
Mais attendez, voici venir les phrénologistes qui affirment qu'il n'y a pas de Volonté chez l'homme sans bosse de la volonté ; et il n'y a chez moi, par malheur, que dépression à cet endroit.
Ah ! qu*il est donc difficile de croire à la liberté en toute chose I et, cependant, il faut y croire.
mi
POLICI
W. — Tous les bavards font partie, sans le savoir, de cette vaste institution sociale.
La quantité de gens que, sous un prétexte ou sous un autre, vous laissez dîner chez vous et qui y viennent:
4» Pour manger ; 2» pour redire aux offices de renseignements officieux combien vous dépensez par jour; cette quantité, dis-je, est incalculable.
mes amis, regardez de très-près à vos amis, il y a tant de dénonciateurs officieux! LapoUce a com-
mencc parôlre faîteau moyen de gens libérés; —les renseignements officieux seront un jour donnés par des gens généralement irréprochables.