CHALEUR
C— La chaleur ne supporte ni le plus, ni le moins à côté d'elle : c'est le fluide égalitaire par excellence.
A zéro, elle veut ramener tout à zéro ; elle prend tout ce que vous avez en plus.
. A vingt-cinq degrés, il faut que tout monte à vingtcinq. — Tout à rheure elle prenait; maintenant elle cède. — Bel exemple, et trop peu suivi I
C — 1® La came prochaine et déterminante de la formation de tous les états organisés pour vivre est la chaleur.
2° Aucun être vivant ne s'est organisé que sous Vinfluence d'un degré de chaleur défini, toujours le même pour une même espèce, appliqué pendant un temps dé^ terminé aussi.
3° Aucun être organisé pour vivre ne se maintient vivant qu'à la condition d'entretenir au dedans de lui*même le même degré de chaleur qui lui a donné naissance»
4» Toutes les affinités organiques, toutes les propriétés vitales, toutes les fonctions, tous les phénomènes vitaux^ émanent de la température propre et sont réglés par elle : leur activité est proportionnelle à l'élévation de son degré,
5° L'i température propre aux animaux est leur prin» cipe vital matériel,
HiPPOCBATE.
C, — La chaleur est le produit d'une combution quelconque ; vivre, revient donc à se consumer.
Un homme, une nation, un siècle se refroidit ; la terre en fait autant de son côté.
Il est temps de trouver un charbon pour remplacer le sang et le bois.