LA FIÈVRE
Est le signe le plus constant (dans 9 cas sur 10), mais son allure est variable, c’est en général une fièvre élevée et irrégulière. 2
Chez notre nourrisson, d’abord presque en plateau, variant entre 38° et 39°, la température devint bientôt oscillante : de 37° le matin, elle passait à 39°, 39°5 ou même 40° le soir, prenanñt l’allure septicémique à la phase terminale.
Dans les autres observations, la fièvre est également élevée, tantôt en plateau à 39° avec de faibles rémissions, le plus souvent continue mais irrégulière avec de grandes oscillations; parfois intermittente à type pseudo-palustre ou septicémique. Elle s’accompagne de petits frissons. Le pouls est rapide en rapport avec la température.
2° L'HÉPATOMÉGALIE.
Est presque: constante; elle ne manque que dans les
cas de microabcès, encore bien souvent l’a-t-on trouvée à l’autopsie.
Elle peut être évidente dès l’inspection, voussure dans la région antérieure de l’abdomen, sous les fausses côtes ou dans le creux épigastrique. Parfois plus discrète, elle se traduit par un élargissement de la base du thorax, « un évasement en cloche » et un agrandissement des espaces. intercostaux. à
Mais le plus souvent ce n’est qu’à la-palpation qu’on constate un bord inférieur débordant de 3 ou 4 travers de doigt le rebord costal inférieur. C’était le cas chez notre nourrisson. L’hépatomégalie n'était pas visible, elle n’était décelable que par la palpation. Le foie débordait de 3 travers de doigt le rebord costal.
Il faut se rappeler que chez le nourrisson le foie normal déborde un peu le rebord costal afin de ne parler
LR, > FRS
d’hépatomégalie que pour un foie débordant au moins d’un bon travers de doigt.
Dans les autres observations, l'hépatomégalie est signalée; mais son ampleur n’est pas précisée.
Elle peut être dissimulée dans les variétés à développement thoracique, ce n’est que par la percussion en avant et en arrière, l’enfant assis puis couché, qu’on peut l’apprécier, matité remontant en arrière jusqu’à la pointe de l’omoplate, parfois en avant jusqu’au mamelon. Cette matité simule un épanchement pleural et il est bien difficile chez un tout-petit de dire si elle se déplace ou pas avec les mouvements du malade.
Dans les abcès à développement abdominal, on peut percevoir une masse distincte du foie mais le continuant, arrondie, lisse, un peu molle, du volume d’une mandarine parfois.