‹ L'Abcès Cérébral D'Origine OtiqueChapitre 33 sur 56 · LS RES · texte numérisé non relu

LS RES

d'observations (d'ailleurs, non suivies d’autopsie) ne permettent pas, sur ce point, une conclusion ferme. Dans le premier cas, l’anosmie fut constatée déjà avant lévacuation de l’abcès, dans les deux autres, seulement après l'opération ; mais il est vraisemblable que l’anosmie était bien due à l’abcès lui-même et non à l'opération. Dans les trois cas, on note la disparition graduelle de l’anosmie après l'évacuation du pus, d'où l'on peut conclure que l'abeès n'avait pas détruit la région olfactive, mais avait agi seulement par compression. Toutefois, dans le cas de l’auteur, la persistance de l’anosmie, après des mois, semble indiquer une lésion profonde. La recherche de l'anosmie est donc, pour les abeès du lobe temporal, un moyen de diagnostic qu'on ne doit pas négliger.

La recherche qualitative de lodorat est très simple, et quant à l'épreuve quantitative, on se servira avec avantage de l’olfactomètre de Zwaardemaker.

En résumé el comme conclusion, disons que si parfois, grâce à la recherche attentive des signes d'aphasie ou d’anosmie, ou de troubles moteurs et sensitifs, le chirurgien peut poser un diagnostic de siège exact, souvent il n’en sera pas ainsi. C’est alors que la notion étiologique devient précieuse. L'abcès cérébral se produisant le plus souvent dans le lobe sphéno temporal, c'est là qu’il faut aller le chercher, quitte à se retourner du côté du-cervelet si les lésions y entraïnent l'opérateur. Comme nous le disions au début, ce n’est pas un diagnostic de certitude qu'on peut arriver à poser, mais un diagnostic de probabilité suffisant en pratique. |

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