FER LOUE
ker, Hossley. Greenfield, pour l'Angleterre ; ceux de Tuffier, Auger, Boyer, pour la France; celui de Bergmann, pour l'Allemagne.
Mais les progrès de l'otologie enlèvent à la chirurgie proprement dite l’abcès cérébral otogène, grâce aux travaux de Broca et de Maubrac, de Picqué et Février, de Kœærner, etc... Actuellement, de nombreux travaux plus ou moins contradictoires sont publiés sur ce sujet, el, comme nous le verrons, si l'union est à peu près faite sur les chapitres de la symptomatologie, du diagnostic, si le pronostic s’est amélioré, le traitement ou du moins les voies opératoires sont encore discutées.
ETIOLOGIE
a) Fréquence.
- Les otites et surtout les otites moyennes peuvent s'accompagner de complications intra-craniennes portant sur les sinus, les méninges ou la substance cérébrale.
La méningite et la thrombose du sinus se produisent plus fréquemment que l'abcès cérébral, qu'on ne rencontre, d’après Wirchen,que dans 14 °/, des cas d’otite chronique. Mais, parmi les abcès cérébraux de causes diverses, ce sont les abcès otogènes qui tiennent le premier rang. Tandis qu’autrefois, dans les anciennes statistiques de Lebert, par exemple (1861), on ne les trouvait que dans 22 à 23°/, des cas, on voit aujourd'hui leur fréquence augmenter au point que Th. Bar (Sur le diagnostic des : abcès cérébraux d’origine otique. Congrès français d’otorhino-laryngologie, mai 1910) (1) accuse l’otite dans 60°}, des cas.
b) Siège.
Mais ces abcès de l'encéphale d'origine otilique, où
siègent-1ls de préférence ? Et ce point a une très grande
(1) Annales des maiadies de l'oreille, du nez, du larynx. Juillet