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lules ethmoïdales antérieures, puis les- postérieures et même le sinus sphénoïdal, en raison de la fragité des cioisons qui séparent ces cavités.
D'autre part, leur paroi cranienne est constituée par une lame osseuse de faible épaisseur : « Les cellules qui font saillie en dehors de l’apophyse crista-galli et qui délimitent avec elle la gouttière intracranienne sur laquelle repose le bulbe olfactif sont très minces, papyracées et parfois déhiscentes » (Sieur et Jacob). Voilà donc encore une voie toute tracée à l'infection pour gagner les organes intracraniens.
On voit toute l'importance de ces notions anatomiques dans l’étiologie et la pathogénie des complications cérébrales des sinusites fronto-ethmoïdales.
Etat antérieur. — On a noté l'influence de la syphilis, le traitement spécifique seul ayant pu guérir certains cas de sinusites frontales. Karbowski (cité par Sieur et Rouvillois) aurait rencontré 10 fois sur 58 cette maladie comme facteur étiologique de ces complications intracraniennes. Dans un cas de Denker, on a trouvé à l’autopsie une nécrose de la lame criblée, de la selle turcique, de la cloison, de l’ethmioïde et du sphénoïde. L’os- -téomyélite syphilitique des os du crâne est assez fréquente et peut préparer le terrain à une infection secondaire qui passera au premier plan.
Nous n'avons pas trouvé de cas où la tuberculose pût être mise en cause.
On conçoit que les maladies infectieuses comme la scarlatine, ou générales comme le diabète, pourraient favoriser cette complication.
Allure de la sinusite originelle. — Les sinusites chro-
ne
niques sont plus volontiers accusées de se compliquer d'abcès cérébral. En réalité, on ne trouve pas toujours à l'origine de vieilles suppurations antrales; les formes aiguës peuvent donner naissance à cette grave complication et même dans les formes chroniques, elle se produit surtout à l’occasion d'un réchauffement de l’affection.
Rétention purulente. — Lorsque les cellules ethmoïdales antéricures sont très développées, le canal frontonasal pourra être très étroit et s’obturer sous l'influence de l'infection, transformant le sinus en cavité close bien propre à exalter la virulence des microbes.
Cette rétention est notée dans nombre de faits d’abcès du lobe frontal. Cisneros trouva à l'ouverture de l’antre une oblitération complète du passage fronto-nasal; R. Fotey également. Gerber, dans un cas, nous montre l’influence des plus nettes de cette rétention.
Rappelons à ce sujet l'importance des prolongements, orbitaires et sourciliers, mentionnés plus haut, qui peuvent constituer de véritables sinus accessoires et favoriser la stagnation du pus (Gerber, Luc).
L'intervention, si elle ne les fait pas disparaître complètement, pourra être accusée de provoquer des complications craniennes. Luc rapporte à ce sujet deux cas très instructifs (1897) : dans l'un, il s’accuse d’un curettage du sinus frontal « absolument insuffisant », et dans l’autre, « d'avoir méconnu lors de sa première intervention, l’existence d'un prolongement orbitaire ». Il reconnaît aussi l’inconvénient que présente la méthode Ugston-Luc, suivie de suture immédiate de la plaie et