ABCÈS D'ORIGINE TRAUMATIQUE
On peut d'abord rapporter à l’origine traumatique, les cas où l'opération a provoqué la formation de ces abcès. D’après le rapport très documenté de Sieur et Rouvillois sur les accidents consécutifs au traitement chirurgical des antrites frontales, on peut se rendre compte que maintes fois l'intervention a causé des complications intrecraniennes. Parmi celles-ci l’abcès cérébral est le moins fréquent. Car, outre qu'on ne peut affirmer que l’abces n'existait pas déjà avant l'opération, il peut apparaître après elle et non à cause d'elle. Ainsi les auteurs ci-dessus ne retiennent que trois observations d'abeès nettement post-opératoires. Et encore dans les trois cas c'est moins le traumatisme qu'il faut incrimirer que l'opération incomplète et les phénomènes de rétention.
Plus fréquents sont les faits où on peut trouver à l'origine une chute sur la région frontale. Lue en rapporte 4 cas (Cahen, Donalies, Mertins, Hoffmann); le malade de Cahen portait cinq blessures à la tête à la suite d'une chute dans un puits; celui de Donalies s'était heurté le côté gauche du front contre le bord d'un bane; celui de Hoffmann avait reçu un coup violent sur la région frontale gauche: celui de P. Mertins un coup sur le som-
met de la tête. Meurer signale un cas où le malade était tombé sur la tête très longtemps auparavant.
Enfin la guerre nous a montré que les blessures de la région orbitaire pouvait intéresser le sinus frontal (cinq fois dans le livre de Lagrange) et amener des complications intracraniennes. Plus sérieuses encore sont les biessures de la région frontale et bien que la lésion puisse être limitée au sinus, le plus souvent, il existe concurremiment de graves lésions de voisinage du côté de l’ethmoïde ou du cerveau lui-même,