‹ L'Abcès du lobe frontal d'origine fronto-ethmoïdaleChapitre 14 sur 20 · ADR · texte numérisé non relu

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d'origine otique, conclut au contraire que « à côté de la propagation par contact et de la propagation par voie veineuse se place, non la propagation par voie Iymphatique, mais la propagation par diffusion microbienne », qui se ferait à travers les interstices et le long des travées ces tissus.

Depuis, Zwillinger (1913) a confirmé les résultats de Falcone et démontré que, chez l'homme, le système lymphatique du cerveau est en rapport direct avec les lymphatiques de la muqueuse du sinus frontal.

Ajoutons que les gaînes méningées des filets du nerf olfactif peuvent, si elles sont ouvertes, (au cours d’une opération par exemple) assurer une voie large à l'infection.

Rien au fond de bien probant dans ce qui concerne cette voie lymphatique.

En résumé, pour l’abcès du lobe frontal, nous accordons une importance primordiale à la propagation par continuité ; la voie veineuse et peut-être la voie lymphatique devant être invoquées dans les cas, moins fréquents cüù la paroi cranienne des sinus était intacte.

Pour les abcès d’origine traumatique, d'autres mécanismes interviennent.

Nous avons vu que l'intervention pouvait favoriser la formation d’un abcès encéphalique, le plus souvent en occasionnant de la rétention; l'infection suit alors une des voies déjà étudiées. Mais cette infection peut aussi se produire directement, comme dans un cas de Luc, par des ponctions exploratrices du lobe frontal faites à travers la pie-mère infectée.

Dans les faits de chute sur le frontal, il pourra se

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produire comme dans le cas de Donalies, un épanchement de sang dans l’antre frontal et peut-être aussi clans l’intérieur du crâne : les caillots s’infectèrent probablement par un coryza préexistant.

Le plus souvent, il existe une lésion osseuse, enfoncerent de la paroi externe, ou une fissure intéressant la table interne comme la table externe, lésion osseuse qui sera le point de départ d’une sinusite, ou qui, si l’anire est déjà infecté, s'infectera à son tour; par lésions de proche en proche, les organes intracraniens seront ensuite envahis.

Dans les lésions destructives par projectile frappant la région frontale, comme dans deux cas de Lannois et Sargnon, l'infection du cerveau pourra être directe par pénétration de projectile ou d’esquilles. Ou bien, le trauinatisme n’atteindra que le sinus qui s'infectera comme dans le cas de chute sur le front. Chez le malade qui a fait le sujet de la leçon de M. le Professeur Lannois, le projectile avait atteint le lobe frontal et fait éclater l'œil du côté gauche, et avait déterminé une sinusite frontale droite par fracture et formation d’esquille. Cette sinusite était devenue le point de départ de l’abcès du lobe frontal droit.

ANATOMIE - PATAOLOGIQUE

Siège. — Le lobe frontal est le siège, pour ainsi dire constant de l'abcès d’origine fronto-ethmoïdale. = C'est que le cerveau réalise toujours ses lésions sur les lésions même de la base du crâne qui leur donnent paissance. Or, ainsi que nous le montrent clairement les figures d'Onodi et celles de Killian, les sinus frontaux confinent au pôle antérieur et à la base de la première circonvolution frontale (quelquefois aussi de la deuxième), et le labyrinthe ethmoïdal à la moitié postérieure de la première circonvolution frontale correspondante. D'où cette règle, que « les abcès cérébraux originaires des cavités frontales et ethmoïdales sont situés à la base du cerveau, dans la substance cérébrale de la première circonvolution frontale ». (Claoué et Vandenbossche).

Cette règle souffre bien quelques exceptions. Ainsi Jaboulay chez son malade, ne trouva la collection purulente qu’à une profondeur de huit centimètres à partir de la pointe du lobe frontal, vers le lobe temporo-sphénoïdal. Dans un cas de Holmgren (cité par Leegaard) l’abcès s'était formé dans le lobe pariétal et dans celui de Haïegseth dans le lobe temporal.

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L'abcès n'a pas de prédilection pour un côté plus que pour l’autre. Il est bien entendu qu'il se forme toujours du même côté que la lésion originelle, à part de très rares exceptions; dans le eas de P. Mertins l’abcès du lobe droit venait d'une sinusite gauche, ainsi que dans le cas de Meurer (dont l’étiologie, il est vrai, est mal définie).

Profondeur. — Au point de vue de la profondeur, on a constaté depuis le petit abcès sous-cortical, jusqu'aux collections profondément situées dans la substance blanche. Généralement cette situation profonde de labcès en augmente la gravité : le pus peut alors se collecter dans des régions bien systématisées telles que la capsule interne, ou envahir le ventricule latéral, d’où mort rapide. Pendant l'intervention, ces abcès profonds pourront échapper à l'exploration du chirurgien, et, s'ils sont découverts, donner de grandes difficultés pour le drainage.

Signalons enfin que l’abcès a pu se former dans le prolapsus cérébral, survenu après l’incision de la durenère. (Grünwald, Lecgaard).

De même, leur dimension est très variable. Il en est de très petits : « gros comme un pois », « comme une noisette ». D’autres fois l’abcès est énorme : il y a une véritable fonte purulente de tout le lobe frontal. (Cisneros, Gerber, Lue, Ropke, De Stella). Et on trouve alors, dès l'ouverture du crâne un hémisphère fluctant, distendu, refoulant son voisin, avec des circonvolutions aplaties.

Nombre. — On ne rencontre pas toujours un seul abcès. La multiplicité est signalée dans nombre d’auto-

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