I. » itAYONNB
n'en était pas venu à ces aveux du premier < ^sant
la colère du Premier Consul, c'était àTal qu'il avait d'abord présenté ses doléances. « Je suis ici sans équipages, lui ccriv.ut-il .m \m de sa démission,
. mes relais sont placés, je vais rouler Paris. Cette nouvelle brouillerie entre mon frère et moi plaisir a bien du inonde, je m'en doute Mais la brouillerie de mon ft in mal moindre que le dépériss
ma santé et l'exil de ma patrie ».■ famille (i). »
Comme il rentrait en France, il eut la m traversant la Vieille- Castille et rdre une
partie de ses diamants dans une posada (2). Mais il loin de n spagne. « On a rapporte, dit un
rapport de police, qu'il portait au col une double chaîne d'or à laquelle pendait un portrait de femme enrichi de diamants. Ces* celui de la reine d'Espagne. Lucien fait entendre que c'est un gage des faveurs de cette princesse. Elle n'est pas jolie, dit-il, mais elle a des charmes secrets. Indépendamment de ce trophée, Lucien laisse aperce v son doigt, un diamant de plus de 100 000 écus qu'on pourrait appeler le petit régent d'Kspagne (3). » Le valet de chambre de Napoléon, Constant, avait vu cent fois au cou de Lucien le portrait qu'il tenait de Marie-Louise. « Loin d'en faire un mystère, dit-il, il affectait au contraire de le montrer, et se penchait en avant pour qu'on vit le riche médaillon se balancer sur sa poitrine au bout de sa chaîne de cheveux du plus beau noir (4). »
idis que Lucien réhabilitait ainsi G :nier
Consul, disait-on, avait juré la perte du prince de la ! Les instructions qu'avait apportées à Madrid Hermann étaient des plus menaçantes pour le minis gnol.
(1) Lettre du I ! ' roy de Grundmaiaon.
(2) Iuiik' Lucien llonapar t, ■■ , II, p. 119,
(3) Correspondance royaliste inédite de t800-t80i (Coin, de M. Léonce Grutilier).
(4) Conitant. Mémoires, 366.
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^u priw têt connu et vous n'ignorez
rien de C€ qui tient t sa position. Vous savez quels sont les appuis de son crédit et de quelles jalousies, de quels ressentiments, de quelles haines, sa puissance est entourée.
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rances que la
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ne voulant
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ibîme qu'il a creusé sous lui et qu'il recon- 1 homme dans ce royaume ne peut conserver un p I que celui qu'il exerce avec l'inimitié
ce (i). » Causant a 1, lui
ni si ses maîtres étaient lai de régnât pour oser n le provoquant à la guerre (2).
lui-même ne pren.ut pas ces men Il se rend. lit bien
favori, ni la :
un llonapmlc.
Va. Estampes.)
kison / \mba$$ade française en Ftpagne .••euw-Ssint-Hilutrp Mulâtre d' Ftpagne . Mil, 303.
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voulait tirer pour sa politique tout le parti possible de la
Mé des Pyrénées. Ce système de pressions successives, de plaintes continude menaces et même d'injures, régna sans discontinuité jusqu'en 1807. Il coûta à l'Espagne la perte de sa marine, la désorganisation de son armée et ce ne fut que lorsque Napoléon vit la monarchie espagnole en pleine position qu'il songea à exécuter ce qui jusque-là n été à ses yeux qu'un v;iin cpoi ...ms consistant
L'Escorial et Aranjuez.
0 milieu de l'année >doy énumère ainsi
ses titres dans les pièces officielles : < Don
Manuel Godoy y Alvarez de Faria Rios, San-
chez Zamora, prince de la Paix, duc d'Alcudia,
seigneur de Soto de Roma et de l'État d'Albala,
spagne de ire classe, regidor perpétuel de la ville
tatiago, chevalier de l'ordre de la Toison d'Or; grand-
de Tordre de Charles III: commandeur de la com-
maru Y'alencia, Ventora, Rivera et Accuchal dans
re de Saint-Jacques; chevalier grand-croix de la
:i; conseiller premier secrétaire
it et des Dépêches; secrétaire de la reine; surintendant
les postes et des chemins; protecteur de l'Aca-
royale des Arts et du cabinet d'Histoire naturelle,
laboratoire chimique et de l'observatoire
astronomique; gentilhomme de la chambre de la reine;
des armées royales, inspecteur et major
du corps royal des gardes du corps (i). » Charles IV admet
tent que, descendant des rois goths, le prince de
la Paix est son parent. Riche à près de cent millions, gar-
ssés chez lui jusqu'à 12 millions en or, il n'est
plus ni dignités ni richesses qu'il puisse envier. Quand il
litre de l'artillerie et du génie et amiralissimc,
a cupidité bien connue, mais les émoluments
qu'il ra pour ces nouvelles charges, si op
soient-ils, n'accroîtront pas sensiblement ses revenus.
Geoffroy de Gr*ndm«i«oo. L'Amba$$adt français* «* Etpagnt pendant la Révolution
C'est à ce moment que l'orage qui va menacer son commence à se former à VI
Le So juill. 'rois jours après l'arrivée
,1 de Napoléon qui y rapporte les lauriers d'I i uni. Il prince Masserano, ambassa d'Espagne à Paris, a envoyé à son gouvernement une l'avisant de la formation à Bayonne d'un camp : de 20000 hommes s, de concert
espagnoles, à obliger 11 Portugal à di l'Angleterre. En Kspagne, la nouvelle n'était pas mal
illie (i). Tant de fois troupes espagnoles et p ont collaboré dans les divers épisodes de la lutte contre l'Angleterre, que nul ne peut voir une me: M la
formation dll camp retranche. I tincu que
leon le considère comme un bon serviteur et un allie sûr. Le temps est loin où il tremblait lorsqu'Hermann avait eu la charge d'établir dans tous les esprits « qu'il était dur d'avoir une armée française au milieu pagne, parce que les passions basses d'un favori y a pourri le Gouvernement. » Et c'est tandis qu'il se croit maître absolu et sans conteste, que se groupe le petit n d'adversaires qui vont, d'ailleurs sans génie i grand
talent personnels, le faire tomber du pouvoir nouveaux conspirateurs, ce sont les amis intimes du pi des Asturies.
tiné des infants d'Espagne a alors vingt-lroi ne voit que par les yeux de son ancien précepteur, le navarrais Escoïqui; (2). Poète médiocre, prosateur à peine suffisant, homme d'ÉgUSl se croyant les talents d'un Richelieu ou d'un Alberoni, Escoïquiz est dévoré d'ambition. Un faux pas dans sa conduite politique renvoyer à Tolède comme archidiacre dU >:. Il s'est
repenti d'avoir voulu alors briser le crédit de Godoy et.
(1) Général Gomex de Arteche. Historia d» la guerre de la Independencia, I, 141-142.
(S) Modesto LafueuU. Uittoria de Eêpaha, XVI, 190.
l'escorial et aranjuez
sans abandonner ses trames secrètes, il s'est terré dans sa retraite, sûr qu'il possédait toute entière l'affection de Ferdinand n. Comme son maître, Ferdinand est épris des lettre une passion malheureuse, car le prince des
Asturies n'est qu'un écrivain balbutiant, mais, dans l'abêient de la vie de cour espagnole, il peut s'illusionner : valeur, alors qu'il est le seul des princes de la famille he se créer une occupation intellectuelle, ses sent-ils malheureux. Pendant l'hiver de 1806 à iinand a beaucoup travaillé en secret. Il a traduit romaines, de l'abbé de Vertot et, sa traduction, soumise au visa de l'abbé Melon censeur, aussitôt imprimée, il surprend ses parents de l'hommage de son iv livre. Marie- Louise frissonne à un titre aussi séditieux. Charles IV est choqué de l'initiative de son fils. L'édition, le seulement d'initiales, est mise en réserve, c Qu'il traduise le cours d'études de Condillac, écrit pour son oncle de Parme », conseille Charles IV. Ferdinand obéit, le roi est satisfait (2).
ii a poussé Ferdinand à obéir à son père, est
depuis longtemps en rapport avec deux grands seigneurs
^an Carlos et le duc de l'Infantado.
qu'Etcoïquiz avait délaissé son canonicat de S
gossi* wnir précepteur du prince des Asturies, l'un,
'S, a quitté les armées, où il a fait la cam-
ontre les armées de la République française,
remplir le rôle de gouverneur inand. Il n'a
rononcer contre Godoy. Aussi n*a-t-il à
n moment été atteint d'une disgrâce, tandis que le duc
Infantado, élevé en France, fils d'une mère allemande,
ide des sciences, protecteur dans ses
taines industries inconnues en Kspagne, n'a
son antipathie pour le prince de la 1
trois personnages forment le conseil secret avec lequel
inle d« Toreno. MiêiOVê du êouUvemtnt, I, 90. (S) Modetto UfutnU. Hiiiona de K$pana, XVI, 191.
no l'abdication de bayonne
Ferdinand communique presque quotidiennement (i). Depuis la mort de In —incesse nap
épousée, Ferdinand est nourri p 'ois amis
dans la pensée que la princesse des Asturies a été empoisonnée. Environ un an avant sa mort (20 mai 1806), le cabinet noir français ai une lettre de la jeune
princesse à sa mt -Carolin. pies,
a transmis L*avis au prince de la Paix. A 1 d'une maladie qui avait paru menacer les jours de Charles IV, la princesse écrivait que dans la demi-: qui suivrait la mort du roi. le prince de la Paix
v. « Ne serait-il pas possible, on à
parer la sottise que l'on B faite de laisser mettre une princesse de Naples en I phti-
sie, dont la princesse des Asturies portait en elle le ge: se chargea seule de supprimer la fille de Marie-Carolii
Ferdinand, tendrement attaché à la princesse Asturies, partagea une conviction alors courante en
ine et cette conviction, devenue pour lui un article de foi, fut un des principaux excitants qui permirent l'action aux adversaires du prince de la Paix qui l'entouraient (4).
A ce moment même, le favori songeait que l'héritier du trône ne pouvait plus longtemps demeurer veuf et progéniture. Malgré les réticences et les dénégations de 'li-moires, il songeait à lui faire épouser sa belle-soeur, la seconde fille de l'infant Luis et M"»» de VaUabriga. première nouvelle de ces projets. Ferdinand déclara qu'il ne consentirait jamais à se prêter à une union qu'il qua^ lifiait de déshonorante et il pria Escoiqtiiz de revenir de Tolède pour lui apporter ses conseil
mte de Toreno. Histoire du soulèvement, I. M et 98.
(2) Modesto Lafuente. Bhéùriû dé SêfmMm, WI, 100.
(3) Modesto Lafuente. Historia de F.spana, XVI, 160.
(4) Rosseuw-Saint-Hilaire. Histuire d'I-'.spagnc, Mil
(5) De Pradt. Mémoires historiques, 36.