‹ L'abdication de Bayonne; d'après les documents d'archives et les mémoiresChapitre 12 sur 25 · IIS · texte numérisé non relu

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A s tu ries avait écrit à Napoléon le n octobr suis

malheureux d'être obligé par les circonstance» à cacher comme un crime une action si juste mais telles sont les conséquences funestes de 1

dos meilleurs rois. Rempli de reepe celui auquel je dois le jour.

droit et le plu nais dire à V

Majesté Impériale, ce qu'elle connaît mieux que moi, que ces mêmes qualités si estimables. ne serves! d'instrument aux personnes artificieuses et n pour obscurcir la vérité aux yeux des souverains, quoique si analogue à des caractères, comme celui de mon pectable père. Si ces mêmes hommes qui, par malheur

tent Ici, lui laissaient connaître à fond celui Majesté Impériale, comme je le connais, avec quelle ardeur ne souhaiteraient-ils pas de serrer les nœuds qui d> unir nos deux maisons! Et quel moyen plus propre pour cet objet que de demander à Votre M riale,

l'honneur de m'allier à une personne de votre auguste famille? C'est le vœu unanime de tous les sujets de mon père. Ce sera aussi le sien, je n'en doute pas, malgré les efforts d'un petit nombre de malveillants. : qu'il

aura connu les intentions de Votre Majesté Impériale. C'est tout ce que mon cœur désire, mais ce n'est pas le compte de ces égoïstes perfides qui l'assiègent, et ils peuvent dans le premier moment le surprendre (i) ».

La lettre de Ferdinand rédigée, il restait à la faire parvenir à Napoléon. Le canal naturel de la transmi c'était Beaubarnais, ambassadeur de l'Empexeuren Espl Beauharnais, esprit médiocre, se savait peu considéré de Napoléon. Beau-père de Joséphine et tenant de la grandeur a laquelle un second ma: lit porte la

veuve de son cadet, il fut ravi d'une cil

(1) Moniteur, 5 févier 1810. Napoléon prétendit n avoir pacette lettre. Il y répondit, .pendant, le 16 avril alor* que 1 nand VII était snr la routa de Bayonne.

M4 DICATION DE 1U YONNE

lui permettait de se mettre en e. Sauf la

Lucie leune pour qu'on songeât à

la marier (i), il nui les membres de la dynastie

mue aucune princesse nubile du nom de & parte; Beauharnais se mit

enéà choisira mille de

>e du prince des Asturies en rélevant tout d1 rang de princesse. Il agi ainsi pour 1.

duchesse héréditaire de Bade. Certaines prin-

cesse des Asti; serait autre que M''"- d

I d'un peu moins de vingt ans, que dans des coi. sationsav [uiz, il avait présentée

la lin d'août, Beauharnais avait prétendu sonder M. de Champagny, ministi tran-

l « sur les projets d'un jeune pril . leux op-

primé » [3). Il était donc tout p: :i pas été

enec. :te voie par M. indre

la lettre du princi uries à son courrier diploma-

tique. Il tint, cependant, à s'assurer de l'authenticité de la pièce qu'il recevait et, dans l'impossibilit îe, il

fut convenu qu'à la première réception au p. rince

adresserait la parole à l'ambassadeur, en tirant : choir et en lui demandant s'il connaissait Naples. Ce programme exécuté, la lettre de Ferdinand avait pris la route

ris.

De ceci, on ne trouvait aucune trace dan saisis chez Ferdinand et que Godoy, peu désireux d'être mêlé à cette histoire avant que l

chacun fussent établies, laissait dépouiller y llero,

ministre de la justice. Les documents .; au

nombre de quatre. Il y avait, d'abord, m rsi

dicté au prince par Fseoiquiz et qui était un veritab'.

(1) Charlotte Bonaparte était < •■">. Napoléon pensa à l'épouser. (Frédéric Masson. Xapoteon et sa Fmmiût, IV, •'»-• Kl 1 • aussi indisciplinable que son père.

(2) Geoffroy de Gramlm... », 83.

(3) Geoffroy de Grandmaison. L'Espagne et .\upuleun, M

l'escorial et aranjuez ii5

quisitoirc contre Godoy. On y offrait à Charles IV la preu ions portées si, sous prétexte d'une partie

de chasse au Prado, ou à la Casa del Campo, il interrogeait hors la présence du favori et de la reine ind. Le roi devait juger lui-même sans e devant un tribunal. « Godoy arrêté, faut de toute ne » ;ue Votre ne permette de ne pas la quitter un seul instant, 1ère ne puisse lui parler seule à seul et ardeurs de sa colère se déchargent sur moi. »

deuxièov ient saisi émanait encore d'Es-

tiz. Il en résultait la preuve des hésitations par lesquels es conjurés. On étudiait l'hypothèse

\ de concert avec Il se jetterait à ses pieds et lui révé- .■ rimes du favori. < Le prince, observait prudemment ! quera que l'autorité des mo:

on donnait, d'ailleurs, aux parties en cause des noms supposés.

tait une feuille de papier sur

le chiffre de la correspondance secrète

es Asturies, employait avec

Caroline et qui avait été celui de la corres-

duc de l'Infantado, alors

ingeait par les soins du marquis d'Ayerbe et

du m île Joseph Manrtque.

ne document de la [oui

t dresse, indiquait que le p:

re présenter au roi son exposé par un

s examei ;. « Il y avait, disait-il, sept cas de peine de mort (2). • Le jour même, Charles IV, instruit peut

iesto LaTuente. Biêtoiiû dt Ispan.i, \V|, 19fc. (3) Mode.lo Lafu. rim de Ktpana, \V|, V)\-\*èh.

il'. i. ABDICATION Dl iAYOI

fidencet d'un certain noi

m : « Mi

^-il, dans le momont ou je ne nu que des moyens du ter .t la deetructi notre

ai comi:, leleecom]

delà ci-devant reine di N.

sa fille, je voit avec une horreur qui me fait frémir que

l'esprit d'intrigue le plus Korrible » pénétré ji tua le

sein de mon pelai Ilelas! mon oeur saigne en faisant le récit d'un si affreux. Mon fils aiiu\ l'heritu-:

ptif de mon trône, avait formé l'affreux projet de me :ut: il s'était porte jusqu'à IV tenter à'.

de sa mère! In attentat aussi affreux doit être puni a rigueur exemplaire des lois. La loi qui l'appelait à la suçon doit être révoquée ; un de ses frères sera plus d de le remplacer et dans mon cœur et sur le trône. Je suis dans ce moment à la recherche de ses complices pour approfondir ce plan et je ne veux pas perdre un seul instant pour instruire Votre Majesté Impériale et Royale en la priant de m'aider de ses lumières et de ses conseils » [3). Le lendemain 3o, le roi étant à la chasse, Ferdinand demanda à sa mère de l'entendre. Marie- Loi: cruellement ressenti le réquisitoire dressé contre elK Ferdinand. Elle refusa de l'écouter et lui envoya CabaUero. Au ministre, le prince déclara avoir agi à l'instigation de conseillers perfides. Il était très abattu, très troublé. Il parla de sa lettre à l'Empereur du 1 1 octobre. Il révéla qu'il avait signé un décret confiant le commandement troupes de la Nouvelles bastille, à la mort de son pètf

(1) Geoffroy de Grandmaison. L'Espagne et \ 107.

(2) Depuis octobre 1807, I. oui ait la scandaleuse conduite d'aM puissance vendue à l'A

terre », avait offert à Charles IV de s'entendre arec lui \<

te pays ce qu'il leur « onviendrait (Hevue historique, XII. '. 8 .'». Arti<l<>

d'Albert Sorel).

(3) De Pr très historiques, 31.

ORIAL ET ARANJfF.7.

duc de rinfantado; il dénonça Kscoïquiz. Il avoua qu'il était tn correspondance avec Beauharnais :

La nouvelle de ces aveux transmise à Godoy le troubla au plus haut point. Désormais, il ne pouvait plus se fier à onne pour • au clair une situation aussi difficile. Il n'était encore en on de la nouvelle de la signature du tr

.tai-

neblesu qui de-

lui promet-

Izquierdo, lui

sur.-r ans princi-

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