‹ L'abdication de Bayonne; d'après les documents d'archives et les mémoiresChapitre 13 sur 25 · POU · texte numérisé non relu

POU

donc signi-

le rôle joué

mbassa-

ais?

tmbassadeur

^béissait-il à

oléon? Il se

t que la

us l'affaire. Si cela était, il importait que l'uni, t de nouveau dans la famille r R face

ommun (2). Quoique malade, il accourut à l'Escorial le 3 novembre, et se rendit auprès de Kerdii

t trait gravé par Oortmaon.

(Bibliothèque Nationale. Estampes.)

(t) Modesto Lafnente. Hiiloria \\l. IM

MK. Je publierai dm m moia an*

de cette partie des M inédits en notre

ip la plus intéressante.

Il8 DICATION DE RAYONNE

it détenu, Il prince se jeta dans 868 bras en et lui d«

qu'il .**tre son ami « I

on où je suis ! — Je suis venu pour cela, mala. ut de fu- tri Altesse

protestant de son pour

qu'il avait si souvent y m ses

bras, pour lequel il donnerait mille vies s'il les avait, abord avec le prince. Il affirme dans ses Mémoires que ses larmes étaient m du prince également. C'est bien p .es grands ai: finissent par être dupes de leur propre jeu. « Mes parents sont-ils bien en éprit Ferdinand. J'ai nommé tout le monde. Pouvais-je donner une autre preuve de mon

tir? Toi aussi, je te prie de me... » Mais Godoy ne le laisse pas achever. Il n'est pas venu pour être autre chose que l'avocat rdtntnd. Le prince reprend ses

doléances. Caballero, qu'il a vu, l'a découragé, lui a dit qu'il était trop tard pour se repentir, qu'il n'y avait plus de place que pour l'expiation. Godoy le réconforte. Ils'or porter au roi ses suppliques, à défendre i lui. t Alors, dicte-moi, dit Ferdinand. — Fcrivez-vousmême, répond Godoy, les meilleures paroles sont t que ses sentiments inspireront à Votre Altesse u). » Alors Ferdinand écrit au roi : « Sire, mon papa, j'ai failli, manqué à Votre Majesté en sa qualité de roi et de père, mais je me repens et j'offre à Votre Majesté l'obéissance la plus humble. Je ne devais rien faire à l'insu de \

-té, mais ma religion a été surpris coupables et je demande à Votre Majesté qu'elle me pardonne de lui avoir menti l'autre nuit et qu'elle permette de baiser ses pieds royaux à son fils recoi il écrite Marie-Louise : « Maman, je suis bien repentant de l'énorme délit que j'ai commis contre mes parc; souverains et ainsi je demande avec la plus grande humilité

(1) Godoy. Mémorial, V, 1

SCORIAL ET ARANJ' I 10

à Vofc Telle daigne intercéder auprès de papa

pour qu'il permette d'aller baiser ses pieds royaux à son fils reconnaissant, i ». Les lettres qu'emporte Godoy ne sont : 'est Caballero qui les datera deux jours

plus tard (2) en même temps qu'il contresignera le décret de style extraordinaire, qui mettra le prince hors de cause

imera une junte criminelle pour instruire le pi

de ses complices. Les perquisitions faites chez les coi

lers de Ferdinand n'avaient presque rien donné qui pût

•ux. La faiblesse sans pareille de Ferdinand

les a livrés aux vengeances sous l'assurance assez vague

de leur liberté. Ln seul de ceux qui ont été en rapport avec

Ferdinand est laissé en dehors des poursuites, c'est

Beauharnais, protégé par l'immunité diplomatique et plus

r la terreur qu'inspire le nom de Napoléon.

Ce offet, qu'après avoir reçu le 4 l'assurance que

les c is secrètes de Fontainebleau avaient réglé le

Je la péninsule que Godoy a pris position par les

Ce traité de Fontainebleau rempli'

rêves de Godoy. Tandis que la reine douairière d'Ktrurie et

hangent leur royaume contre le nord du Portugal,

B qualifié du nom de royaume de Lusitanie et

sous la suzeraineté du roi d'F.spagne, les provinces

0 et le pays des Algarves deviennent une souve-

:r le prince de la Paix. Seule, la

igal entre le Tage et le Douro n'aura

tort réglé qu'à la paix générale. La France et l'Espagne

rtagent les colonies portugaises et Charles IV pre

désormais le titre d'empereur des Deux-Amériques. Il est

ne convention secrète est jointe au traité secret.

1 traversée de l'Espagne par 28000 hommes

es qui viennent, avec un nombre égal de

soldats espagnols, occuper Lisbonne. Un général en chef

nandera les troupes d ns et gouver-

reno. Butoir* du touUvtment. |, 30.

doy. M*mona$, V. 15V.

HO DE BAYO

nera jusqu'à la pa l central. Le camp f

de Bayonne serap nommai.

>nir des I pée et l'âme qm la dirige », marne ratification dû traite* le B novaml

nement rassuré jusqu'à ce qu'il ait reçu du princ serano, et surtout eut qui a toute sa t

turance qu'il n'y e-pensée

le cœur de Napoléon. A la letl . que

Godoy semble considérer comme une faute et une •

Napoléon repond le l3 novembre : « Je n'ai jamais

aucune lettre du prince des Astur; nt ni

indirectement, je n'ai jamais entendu parler de h.

qu'il est vrai de dire que j' Cette

insolente boutade, audacieux m poleon ne Use pas la correspondance de son ambassadeur,

ipportée à Charité IV par le comte de Tournoi miane, chambellan et officier d'ordonnance de l'Empereur, charge d'ailleurs d'observer en route l'opinion du pays, de s'informer, sans faire semblant de rien, de la situation de Pampelune et de Fontarabie et des armements de places que l'on pourrait faire (3); Tournon se croise, chemin faisant, avec une lettre de Heauharnais à Champagny. i Le prince de la Paix, écrit-il, est aussi inconséquent qu'il est indiscret. On se réjouit d'avance, dans la ma Iftlh Tudo chez laquelle Son Altesse passe toutes les soirées. Ses disent que Son Altesse sera récompensée des ser importants qu'elle a rendus... La conduite, qu'on a exercée

(1) G nt<- ratifiante histoire de l'emprunt f.iit | la maison Hope • nd et lui, a la fin de > rent 2 1 2 pour ion de pot de m

(2) Napoléon. Corre$pondance, XVI, 189.

(3) Malgré la rapidité de son voyage, TournonSimiane observa jn In ieusement l'Espagne. Il OOttnaifMll mi<-ut •jmp personne l'Ame espagnole et, rallié par l'état-major de Murât, il sa

de ■ ne prendre aucun parti définitif avant d'avoir vu l'Espagne de ■es propres yeux ». (Rosseaw-Saint-Uilair- l'Espagne, Wl

L ESCORIAI. FT 4FM

tiqé par Antonio furnicero. gnré par Juan Honrtti itSOJ).

vis-à-vis des détenus, a été aussi illégale qu'inconven

été saisis, les armoires enfoncées, sans

pendant la nuit, que le capteur. On n'a

M ce qu'une main inconnue a bien voulu y faire

place r\tado, l'honneur de to 'gne,

rmers jours dans un galetas sans

très. Des plaintes, des murmures, ont donné

le à Son Altesse. Le duc de l'Infantado «si

taa

desci- lu inonas' | une

an des n ueur du prin>

las grande fermeté et le plus grand talent II étonne tux qui l'interrogent. A la fin de dit : « Messieurs, écrivez tout Ci :t ce que je prouverai, ou je ne signe rien (i) » Les accusés se sentent soutenus par l'opinion pobU La dépêche de Beauharnais est exacte en tant ature

citation des esprits. Les incidents de 11 sem-

blent avoir tué ce qui restait de loyalisme monarchique dans le cœur des espagnols. Le mécontentement général se fait jour en toutes occasions. Quand le carrosse des souvent au milieu du silence ou des tndis que des vivats saluent la voiture du prince des Asturies sitôt quelle parait. Au / r Daim prescrit pour remercier le ciel, c'est en vain qu'on a invité la gran. Uers de Charles III. Quatre seulement d'entre eux ont pris place sur l'immense estrade et. parmi ces quatre, deux seulement sont Espagnols (a). Le procès des conspirateurs se prolonge jusqu'à la fin de janvier sans que nulle part, « par égard à ce que Sa Majesté Impériale et Ko signifier, » il soit question de l'intrigue de Beauhar L'accusateur Simon de Viégas a prononcé à la fin du cembre un réquisitoire, dans lequel il a osé parle: vertus de Marie- Louise « qui, nuit et jour, se dévot, bien de ses enfants et de ses vassaux ». Il y requu peine de mort contre Escoïquiz et l'Infantado, des peines extraordinaires contre le marquis d'Ayerbe, le comte d'Orgaz et les principaux serviteurs du prince des Asturies. Le soulèvement de l'opinion est tel que, tandis que certains des accusés refusent de désigner un défenset. qu'ils ne se sentent pas coupables, les avocats les plus de l'Espagne ont mis gratuitement leur talent au se de ceux qui veulent être défendus. Arquimosa, qui n'a

(1) Geoffroy de Grandmai»on. /. Eêpaçne «

(2) Geoffroy de Grandmaiion. L'E$pagne et Xapoléc

nCORIAL et aranjcez i»3

pas osé prendre en mains la cause d'Escoïquiz, est destitué par le chapitre de Tolède de ses fonctions d'avocat pensionné (i). L'affaire passionne l'opinion. Quand, au matin, les juges s'assemblent à

oriftl, l'un d'eux, Alvarez Caballero, n'est pas sur le siège. Une lettre de lui déclare à ses collègues que, tout mourant qu'il est, il demande à se faire transporter au lieu de leurs séances, pour émettre son vote. Tout d'une voix, les conseillers décident de se rendre chez le malade pour la suite de la procédure. Caballero, assis sur son lit, revêtu de sa toge et de ses insignes, demande à opiner le premier, ent, il remarque la présence de Simon de Yiégas, .sateur, et, la première opinion qu'il émet, c'est qu'après avoir donné ses conclusions, l'accusateur n'a plus ut d'assister aux délibérations d'un tribunal. Simon égas fait mine de ne pas entendre. Alors Andrès Las- : déclare que, si l'accusateur ne se retire pas, sa conce lui interdit de poursuivre la délibération. Simon de Viégas, très pâle, se retire après avoir fait à la junte une érence. Caballero reprend la parole. Son opinion pas un résumé de la cause, c'est une seconde défense des accusés. Il félicite les avocats de la fermeté qu'il

ians une situation aussi périlleuse et manifeste nion prévaloir parmi ses collègues.

ie demande la parole après Caballero. A l'unanimité, ces juges, que Godoy a choisis, déclarent qu'il n'y a pas i rendre une sentence, attendu que le dossier ne les pièces originales nécessaires à un B criminel; que le tribunal ne peut s'appuyer sur des es informes; que l'audition du prince des Asturies est qu'il ne peut être entendu que devant les • aume en séance publique; qu'enfin le Conseil de Castille n'a pas lî nom du dénonciatei.

sentence, les membres de la junte font connaître à Sa Majesté ic leur opinion qui est que, dans

• ffroy de GrandmnUon. L Espagne tt SapoUon, 119.

ii4

l'état actuel de la procédure, les détenus dot immédiatement mis en liberté, La rédaction des conclusions a duré toute la journée. C'est à la nuit, dans cette chambre de moribond transformée en pi quelques flambeau

iulu au chevel du lit, que les vingt et un m qui composent la junte, apposent leur signature sur le

rbal de la séance. Puis ils s'embrassent. |l qu'ils ont agi pour l'acquit de leur conscience et le bien du :time (il.

itent l'acte à Charles IV qui, d'abord, n. qu'un sujet de remerciements dans une décision qui met fin à un incident aussi gênant pour son t contraire, manifeste aigrement a ses propos

acerbes, les conseillers répondent par une mu. tation.

Le 27, l'opinion apprend avec stupeur que le roi. passant outre à l'absence du jugement, a porté de lui-même une condamnation. Tous les accusés sont privés de leurs grades et de leurs emplois. Escoiqi; Cordoue au monastère du Padron « pour y app bien vivre et bien mourir en chrétien ecclésiastique ». Le duc de l'Infantado est exilé à l.cija, le comte d Valence, le marquis d'.\ verbe en Aragon, le du Carlos à ûo lieues de la résidence royale, tous les autres accusés à 40 lieues de Madrid amis du

prince de la Paix rapportent que le président de la junte. Arias Mon. a dit à (iodoy qui lui reprochait ce qu'il appelait sa trahison : « Quand le principal accusé a obtenu la clémence royale, quand demain ou après-demain, il peut prendre le sceptre en mains, nous appartient- il de damner ceux qui ont été ses agents (3)? »

Le lendemain, ta nouvelle de la mort d llero

(1) Geoffroy de GrandmnU n 1.1 tpugnë

(2) Geoffroy de Grnndmaison. L'Kupagne et \<ipole<>-

..|..v. Mmmorim», v. 258.

ia6 l'abdication de bayonne

I signal d'une grande manifestation de 1 publique. Toutes les communautés du quartier qu'il h

nt le droit de lui ivndre les derniers devoirs. Le e Castille est mort pa e des

ortion* que preni ttifi funèbres, sa

famille s'inquiéta de la dépet; ira les nu

tdent qu'i lent pour leurs couvents l*noi

déployer aux funérailles du ; ^lise

I de pom] delà soci*

dans le cortège funèbre (i). Dans la foule, s'il en fa I à qui réclame la par la main du tout-puissant Napoléon, béni et attendu comme un libérateur.

« Le bruit, dit une correspondance de Madrid, pu

ir/uil de Parle, s'est répandu il y a quelques jours que Sa Majesté l'empereur des Français irait au printemps prochain passer la revue de son a: l. Ce

bruit, quoique sans fondement peut-être, a néanmoins produit la plus agréable sensation dans toute l'Espagne. Les Castillans se font une fête de voir narmi homme si extraordinaire dont la Renom tient

depuis si longtemps (2). » On dit que Napoléon 1 à renverser Godoy, que Ventrée des troupes françaises ne peut que s'interpréter d'une façon sinistre pour lui ( prince de Masserano, terrifie par la scène que lui a Napoléon le 11 novembre à propos des événement l'Escorial, a dans ses lettres à ses amis divulgué ses lions (4). Sa fille a aussi écrit a de jeunes amies et Godoy, qui craint pour lui-n. rnent

e de faire comprendre à Charles IV le danger qui menace la dynastie. Plusieurs fois il parle de démissionner.

(1) GeofFroy de Grandmaison. L' Espagne et Sapolmn. \\M.

(2) Journal de Paris, Ifl férrii-r 1808. La Correspondance, très bien faite, est en date du 1

(3) Archives nationales A H Y, 1609. Rapport de Carroyon êi

(4) Godoy :Umurtas, V, 227.

LESCORIAL ET ARANJ 127

Il aurait, dit-il, depuis longtemps prié le roi de consentir à sa retraite « s'il ne craignait pa: le faire mourir de

chagrin (i) ». l'n jour qu'ils sont tous deux à l' Escortai, dés à un balcon qui a vue sur la route de Madrid, le favoi ement mélancolique, s'est laissé aller à

exprimer ses inquiétudes. « Votre Majesté, a-t-il dit, en indiquant du geste les collines voisines, voit ces hauteurs si bleues, si gaies à cette heure, sous ce beau ciel d

is couvertes de soldats français, je eur train de campagne, l'éclat des fusils, couronne de Votre Majesté, cette couronne que les siècles ont faite glorieuse, ravie par l'aigle sanglant A ces masses de soldats dont je crains même les ne vois pas l'horizon si noir que tu le peins, nos jours, un attentat pareil n'est plus possible. Attendons, l'Empereur s'expliquera, il est impossible que de lui-même il n'explique pas ses intentions (a), » lance de Charles IV en Napoléon demeurait en . table. Pour apaiser sa conscience au sujet de mee qu'il avait faite avec son redoutable voisin, il 11 lui le restaurateur de Tordre, l'homme qui rouvert les églises, et qui, malgré ses brouilles avec 1 ses yeux le véritable soutien de la religion. ■r 1808, il pensa plaire à Napoléon en renouvelant personnellement la demande de la main d'une personne de vait faite à son insu Ferdinand. L'Empereur nd que « fort honoré de cette demande, il avait besoin de sa ut de l'accorder, si le prince des Asturies,

poursuivi comme criminel I rentré en grâce

ats, car personne ne voudrait s'allier à un fils deshonoré (3) ». En février, Charles IV supplie Napoléon de lui expliquer ses intentions à l'égard de l'Espagne.

r«. nationale». Al- IV, 1609. Rapport de Carroyo* de V*m

upoléoo. Correspond***; XVI. 161.

ia8

Alors Napoléon se plaint qu'on ne parle pins du

auquel il a COM€nti. I ont cela laisse dans l

des objets importants pour I e nos peuples

de votre amitié d'être éclairé sur mes doutes (i). » Dès lors,

Charles s, .1 à ses plaisirs habituel < -lie chasse

et les tr.tv tu- d'I trurie arrr.

et désol i

pour le royaume problcmatiqu- tinue

à demeurer insouciant. « L'indifférence du roi sur o dit une lettre interceptée pat le cabinet noii

Ute. Ce monarque n'est abeolo

ment occupé que de sa chasse (a) ». Si on l'en détourne le faire assister à des audiences diplomatiques qui M point prévues, il s'émeut, il soupire, se plaint qu'on le on attachement pour l ■t attachement demeure le même aussi bien après ipatiOD de Pampelune que celle de la citadelle de Barcelone et du fort de Monjuich.

Dans la nuit du i5 au 16 février, le général I)arma sur l'esplanade voisine de la citadelle de Pampelune,

fait venir chez lui cent grenadiers, les uns après les autres, avec leurs fusils et leurs cartouches pt heures

du matin, une corvée de 60 hommes va aux v :nme

de coutume. Mais elle est sous le commandement d'un officier de tète et de vigueur. Sous prétexte d'attendre le quartier-maitre, la corvée l'arrête partie sur le pont-levis de la citadelle, partie à l'avancée OÙ les soldat d'engager un combat de boules de neige. Il pleut. hommes entrent dans le corps de garde, comme poui mettre à couvert. A un signal donne, ils sautent BU] fusils qui sont au râtelier, désarment les sentinelU maltraitent à coups de crosse les i spagnols qui veulent défendre le corps de garde. A ce moment arrivent au pas

(1) Napoléon. Corretpondnnr , XVI. 445.

(S) Archives nationale*, Al I \ . l(

(S) Geoffroy de Grendnieiton. JVmpuU

rs embusqués dans | :\ du

• que la garnison espagnole songe a pre:

te annon :is»>ii de N

qu'obi mer dans la ville

nirer un bataillon elle où il ijointement ave< lettre

espagnoles. « « I on. dit il s.tns rit :re consi

dérée comme un nouveau lien d'amitié i). »

\ Barcelone, le général Duheeme a répandu ses troupes dans les faubourgs. Le lendemain, c'est un lundi de epagnole descendent en ville, i ntingenf italien, ■ ordonné une pe pied du chemin de ronde. Sous pi lution, il

monte jusqu'à la poterne et jette dans la citadellbatatllon entier. Le général espagnol, descendu au bruit dans la cour, est entouré et Lecchi refuse d'ouvrir les s aux soldats isolés qui veulent rentrer au quartier. A Montjuich, le colonel Alvarez a levé les cl. pont-levis. Duhesme, changeant d'attitude, prévient le capitaine général d'Espeleta que s'il n'obtient pas l'hospitalité il devra user de la force et on lui livre le fort. Napoléon commence à ^expliquer.

Le 20 février au soir. Murât a reçu du ministre de la guerre un pli lui annonçant sa nomination de lieut de l'Kmpercur en Kspagneet l'invitante partir dans la nuit même pour Bayonne. Le 7 mars au soir, il sort de ville et traverse la Bidassoa. « Mes troupes sont I : lieues de Madrid, écrit Napoléon le ; .m prince

ne, et il te prépai loy en a la rcé p.ir le

! d'Izquierdo de derrière la tête de Napoléon. Quand Izquierdo est

(1) Général Foy. UUtoirt de lu guérir tTEêpmgn*, III. H - Cai l.llan.-. Journal, I, 13.

(2) Napoléon. Correspond,, . <■, \\\

l'ESCORIAL ET ARANJ l3l

devenu trop pressant et que, maître de la rive gauche de

tpoléon a jugé le moment venu de prendre la

le, il a envoyé à Madrid Irquierdo, que des conversa -

eyrand ont suffisamment

: qu'il communique .1 la Cour d'Espagne

i que lui suggère l'avenir de sa patrie. Godoy, att-

essak itions. Mais quand il comprend que

nge en r une fois pour toutes,

m trône d'Espagne, le péril même lui donne

rivé à son but. Il a « effarouché ces : à la fuite que re ti la fuit-

.. qui le connaît bien, a prévue comme l'aboutistique. Un important conseil est tenu au ix de ■ chercher dans un autre s volupt< , r dans celui

•iseille à Chai i Le se réfugier en Amérique ute la famille

tnt, on prend les dispositions nécess pour marquis de la Solana, qui est

a division, reçoit Tordre de venir occuper igncs du (îuadarrama. On appelle de l'artillerie de s de cavalerie et d'infanterie sont échelle. On fait venir de Madrid a les du corps, les

.es espagnoles,

tous enta qui constituent la garnison habituelle de

[ue la capitale se trouvera dégarnie de

pes quand Murât, qui en approche, viendra s'y pré-

;r plus de sûreté n r une proclar:

pprend aux populations que les bruit '•■• la famille royale pour l'Amériqu-

:. sont dénués de tout fondement.

même jour, un nouveau conseil est convoqué. Le

r noirt$, III. 2'«»i.

ia PëminsitU, III. 110.

prince de» Asturies y est appelé par soi

le roi de .»r. On lui

offre soit dV ta dans leur n

nque, soit di ^agne à 1

avec If titre Je lieutenant général d

des Asturies fond en larmes, prend la loy et

l'embrasse plusicu f mt « Je vois

- mon ami ». Cependant, an dit aux garde* du corpi bui

e de la l'.tix eat un trattre; tl veut emmener mon : empechez-le ûm partir ;i). il, l'infant Antonio

est le seul qui I prononcé contre le départ. Depuis

le mois de février, il a pris parti pour son lUTVi entré en rapports a harnais de cjui il prend

et il a décide dans la que la Cour ne devait pas

s'embarquer. Il insiste auprès de Ferdinand, pour le de. à la résistance (a). Les confidents de Ferdinand sont unanimes à s*' prononcer contre le départ. On pourrait, prol'un d'eux, au moment où le de I erdinand

suivra ceux du roi et du ministre, l'arrêter, COUpél traits des mules et le [aire supplier par le peupla et par les soldat* de ne pas les abandonner. Mais aussr i onaidéré comme insuffisant. La perte seule du favori peut mettre un terme aux maux dont il est l'auteur. I conciliabules entre partisans de I erdinand et officier gardes on de à l'action.

I e comité de Montijo et ses paysai doy,

départ est pour ce soir et je ne veu

erdinand, pouaaé par son oncle Antonio (3). : autour du palais, bourdonne la foule qui, venue Madrid par la route poudi .

moindres symptômes de départ qui viennent démenti proclamation affichée. Le roi, cependant, croit tout calme.

fi Duc de Kovigo Mrm,>trei, 111,246.

Q .doy. Me m :'«0.

(3) Modesto Lufuente. Biêt

la prome- I la justice, sommé par Godoy de

t les oro pond : « Je n'ai d'ordl

lue du roi i] •». Cependant à midi Lharl

ioy qu'il est rassuré. « Je n'ai pas peur d'ici, mais epond le favori (2). Et l'après-midi,

p.ir un court billet, il ; - mouvements de troupe.

s conciliabules qui se tiennent.

Il sait qu'on a vu r^der autour du palais des palefreni r >

de l'infant tntonio et que des distributions d'argent ont

ms officiers des gardes. Cependant, il ne

loton d'infanterie qui veille à sa p

mt point encore .irrivés à \

-nr, il va seul au Pal li Ma rie- Louise, la

-ont là. Kn leur présta r ses visions. A dix heures et demi»

a, tout est calme (4). Il soupe : un ami. Peut-être a-t il la visite de J

\ minuit, la femme qui est che.

cier qui « rvice cher

et qui la raccompagne à sa voiture. Les confient la maison d- se sont rapprochés de t rentre au gite. L'un d'eux, voyant une femme r qui elle est. Truxol le ^mme tire un coup de jeu. Aussitôt, une sonnne l'alarme (5 . la foule accourt.

antdon \ntonio et du comte de Montijo : « M or!

favori nt de gardes

Histoire J' Espagne

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