‹ L'abdication de Bayonne; d'après les documents d'archives et les mémoiresChapitre 14 sur 25 · Comte d« Torrii · texte numérisé non relu

Comte d« Torrii

espagnoles qu'il comm

art jours, n'Inscrit de pent leur colonel. C'est un tumulte i L'hôtel du favor

us en éveil dèf le commencement . Il est monté tout en haut de son hôtel pour voir ce : rivait et s'est lait enfermer par dans une sort lit temps

:es dll pal. us. les veneurs de l'infant don Antonio, après avoir enfoncé les portes, se sont mis ir de

briser les meubles et de dev . D'autres

ont obligé le roi à paraître a une

pour entendre la demande qu'on lui fait de la tête du prince delà Paix, Daitl ce desordre, il semble qu'il y ait une

igné et une discipline. La croix, les cordons et les insignes des hautes dignités, auxquellc appelé successivement, sont respectés et remis aux mains

arles [V (a). La princesse de la Paix, qu'on n comme la première victime du favori, et sa fille, rencontrées sur l'escalier, sont traitées avec égard. La fouir telle à leur berline et la traine jusqu'au palais [3). Tandis qu'on met à sac la maison de Godoy, le roi se dév signer un décret qui retire au prince de la Paix ses honneurs et ses dignités. A la nouvelle de la revocation, une joie folle règne dans la foule. Beauharnais vient au Palais féliciter le prince des Asturies et l'assurer des sympathies de son auguste maitre et de l'appui de ses armées (4'. Charles IV se hâte d'écrire à Napoléon. « Il y avait longtemps, lui dit-il, que le prince de la Paix m'ad: instances reitérées pour obtenir mettre de la charge

de généralissime et amiral, .le me suis prél lui accordant la démission

(1) Modesto Lnfuente. Ilitt.ri* ,1e /'s/m , ,i . \\|

- (3) Comte de Torruu. Histoire >(u 90ulèMm

e-»ffroy de «irandmaUon. L'Eêfgné < >i, 144.

nCORIAL El ARANJ

urats oublier les services qu'il m'a rendus et notamment celui d'avoir coopéré à mes désirs constants de maintenir l'alliance et l'amitié intime qui m'unit à Votre Majesté nale et Royale, je conserverai à ce prince mon estime (i). »

Il n'y a que huit heures Je Madrid à Aranjuez : le décret

onnu dans la capitale. « Elle s'est livrée

à une joie immodérée, dit un correspondant du Jcur/uil Je

l\in^ qu'on y annonce depuis ce matin

seront reçus avec un enthousiasme frénétique (a). »

: tout-puissant. Lui seul dispose des troupes. Le roi fait appeler son fils qui consent à s'in- Pendant 36 heures, (iodoy est reste caché. Roulé dans une natte qui lui interdit tout mouvement, n'ayant même pas une cruche d'eau à sa disposition, il se décide s à sortir de sa cachette. Il tente de se réfugier chez la duchesse d'Ossuna. mais la porte qui fait communiquer leurs hôtels est fermée. Alors, vaincu par la fatigue et la faim, il se r la pitié. Entendant un

bruit de pas, il s'avance. « Pour Dieu, procurez-moi un d'eau. » L'arrivant est un garde wallonne qui le • son chemin. La foule s'amasse et wut déchu un mauvais parti. Quelque* gardes du ourent et l'entraînent jusqu'à leur caserne. Il y arrive, un sque arrache d'un coup de pien.

d'un coup de couteau. Us pieds broyés par

( ta Icnferme dans un A la

ente qu'il endure, Marie-Louise conjure

lui sauver la vie (3). Le prince des Asturics

que la foule commence à assiég.

. « J'.ii vu le prince.

iore Chemineau, t re, arriver comme

\ Womiirmr H.

2«J mars 1808.

n i de Art* bc //, Je la lndt-

ptmiemeia. I, 266-267.

un 1 1 iveur pour que :

eouttlâfl pas son tn linand p.

prisonnier. « : tous te

il, et de ti :àce. — 1' roi poui

N . » Tel I l hamement contre le |

set peupU, maigri" leur resp»- l'he-

e, ne se résignent à épargner leur victime que par la pTOl i jugé (3).

\ pi l I erdinand est il Je retour au PalaÛ

ries iv le l'ait demander. Au moment méi

tit le tumulte cause* par la découverte d< capitaines des gardes ont dit au marquis de ( laballero qu'il v .mrait le soir une nouvelle émeute.t Comment, d

le mini t autre cl

ce deuxième mouvement II me parait qu'il est dir le roi. Il faut l'empocher. — Le prince seul le peut, rvpon dent les officiers (\). > heures de l'après-midi,

ite -ronde devant le Palais. Il se tient de affreux. On demande des têtes et du san sont insulte^. mêlent a c rtble-

mente [5). Charles IV. brise par les émotions delà mat intimidé par un tumulte de soldats menaçants, remet . fils son abdication. « Comme mes infirmités habituelles, dit l ret royal, ne me permettent | -apporter plus

tempe le poids important du gouvernement de mon toin pour ma santé de jouir d'un

| vie la vi

(1) Tb. Ghemineau. Mémoire* publiés par De Beaucbarnp ^ lai Bl Hûtoir* d'Eêpmgmé Mil

Journal de Paria, 31 mars 1808. Le* lettres d«« Maillé

'i vu de ma fenêtre, n fraad uni'-

rai blessé ni OBJ]

corps qui le tenaient au collet ». Le churgé d'affaire* des renseignements à peu près identiques. Ai

(4) Mellert • UoraoU . Mémoir* êur la Bévolutiom fi

(5) Journal de Parte, !l mars 1808.

l'abi de bayo

la plus mûre déUbéttttfoll quer la couronne en

faveur de mon fils bien-aimé le prince des Asturies ques heures plus tard, Charles IV, reo

tmatique, s'approche & ire de Strogonoff, am-

bassadeur de Russie et lui dit : « De ma vie je n'a. aucune action avec plus de plaisir i) ». Le lender Charl crira à Napoléon : « Ma santé se trouvant

chaque jour plus délabrée, j'ai cru nécessaire pour la rétablir d'aller chercher un climat plus doux que celui-ci en me retirant des affaires de mon royaume In c quence j*ai jugé convenable pour le bonheur de mes peu d'abdiquer en faveur de mon fils bien-aimé le prince des Asturies (3). »

Ferdinand appelle immédiatement au Conseil d Escoïquiz. Le duc de Tlnfantado est fait colonel gardes espagnoles et président du Conseil de Castille; San s. majordome major du palais. Les proscrits du temps de la faveur de Godoy sont rappelés dexil péle-mél Ton annonce que l'on va revoir Urquijo, Cabarrus, Jovellanos et Florida Klanca (4). Ferdinand a confié le min: de la guerre au général O'Farril, récemment revenu d'Italie où il commandait la division d'Ktrurte, les finaiu Azanza, la justice au vieux Piiïuelo, la marine a Gil y Lemus, l'intérieur à Cevallos, parent du prince de la I « qui a prouvé la noblesse et la fidélité dfl cœur (?). »

L'un des premiers soins du nouveau ministère est de provoquerai' n des biens y (6).

C'est le prélude du procès que le nouveau r pose

de faire commencer et peut-être Viegas retourner

(1) De Pradt. Mémoires Uittorique$, 53.

(2) Comte de Toreno. Ilittoire du »oule\ement, I

(3) Moniteur. <iu g f.wi.-r \%\

(k) Modeeto Lafuente. Hittoria de tSêpmim, \\|. |

(5) Général Gome/ lliaturia de la guena de Indepcn

(6) Modeato Lafu.-i.tr. ffjfa .,,„,,.■. \V 1,232.

>COR!AL Kl ARASJ

foudres d'éloquence du procès de VEscorial contre le • on annonce qu'il vient de rétracter son réquisitoire de décembre (i). Le 19 au soir, on a fait une tent pour emmener Godoy a (irenade. Quand le carrosse d Cour est arrivé devant la caserne, le peuple l'a dételé et a la voiture (2).

id, la nouvelle de l'abdication de Charles IV, conn rée, a été célébrée par le sac de l'hôtel de

rautéque (iodoy habitait d'ordinaire (3). Comme les êmeutiers ont trouvé chez lui les lettres que le célèbre v

l AU Bey lui adressait du Maroc, le bruit

aussitôt répandu que le favori vendait l'Espagne au

sultan 4 . I. 'hôtel de l'Amirauté est pillé, les meubles jetés

I aux flammes. Puis, distribués en

bandes, renforcés de groupes qui arrivent de tous

de torches enflammées, les êmeutiers vont

les maisons qu'habitent la mère du prince de la

marquis de Hranciforte, son beau-frère,

les de plusieurs personnes qu'on connaît pour lui être

lévouées |3). « Leurs visages pâles de colère, éclai-

1 flamme résineuse des torches, ressortaient au

comme les figures du cinquième

1 de l'enfer du Dante. Des femmes se mêlaient par

<• horrible bande. Mais quelles femmes, grand

B figures basanées, aux traits durs, des yeux hors

ils épais et de longues mèches

iix noirs, rampant sur leurs cous et sur leurs

tant de serpents. C'était hideux à \

hurlait en brandissant des torches (6). »

Historia de Espana.

(5) RotMtiw-Saint-Hilaire. Histoire d'Espagne, XIII. 417. (9) Comte de Torrn». Iliitoire du soulèvement, I, 84.

(%) Modecto Lafuente. Historia de I spana, XVI, 329.

(6) Comte de l du soulèvement. I, Hi. — Général

l'a de lu guerra de Independeneia, I. M9. oaliiie M*-

An milUu de tmultueuses, il ne

immi un ordre il

D'ailleurs ameutée, conserve le : la loi el

qu'on pronom ( imma le peuple allai!

trer chez un uni du prince de la Paix, un arrête

mutina « <>u allez-vous? — Tuer un coquin. — «mi crimes. — N'y tribunaux — Kn ce cas, pourquoi vit il enc< re

I out l«" inonde le sait. - lanl la 1>m n'a ;

— Non. — Kn ce cas, je me arrête

ai je vaia le traduire devant les tribunaux (i). » La foule

paa pilfc dans les carrefours, on alluma

raimunique de Madrid dans loute l'I s] «.haute la Te Deum. I à on pend le bu et on jette ses portraits à la voû tlamanque

dsanta et K-s professeurs de l'Universil I dans

une joyeuse farandole. A San Lucar de Barramed détruit le jardin botanique d'acclimatation qu'acr

EUX, On brise ses bateaux de sauve: Son nom

est partout en horreur. Cependant, ie 23 ma: le inarqui tteler et les gardes du corp

1ère au château de Yillavicios.t Au moment des événements d'AranjUeZ, l'armer fran.

approche lentement de Madrid, partout accueillie an libératrice. ■ Comme nous étions alors

venus tout trer et soutenir cette revoh.

On d. .odoy; Ferdinand était aime de tout l

Il n'en fallait pas davantage pour non

1; Jomrn*ld4 l'<irt<, 13 u\nl 1808.

. fflêtoirê dêlm jmsrri *i*§mU, Il

(3) Modesto Lafuente. ffiêtorù d% Eêpmmm, Wl

(4) Me moire $ d'un apothicaire, 20.

-RUI. I I ARWJI-EZ

Ml

>, Mttiat fait un beau rêva,

nomination de lieutenant de l'Empereur l'a surpris sans quai Iruction politique précise et limite ses ins-

il i et t-'ini>- Kifa

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i //(/-os qui est une bétet — le mot i

lerer i propres suppositions ou à celles que lui ambitieuse Caroline.

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avenir du patte de i

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