‹ L'abdication de Bayonne; d'après les documents d'archives et les mémoiresChapitre 2 sur 25 · UNE COUR QT : S'AMUSE II · texte numérisé non relu

UNE COUR QT : S'AMUSE II

Mari grimace qu'il fit, éclata de rire. Furieux,

Char ur la gorge et la prixu

fut cruellement brûlée. Charles III indigné mit son fils aux trie- Louise s'employa à calmer la colère du roi et tint la liberté du prince. Dès tors, il prit sa femme en amit Uier qu'elle était peu jolie (i).

du philosophe Condillac produisit un assez

ant effet à la Cour du roi d'Espagne. Les princesses

des Asturies et les reines d'Espagne avaient toujours été

réputées pour leurs bonnes mœurs. Elles vivaient un peu à

la manière des matrones romaines. Confinées dans leurs

Lrtements, livrées au joug de l'étiquette et de leurs

\7S, elles ne fréquentaient que les églises et les

naissaient en public que dan es de gala et dans les baise -mains solennels. Seule, la fille de Philippe, régent de France, mise

, avait fait exception. La com-

arera mayor, avait dû un jour

le souverain que la reine, qu'elle était chargée de

■rrompu plusieurs de ses caméristes. Il

lui fut dif) cpliquer, de façon à se faire comprendre,

à un rot jeune et innocent, de quoi il s'agissait, nuand il

er la reine. I : t 14 ans.

gna que huit mois et fut renvoyée en France mort nari (2).

vlucation « philosophique » de Marie- Loui laiss i et sans principes (3). Certes, c'était une prin-

cesse qualités plus brillantes et plus primesaut

nt la plupart des reines qui l'avai sur le trône. Les étrangers lui attribuaient un caractère

(1) Vie politique de Marie-Louise de Parme, reine d'Kspagne. p. 27. .-•• est de Chantreau qui le publia en 1793. Kit l'an IV, Manp ««aire espagnol rechercher cet ouvrage

uvonne et le menacer d'un procès.

lllstorta de Car In, IV, II, 46.

«pendant superstitieuse. Lucien Bonaparte, <\ •me, ne rapporte-il pas qu'au moindre coup de tonnerre on la voyait M couvrir de reliques et de chapelet*.

ta RAYONKB

sympath. fable. « Kn commun avec les femmes de

M un dij mglais, Marris, qui fut

esbury, elle a le désir de ; qu'alla pousse jusqu'à la coquetterie où elle excelle » i Bourgoing célébrait sa ; ace, son esprit, ses

;. e grâce | 1 1 1 . à

mém> .on qu'elle affichait de

pagnole, elle s'était à plusieurs :

du roi. « Grâce à rit inquiet, rappelait plus tard

ibassadeur russe, elle poussa de t

s son mari à se jeter d I). Leprino

ne cessait alors de favoriser ; sition Ar.mda et le parti aragonais

les Espagnols comme un pur nationaliste, adve: né de TinfUien lise et de l'esprit philosopha

:• une contradiction qui n'a rien de surprenant, mêmeque ouise poussait son mari dai ition

àlapolttiquedu « Pacte de famille», elle avait, disait Marris.

SUT profondément français. Le prince au contraire, tout Bourbon qu'il était, détestait le caractère franc;: quoiqu'il comprît la langue maternelle de son grand : il se refusait à s'en servir. C'était là une des anon. habituelles du caractère de Marie-Louise. EU cupait jamais d'être d'accord avec elle-même pourvu qu'elle put sacrifier à ses fanta à la vanité sans

bornes que peut se permettre une personne qui s'attend à être un jour reine d'Espagne. Elle était capricieu jouait à merveille des feintes maladies. Madrid lui offrant plus de liberté, elle résistait chaque fois qu 'il it de

s'en éloigner. Or, Charles III, ami de la règle et de l'uniformité, avait fixé une fois pour toutes, au début

(1) Harrii. Diarieê and Correspondu

(i) Archives des Affaires étrangère» : Ktpagn té par

Desdevizesdu Désert. L'Espagn

(3) Dépêche de Zinoview \Hrvue hi$t- fartai III

mécontenté le parti nationaliste espagnol par ses réformes qui, de l'ordre poli rostume.

COUR Qi REINE QUI S'AMUSE l3

yages de la Cour. Le 5 janvier, il

quitta s'installait au Prado jusqu'au dimanche

rs, il retournait à Madrid jusqu'à Pâques,

rt pour Aranjuez. Là, il séjournait jusqu'au

21 juillet, se rendait alors à la Granja où il demeurait

jusqr. rès un séjour à l'Escorial jusqu'au

bre, il rentrait à Madrid (i>. Marie-Louise ne

I plier à des règles aussi monotones. Sitôt qu'il

dallera la résidence d'été à Saint- Ildefonse, elle

tombait dans de violents accès qui l'empêchaient de sup-

r la voit'., la maladie disparaissait dès que le

ait donné ordre de transporter la malade sur une

litière.

irie-Louise aimait-elle le séjour de Madrid ?

aitant le monde officiel espagnol était grave et

maussade, autant le peuple aimait la joie, les plaisirs

mts, les fêtes tumultueuses. Vainement, Charles 1 1 1

ie|ei. Iles de s'habiller en reines de mai.

■ment il interdisait les bals masqués de la /; hua n passait outre donnant

id ni jugea ni sergents qui pussent supprimer nfetti du carnaval, les (eux cl s pétards, les

uses astu; u lesjoku aragonaises (a),

côté du Madrid officiel, endormi, ennuyeux et ennuyant, un Madrid qu sait, qui fes- \. qui était le royaume des majoa et des majas (3).

sse des Asturies s'en allant le soir à travers le n quête d'aventures, de com

ivec deux jeunes et compromettantes dames de sa

- du Déaert. LF.ipagnt de I lîegime, 1,1

/et du Désert. 1/ r'tpagne de l'Ancien Régime, I, 185. • ••• le* voyageur» du l ma/o était uni «ortc

bat étage | v«»t«.

Ir allons, «apc sombre ou rouge.

I alogan.

17 avril 1897, article de M. Louit Labat. i< NI

14 i ai

esse, qui *

ner dans

racon anter les maris ti

fils, lui dit un III, vous êtes m xposé

a contre l< répondit I ce désarmait'

m est incapable de s'oublier ainsi » (i). D que Bout; sant toi-

son intérieur et ne goûtant guère d'autres pla de la . et de la musique, gfi

tort légères. « Elle a conqui telle

influence sur l'esprit du prince, écrivait II que présentement elle le i toutes

tpt, fait ce qui lui plaît, ("est elle q partie et Lancastre est ori au D

autant que celui du prince. Il e.

cause san .ce lui. sans |

: partie. Si elle pond, elle poui jouer un grand rôle dans i ouches (2). »

Le prince des Asturu même diploi:

un homme corpulent, bien portant, avec un or et

une intelligence claire, mais n négligée

!i d'amusements puéril ur ni

atelligence ne ser honneur

des a|iai: .ie du roi Charles 111.

des Asturies cherchait à se consoler en jouant du \ une heure par jour, d'ailleurs plutôt par habitude que par goût réel pour la musique. Il p.:

chassait tous les jours, apportant dans une

adresse, une force, qui, si elles eussent été unies à la g

'élégance, eussent fait de lui un homme h dans les sports virils. I

(1) Vie politique de M § de l'ara,

(2) Ilarri». Diarict and Correspondance, I

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