DE RAYONNE
Bien que la chose paraisse difficile a aucune idée des désordres duitc scandaleuse était notoire, sa bonhom d'en rien SOUp
scrupuleusement fidèle a . n'ayant
mement cha kt de penser mal d'autrui m). I .a prin Asturies profita de ces sentiments de son mari pour '
;ue entièrement le masque. Luis Godoy, bit nomme exempt d-
maltri forma rapidement en un él<
Il prit de l'aplomb et l'on ne tarda pas à lui t: l'esprit. Comme to
il avait de l'a- propos et une verve un peu popul ton. C'était une note nouvelle dans les milieux BfO/j de Madrid; on la goûta et il fut bientôt rechei
^ les sociétés. Dans un de ces cordes, il fît d'une jeune fille qui le charma et le bruit courut bientôt de leur prochain mariage. La nouvelle en arriva aux oreilles de la princesse qui, furieuse, le fit
vec le grade de capitaine d'un régiment de milice (2). Klle se consola dans les bras de Manuel (iodoy. frère de son favori, qui était entre par sa protection aux garde
I et qui avait, avec plus de jeunesse, les mêmes qua-
physiques.
auel Godoy n'ignorait rien, ni de la bonne fortin. de la disgrâce de son frère, il résista d'abord aux appels de la princesse, et ce fut elle qui fut contrainte toutes les avances. Manuel qui n'avait qr
un ans, déploya, d'ailleurs, dans les premiers temps 1 faveur, un lad et une habileté que lui avail menfl
(1) G^offi \mhassatlr française en F.apagne
pendant lu Révoluiiom, \>. l'.'T - Lui
| - • ■' • 1 probité catti «
frSOZ, rnnfiant, trop confiant, parer <|ii il ju. ui-m'-i
(î) Vie politique ,lr Fxpagne, p. 80.
enseigné* la rapide carrière de son frère. Sa douceur le faisa i tgner
l'affection du m à qui son cai
et ses allures brutales do nasse a\
isdansle lt. Il se soumil
sans rési tice dont
:rer nuit ot jour la jalousie de la princesse (i). Il n'y
tbileté
. après avoir évoque d'un ton dédaigneux le •nir de son prédécesseur, le duc d< ministre d ruent : [u'on ne vous
appel rviteur àt
loy savait écouter, avec uni' tion resp les propos les plus lourds d.
Blanca.
De la sorte, en dépit des deux prêtres que la prin^ des Asturies payait pour l'espionner, en dépit de la r de Charles III et de son ministre. :néme
avec ce dernier, qui savait bien qu rdue
de vouloir empêcher Marie- Louise d'avoir Godoy sut prolonger l'aurore de sa faveur ji mort
de Charles III. Charles IV, loin de soupçonner l'inti . paraissait à toute heure la favoriser. Son indolence s'acc modait du rôle d'un favori qui savait aussi bien amu» femme. Sachant le goût de la reine pour la guit vent.
quand il sortait de chez elle, il envoyait chei Godoy, pour qu'il vînt en jouer et la distrair.
li rie- Louise n'avait rien modifié à s> v< Jusqu'à ce jour, écrit Zinoview dans unir, elle ne s'est occupée que de pures cherche seulement à obtenir qu'on se tournai s ses
caprices et qu'on ne contrarie pas ses pal quoi elle ne néglige rien pour son mari et son pouvoir sur lui. Cette tâche est d
(1) Vie politique d* Marie- LouUe de Parme.