‹ L'abdication de Bayonne; d'après les documents d'archives et les mémoiresChapitre 8 sur 25 · PARTOUT · texte numérisé non relu

PARTOUT

me grande envie, disait- il, d uiger

avec l'u.\. pourvu que ma sécurité soit assurée. »

umant la sit; tion. I à

lin : « I rein*

rent à I prix la paix pour disposer à leur gré de l'argent public (i). » Cependant, penle pro< VI, Charles IV qui demain du 10 août,

Llle royale, f.

à la disposition iz les sommes que lui- ci juge

our gagner des v à la Couves

I (2). Oc.t se laissa berner

vntionnel Chabot qui lui escroqua, dit-on, 1800000 1 et ne livra rien en échange mt ce temps

I conoce.

{Personne mt tt cou

yC a prie ho s dt f,oya.i

j< hiektê Spantcns zur / Htvolul

.•di [Mémoirêâ hi$t,, <). '«• éralu» è

rim dt CmrloiH il.

6a L'ABDICATION DB BAY"

négociations autrement sérieuses, qui étaient suivies par Talon avec Danton, échouaient faute de numéraire suffi

\ Madrid, où Calonne étar mbre,

demandant des subsides et un asile pour les princes, la mort de Louis XVI produisit une très vive énu ducs d'Havre et de-La Vauguyon, le comte de Calonne y brer un service funèbre pour le repos de l'âme de leur maître. I es églises étaient pleines d. cillis.

On lut en chaire le testament du roi. Toute la noblesse prit le deuil et, dans les théâtres et aux promenades, le peuple poursuivit de ses huées ceux qui portaient les modes françaises (i). Godoy, à qui Bourgoing demandait audience, l'invita à s'abstenir, et te 19 février « le ci-devant ministre de Sa M très chrétienne », recevait ses

passeports et quittait Madrid. « J'avais eu la faiblesse de désirer franchement rester en paix ave. ce, disait

Charles IV, mais je vois bien qu'il n'y a pas moyen de traiter avec un pareil gouvernement. » Kn I rance, on •' bercé d'illusions semblables. « J'imagine, écrivait Lacuée à Bourgoing, que la Cour d'Espagne aura change d'opinion les événements du 20. Mais est-ce. que la nation espagnole aura assez peu son véritable in pour

vouloir nous faire la guerre, parce que noui aurons bien ou mal jugé un homme qui nous trompait, qui avait violé tous ses serments et qui nous aurait fait tous égorge : en avait été le maître. VA que diable cela fait-il à un Andalou, à un Aragonais? Qu'importe à un Castillan ou habitant de la Manche que nous ayons un roi ou que nous n'en ayons pas ? Que nous ayons fait tomber sa tête sous le glaive de la loi ou que nous l'ayons tenu renfermé dans nos châteaux: (a) » Au début de mars, la réaction i:

(1) Geoffroy de Grand maison. L'Ambassade française en Espagne

"i, 79. — Le 23 février, le correspondu!

<ur ù Madrid lui raconte les avanies faites à la Polonia,n< I

et à la duchesse de Penafiel <\n'\ portaient des bonnets de la Lil

(2) Archives de la guerre. Lettre de Lacuée à Bourgoing du M vier 1793.

ARTOUT 63

:isit. A la séance du 7, Barère prend la parole avec véhémence. « Il faut, s'écrie-t-il en son éloquence boursouflée, que les Bourbons disparaissent d'un trône qu'ils on: avec les bras et les trésors de nos

et que le plus beau climat, le peuple le plus magnanime de II reçoive la liberté qui semble faite pour lui. »

cntion décrète la guerre. La parole était au n (1).

. le peuple n'a jamais aimé les Français, les guaX ne il les appelle. Tous les écrivains

du xvni- siècle on: Ko du sentiment populaire. « En

rentrant .tu pays, dit le soldat Lobo dans un de

■s, deux habillés de soie me souhaitèrent la bienvenue et mon habitude des Français me fit entendre leur xi Butron, lui. prétend que la France dit 1 et tantôt non et que son esprit ressemble toujours à un grelot (2). I) ournaux de 1793 à 1794, on trouve la ttion active de ces sentiments : noblesse, nés, religieuses, ma. marins, cultivateurs, jusqu'aux indigents et aux ■nt pour les frais de la guerre (3). Les des troupes. Les mendiants versent les cuarleillis en psalmodiant sur les ponts de de saint François t'engagent pour rée des h quitte à regagner ensuite leurs celés contreban.. tenus dans la citadelle de la plume du frère gardien des capucins i < avec leur pays

fendre. M ir ne

de 1 793 a bien vite épuisé les faibles

(1) fi ibattade française en Espagne

pagne de t Ancien Régime, III, M».

I gè et de l : nba$$ade française en Et pagne pendant la

invention n'emploie pas seulement li i*ilc Inondl l'Espagne de missionn iaa (i).

UIM

ouvra dans l'enthousiasme d ]

ment m produit qui, dos villes, gagne Ici campagne i il n un boutiquier, écrit au mois de juin

ii ne témoigna lente-

ment L'opinion publique devient une force dont la police eut plus venir .1 bout et que des vie! des tran-

quilliseront (.*). »

Les victoires ne viennent pas. I la rançon de la mortdu comte de La Union. Le sol . gnol est envahi. On s'en prend a Godoy des d ubies.

tnonymes le menacent de mort.

Sandoi- kollin, s'il ne se retire immédiatement. \ Madrid, amisoles a la guillotine, des rubans d'un POI

tes révolutionnaires deviennent a la mode même dans les classes élevées 14 . Des juillet 1794, Godoy est iragé. « Les Français, dit-il, sont vainqueurs sur terre et sur mer. Ils prendront Turin, Gênes, Rome, Napl même Malte. Ils conquerront une grande partie de l'Allemagne et de l'Espagne. Ils ne trouveront peu: même d'obstacles en Afrique et en Amérique (3). » Ci

1 Cette ■ petite m." bina >l espion •" le mol de Lebrun,

lèi ii"\ embrt imbas-

sade française en Espagne pendant lu Révolution, 82. — ^ Département des Affaires étrangères pendant lu Révolution.

(2) Ce «ont Lee oomitée réTolutionnairei <1<* I gnan irai 1*' diril l'Ame. Le P. Delhi-, 1, dane mi arUclei de» Etudes religieuses, fournit

de nombreux renseignements sui I» m i&mll

I «lesquels figurait ton ^i.iml p.

^paniens tl schen

Reiu/t.'

('») Trntcbewsky. L'Espagne pendant la Révolution française.

Ilaumgarten. Gesc/u . «* mm /fit ,it .schen

Révolution.

nriêt n .

.. tMu»«»« du Prado, a Madrid.

66 MAVONNE

dant. tnbre 1794» il rejette tes ouvertures qui 1

ise le : agne, à l'alliance

mttlioni de piastres (1). i

avoue regretter e c'est les caisses de l'Etat. • Le gouvernement, écrit

Sandoi dans une de ses dépêches, n'a aucune ressv pour la guerre, pas d'argent, pas de 1 sont de plus en plus Improdti canes gens se

marient en foule pour 1 cription. Les nouveaux

impôts indire ^portent rien pat ! consom-

mation baisse sensiblement {2). » 1 .dors, songe à

ix. Il sonde Stndoz pour connaître les di

- de la Prusse. Dans un conseil qui est tenu cl

1 mars i7<)5, on aborde nettement 1 ,^n de

\. La condition essentielle, condition si/ic qua ce sera la sûreté personnelle et la di future de

Louis XVII et de sa sœur qu'il faut assu ases,

tout le Conseil manifeste chaudement son adhésion. Le roi seul proteste. « Cesser la guerre tion, c'est abjurer sa dignité, son rang, s Marie-Louise va au-devant des scrupules relt- Charles IV. Fort habilement, fort vivement, elle lui i sente les dévastations et les pillages d'égl par les Français, l'expulsion des prêtres et des moine lieux occupés par l'ennemi. 1

le clergé de taxes extraordinaires, et enfin elle conclut en disant que la religion a besoin de la ps les hommes. Ces paroles tranquillisent le rot. Il n'ei.

des ces questions. L'essentiel pour lui, les intérêts de l'Église n'aient point à souffrir. (Jodo% la discussion par un résume sentencieux. Il s'étend lon-

(1) Baumjs'art«n. Geichicht* Spaniens zut /rit <icr fi Hevolution.

(2) Buuingurton. Ge$chi< ni ,/Y / ,.

guement sur les maux de la guerre qui lui ont causé tant

lare que les quatre ministres sont una-

à soûl. : \ Les ministres donnent leur

assen une hâte comique (i) et immédiatement

du Conseil, Don Domingo de Iriarte,

rupotentiaire en Pologne, diplomate très

ont pou: avec plein pouvoir de

se Barthélémy et, si possible, avec le concours

usse (2).

A ! négociations ne vont pas sans difficultés. Les

noncées en novembre précédent par le Gou-

pagnol, de constituer un royaume dans le

en faveur de Louis XVII, seront inad-

x du Comité de Salut Public (3). Il est

a Iriarte d'obtenir la remise des enfants de

la paix générale (4). Les Espagnols jugent,

nipotentiaires français insolents et leurs

y subit des fluctuations d'opinion

tt les nouvelles qui lui sont arrivées les dernières (5).

ue le duc se sente rassuré, écrit Sand,

; pour peu qu'il soit inquiet, il vei.

.'un coup

* Soudain, un événement, dont on ne

d bruit ut, d'une façon aussi

tble à la paix, le problème en discussion.

1 prisonnier du Temple expire le g juin. Des lors, il

^panien» xur Zeit der fran:o$in hen i-amien* tur Zeit der franzôtuckem

«vient. « La reine veut la paii,

veut rien I . <doy,

a imagine qu on peut faire te pais et la

• vnt» et attend, je ne »aia dèci-

1 ichtcht* Spaniem tur Zeit der frmmz&euckem

'.S i.'amim. mon i-i

n'y a plu» à sauvegarder qui rése-

Charlotte et sitôt que la Convention a a la

faveur de journaux, qu

pi rem n conventionnels Influants, m une

campagne pour U l'uni jeune il ni U

seul erioii est d'être néi d'une

qui trouvait au début de juin qu'il valait mieux attendri les nents. prend sa décision. Le <» juilh une

nouvelle défaite du général Castelfranco, il Iriart li les jours la paix est plus nécessaire. Il n'y

a pas d'espoir qui lis choses se rétablissent... Je crains d'une part li ces des I

excessives, et de l'autre, je ne trouve d'au: :\ de

salut que la condescendance de Votr urie. Ni

gnil point la dureté des propositions : d

inuniquez-les moi en songeant qu'elles ne pourront jamais être si mauvaises qui le pourraient les effets d'un retard dans la négociation i s, on

n'est pas moins pressa. Le jour même ou le Com.' Salut Public annonçait a Barthélémy li nfant

du Temple, il lui transmettait la ratification des Conventions du 17 mai avec Hardenberg (3). Le 16 juin, il écrivait : « Le Comité vous invite à lui dépêcher un courrier pour l'instruire sans délai du résultat de votre conférence M. Iriarte aussitôt qu'il aura reçu le courrier qu"il attend dT'.spagne » (4). Ainsi souhaitée par les deux ad

LÎX devait être proche. (Quelques jours plus tard, le traité de Bâli était signé. 1 Tout est tranquille, écrivait Bonaparte à son frère Joseph le 3o juillet 1 paix

conclue avec l'Espagne nous a combles de joie. Les fonds publics montent, les assignats augmentent. »

(1) Journal de l'eriet «lu 2s piiinal .m. III

25 pniiii.i] mi lll i Poarqooi menai ntiea m U rtod

elle pas à su fam il !•- • «lit < ttl ■'Me.

(1) Général Gomez de Arterhe. Reino de Carlos IV, t.. me H

li.irthrl, ,„y \ I I apien ,lc Hiuthelemu | I

Diplomatie et Galanterie.

|a vieille, l'autoritaire, l'intransigeante monarchie des Bourbons d'Kspagne vient d'échanger le baiser de paix avec les hommes qui ont renversé le trône des Bourbons de France. Provence cr.

il a été empoisonne par eux, comme ils a\ guitl (Tére Louis XVI. Charles IV, le coeur léger,

cueillir à sa cour des ambassadeurs aux mains tachées du sang de sa famille. Les inexorables lois de la politique ont pu dicter cette paix. S'arrêtera-t-on en si beau chemin : L'indifférence va-t-elle se transformer en amitié cordiale? v de Salut Public propose un traité de commerce l e comte d'Iriarte déclare à Barthélémy que de famille, en faisant abstraction de ce qui est personne! ^n de Bourbon, était réellement un |

ilas, un des anciens chefs du t devenu un des plus importants personnages vention tdor, ne demeure pas en reste,

le en politique comme en guerre, dit-il dans discours, ne déguise point ses louables

desseins sous ces voiles inutiles que tout le monde perce» diplomatie vulgaire veut toujours se couvi a prononcé publiquement que les intérêts communs nous commandent de nous rapprocher ; elle a déclaré p« que, par sa médiation, elle comptait faciliter la paix i lie et délivrer le Midi de l'Europe du fléau de

la guerre. » (2) Godoy, qui vient de recevoir le titre de

• ooffroj de Grandmaison.- V Ambassade française, en Espagne

Itnniton. L'Ambassade française en Espagne pendant la Le diteoura est du 22 m <

la Paix du de

le mariage

nio et celui de 1 ^uise

.. héritier

Il desseins politiques.

exagérée qu'il gleterre*

s'il a d l'intr. llana, qui voulait le remplacer

par Mais chef

d'expédition de découvertes autour du monde (i), une intrigue analogue peut échapper à sa vi.

les prisons ou l'exil. Il ne voit donc plus de salut que dans la République française. Le n septembre 1795, il a lé Iriarte de conclure l'alliance et, le 23 octobre, il en e les te; mr, écrit Barthélémy

d'IHarte, >ir jusqu'ici plus approfondi la matière,

lui a fourni trois points propres à établir quelque ai réciproques des deux pui ■tation des secours ; volonfe de se lier avec les alliés de la République t: Quand on délibère en conseil sur la question des alliai quelques conseillers auraient préféré la neutraî: entre la France et l'Angleh : loy prend la p

montre hautain et persuasif et le conseil tout entier adopte son opinion a\ avec une sorte d'entho 1 (3).

marche la main dans la main d'un v l'autre des Pyrénées. Depuis septembre hermand,

consul général a Cadix, est devenu pro-

visoire à Madrid, en attendant l'arrivée du gnon, tandis que le marquis del Campe ambassadeur de Charles III a Londres et d'ir

(1) G .mer de Arteche. Hcino <le Carlos II . loflM II Desdevizes du De- igne ,le C Ancien Régime, 1

(2) Renie historique. Mil, T.t'.i, article d'Albert Sorel.

(3) Desdevizes du Désert. L Espagne de l'Ancien Régime, II, 59.

is par Charles IV. On est en pleine lune de miel de cette entente cordiale. Swinburne, de passage ■• Tallien dans la loge de l'ambassadeur e. « Le marquis de Campo, dit-il, était là sans ses déco: a platitude révolte même les gens au pot

Il affecte tellement l'égalité, qu'il fait présider sa table par -ande danseuse de l'Opéra. Mm* Me:

\issadrice d'Amérique, et d'autres femmes du monde ayant appris qui elle était, se levèrent et partirent » ( : platitude de l'ambassadeur égale celle du ministre. L'armée • compte plus d'un émigré dans ses rangs. Ce sont des compagnons d'armes de la veille. Quelques-uns e avaient pris du service en Espagne avant la Révoest le cas notamment de Crillon, capitaine tgne (2). Dhermand veut « purger le isule de ces vampires. » Il en est de i des j tés ou émigrés, se sont réfugiés en

rentrent en France, on les fusille. Dhermand er ces hommes inutiles qui surchargent le sol de ir misère et de leurs remords,

que la superstition et la faiblesse s'obsiemment à leur conserver, par des pi .inaires de discorde et de vengeance. » M l'apa-

thie d v en présence de ces insistances, les préten-

on de France sont telles que les adverdu prin Paix commencent à se compter et à

vher du part i (3). On lui reproche de se

laiss. de rêves les plus chimé-

ew recueille le bruit -que le Directoire a offert tgne et que Godoyse berce de l'idée que son pays > la Méditerranée

a France et Parie tout te Directoire, Î87. : roy d« Grand m battade fraisai <<■ m h'tpagne

battade franc ■• nagne

(4) Trut rticle de la Bévue hiêtoriaue.

tlera leuvres. i lord I mettre Vi sur les

pas eu l'insolence d'invite: isadeur d

a un tri} char. ur la

contrebande, tandis que l'adjudant si, le

joli v la bande, (ail le Don Jua

ersuade do son impôt- tpter,

et que Pérignon

jusqu'au jour où il tombe dans les filets d'uni Jeanne Rtflon (i). C'est un agent du due d'Havre* \î

-pagne dans les bagages de l'ambassadeur de Hollande. elle se faufile à l'ambassade franc

quelconque et captive le naïf diplomate qu'es' :\ par

sa beauté et son esprit. « Je la priai a diner, raeonte-t-il, elle vint, je l'engageai à venir souvent et en fait, O bientôt tous les jours. » En effet, ell. nuits à l'ambassade. Si Pérignon est a l'Escortai Aranjuez. elle se sert de ses équipages, dispose librement de son hôtel, s'installe dans son cabinet et fouille dam papiers. C'est incontestablement Ul grande dame

qu'Adélaïde dite Jeanne Ri(lon : elle est fille du matin basses œuvres de Bourges, vidangeur et seur. Elle

a avec elle une suivante, Cadette Poyane, qui a conquis le coeur d'un des secrétaires de Pérignon. En me: qu'il Ta lancée sur la légation de France, le dm « sot médiocre et vain à l'excès i rven-

turière qu'il croit « pourvue de grands me nr presser

les effets de la bonne volonté du prince d

(1) Sur Jeanne Ettfl I lire. ave< '•••* 1 Unie»

ises, I animant tel : ContpirmUurt et

diennet. Le tableau <i aise tout I

det plut jolit chapitres du livre de Geoffroy de r>randmaiton.

tresse de Godoy et en t irgent, dos bijoux, un po:

dans un cadre enrichi de brillants, t

I et fait argent de son influence. Mais, en

■lie part pour Paris et La l'amb rignon, enpr> confesser

Cadette Poyane. « La Kif il. que tout le monde

lit partie pour Paris, s'est arn ; an... Il est au

moins singulier de voir une des K :es maîtresses

de Paris passer son hiver dans un village, tor sans connaissance de la langue du : cinq

heures de la est la ville de Bayonne OÙ elle trouverait des plaisirs et de l . On ignore, au fond,

Riflon. Elle est, au re< jolie, tn

complètement enl. filets le bon I'

it pas, d'ailleurs, sur la Riflon. « Cette Rifton, écrit-il une autre fois, qui a vécu dans une familiarité si intime avec l'ambassadeur et les adjudants généraux. des conférences secrètes avec le duc d'Havre et lui d lait tous les secrets de ta Légation. » l'ne autre fois, il ajoute de nouveaux détails. « La nuit même qui a pi son départ, elle es; jusqu'à une heure dans

de Pérignon et jusqu'au jour dans ceux de d'Havre. »

En avril, Jeanne Riflon revien est éclairé. Il tient à distance l'enjôleuse qui ess.; ment de rentrer en grâce. Le général semble avoir fa paix avec Labène qui le mena;- nais. « Il

étonnant qu'il se soit laissé séduire par une jolie Le civisme de n l'emportera sur sa pour

elle, p C'est d'Havre qui a désormais tous les lardons de Labène. « Plus d'une fois, écrit-il, il a du attendre que l'ambassadeur eût satisfait son appétit avec la dame... que ne fait-on pas pour son roi? » En r ! Livré, si

tant est qu'il fût un temps amoureux de Jeanne R demeuré sa dupe. En septembre, la belle part de Madrid pour l'Allemagne à ses regrets. « Le retour de l'Inconnue,

Leoxà M. le duc d'Havre. Elle remplit

lui l'emploi dénommé par les troupes légères « enfant

lui permet de s'élever au-dessus

convenances qu'un homme ne peut franchir et qu'il doit

même res t important de disposer les choses

de manière qu'elle soit toujours sous ma main, et ne puisse

I et mon impulsion... Nous nous

somn Sien entendus. J'ai été constamment sa

boussole... On Je comme une Française qui, brouil-

son ambassadeur, a réclamé la protection du

malintentionnés ont cherchée jeter un vernis

lanterie qui n'a eu lieu qu'en compliments sans

ré a obtenu un résultat de toute cette

il a brouillé les cartes entre Godoy et Pérignon.

bien accueilli au baise-main du 25 avril

■ aucun chapeau ne tînt sur les têtes et que

•nt peine à rendre tonl - -vérenccs

ùntenant froidement accueilli à

ne le constate dans une lettre à Delacroix :

nthousiasmé pour ce soldat et

tenant, ils ne se voient que très peu aux

>n n'obtient plus

les nombreuses demandes qu'il adresse au

nt espagnol. Les émigrés, « ces perfides rayés de la

prêtres dépo I ouvertement

-Tés. « Tous les agents de la République, tous les

r plus que ja \trc les vexations,

me d'une foule d subalternes (3). »

luit à envoyer au I

du Désrrt. LF.tpag r fa Régime, 1, 1MM69.

d'après le récit pompeux de Mangourit. Archives de» Affaire* étrangère», Espagne, vol 639.

(J) I» et comédienne», 11.

(3) Geoffroy de Grandm < xhanade française en F.» pagne

ianl la Révolution, 131 et 140.

?6 I. Al

secret qui est une sorti* ontre la

de Godoy. t (

tita XVI IJ .t hlankenbourg. Ella lui fait un

.que mois, (/est elle qui p

que je peux attester (i). » Il t

trois le comfc

. quelle n'a pas consenti à le reconnaître comme roi, qu'elle a renvoyé d rritoire le

d'Orléans. Il n'en est pas moins vrai que l'entente cordiale du début a subi une eclip- t cherche à renou

Cha; ies i\ tonge I s faû ■ jadis

persécute, tire des cachots par d'Aranda et rehabilité par

M^). Il est ne a Bayonne, il est le M»»» Tallien; cependant le l)irectoire le juge « un homme dangereux, ni républicain, ni royaliste • et sa naissan

irait une raison de plus de s'oppo nomi-

nation. Alors. Charles IV choisit pour ambassadeur d' \ qui a donne des gages secrets aux idées révolutionna C'est un artiste passionné de l'Italie, ancien ami o clopédist | fait envoyer Truguet a Madrid. L'amiral

est un jeune beau, élégant, poli, séduisant. Il : merveille. Il est chargé d'amener Charles IV au bout i voie sur laquelle l'a engagé Godoy. La République n 'a de flotte ; elle ferait volontiers du roi md-

amiral. Truguet, qui est un marin, s'enter. an prince

qui s'intéresse aux constructions navale fournir des vaisseaux a la République. le premier résultat de la mission de Truguet, c'est une persécution conta émigrés, qu'on avait jusque-la bercés de l'espoir d'une radiation, s'ils étaient appuyés par la Cour de Madrid. Désormais, ils partageront le sort des marchandises britan

(1) Cité par Geoffroy de I ««on.

(2) « C'est un homme exceptionnel, disait de lui Jovellanos. Chez lai les talents ri ve« les faiblesses et toi qualité* les plus nobles avec les vice» les plus extraordinaires. »

D1FL0MATII Kl GALANTER 77

niques qu'on bann rie |i). Truguet a pour con-

seil, pour ur mouton, le fameux prince deCarency,

uyon. dont la Révolution a fait un mou- I Je Barras. Renseigné par lui, Truguet dresse toutes pulsion. Le prince do la Paix «trop peu ait remplace par S philosophe »

mine tel, admettant toutes les compositions, mom ! ruguet triomphe, voilà qu'il lui vient ta sin-

gulière idée de faire la cour à Marie- Louise. Ce marin B dégoûté. Il remplit a pond anee

du récit, des progrès sensibles qu'il fait dans le oeur de la mais Charles IV se fâche d'un compliment qu'il juge trop risqué et Truguet est rappelé (2). Il a pris m rôle de séducteur de vieille rei:. partir et il faut que le Directoire le brise en le :it sur la liste des émigrés.

\ isoire, de Perrochel, est doux et modère, ses subordonnés complaisants. ! respi-

rant. Mais Perrochel est nommé plénipotentiaire en Suisse ventionnel (îuillemardet le remplaça. Sans 1 il a men istence obscu: invention. lia

parmi les Thermido:

applaudi au coup de 1 Guill laquestioi et quand

assé, il se trouve face à face, dans Guillemarde:

qu'il a été joue : il s'en prend .1 bien

ittre. Il vient r un

s la politique espagnole, il s'intitule parti efs sont, avec le pr duc d'Ossuna rche-

'hanatie française en Espagne

nbassade française en Espagne

(3) Geoffroy «)• ibasiaJe française en Espagne

r:. IN tr

e an-

A Saaw I ■ tout d'aboi , succède

qui a plu à Mario-Louise par sa belle min

^n auguste pi ie ne

il aux ap t. qui ne

plaint d'Urquijo,

plaint de Saavedra. Charles I\' est blessé du ton de baaaadeui : « Soyez assuré, lui dit- il d'u

sec, que quand je choisis un de nus sujets pour un emploi, quel que soit son rang, c'est que je le juge à t de vue digne de s ira s'emploie

le différend ( rdet qui cède la p

la rentrée de Talleyrand au ministère (novembl l'ancien conventionnel Alquier est chargé de l'an

I alleyrand n'est pas homme à se donner la vaine satisfaction d'humilier un souverain par des taquin 1 malséantes et inutiles. Il s'at: lirer de l'ai!

espagnole les résultats matériels les plu -eux. Il a

tout autour de lui un groupe de financiers qui sont pi mettre la main dans les affaires de la puis Alquier devient donc l'intime d'UrquijO. La protection du gouvernement espagnol obtient tout ce qu' Bible

pour les émigrés recommandés (5). Le souffle qui vient de Paris na plus rien d'un souf|le d cution e

moment de l'élection pontificale ci II, Alqui-

(1) C'était aussi l'avis de la K< v.illi.r.- L«p. lit-il.

il plus fidèle », et il prêt* al de Lille.

(2) Modesto Lafuoule. /h ■ IV,

(3) Modesto Lafuente. Uialoria de Bêfû

(4) Alquior a toujours siégé au Main-. \>>

• t modérantistr . Voir /

■.un-i, l>. U

(5) Geoffroy de Gnn L'Amba** P*g** pendant lu Hcvulutiun, 185-18V*.

DIPLOMATIE ET GALANTKKIJ 79

:ne s'il n'illuminera pas comme les autres ambassadeur juijo ne reste au ministère que

:e pour préparer le retour du prin

on mars 1798, Charles IV a « exonéré » Godoy des charges de secrétaire d'Ktat et de major de ses g»

i'un rescrit très gracieux, qu'il lui conservait honneurs, appointements, :its et entrées à la cour, mais il a tenu à lui communiquer lui-même le Je retraite. Il est venu le tnt le rescrit de sa poche, une grosse larme les yeux, il lui a tendu une main amicale. « Je vous il dit, que je suis extrêmement satisfait des d'affection, de zèle et d'habileté que vous nnés dans l'exercice de votre ministère. Je vous en so: mûrissant toute ma vie et dans toutes les je vous en donnerai des preuves pour ipenser vos services signalés (a). » Pouvait-il tr

Tmes un ministre qui demeurait son ami et qui, de par sa vol -t devenu son parent? C'est en

Charles IV lui-même, qui, sur les avis de Marie- Louise, a jadis décida le mariage de Godoy avec la fille de

.rbon. N'est-ce pas lui qui a donné à ce mariage la sanction d'un d< qui a passé outre à tous les bruits publics, a toutes les a tous les scandales, car il était connu de tous que Godoy, s'il n'était pas marié, dès cette époqu Josefa Tudo, avait avec elle une de ces liaisons qu vre durable. « Voilà plus d'une année, écr . en 1799, que le prince, sûr de lui-même et d'une florissante, s'abandonne à toutes les femmes, pris pour maîtresse une jeune fille de bonne famill pour comble de scandale public, il l'a établie quelque

haitade jrançaint m Eiftagnc ltfO.

nce de la Paix. Mémoire», trad. françaita, II, 190.

m dans ses propres apj ts, eu pilais.

de lui in lutree sentin.

lent, car I igné tous

par intimidation. En outre, il effraie la reine en le m

de toul dévoiler au roi, si elle essaie de travailler à sa : il n'a pas, dit-il, autant a perdre qu'el

que Godoy garderait sa maîtresse et que la reine lui i

un officiel i • i). »

cueillit la faveur de Mallo avec un certain m

gogu. Manuel, lui dit un jour le roi à Saint llde-

>IW que ce Mallo - Je lui \M les

jours des voitures et des chevaux récemment achetés : ou

l-il tant d'argent? — Sire, Mallo tu monde; mais on sait qu'il est entretenu par une femme laide et vieille qui vole son mari pour payer son amant. »

u rit aux B reine qui était |

« Louise, que penses-tu de cela: — Ehl Charles, ne sais-tu

jue Manuel est toujours plaisant (2). » C'est alors que Marie- Louise, pour satisfaire les ambitions de Godoy qui veut appartenir à la famille ro de sa main une princesse de la Paix en la personne d cousine Maria-Teresa. « Après son mariage, dit une

C he de Xinoview, le prince sembla vouloir ménager la reine et sa femme. Mais, au bout de quelqu mes,

il se souvint de nouveau de sa maitresse. Dès le commencement de cette année (1798), elle ut son temps chez lui. Llle occupe la premn de le princesse dans les dîners et les réunions de gala. Les personnes de premier rang la traitent même a icoup de respect (3). » Quand Godoy est congédié, le frèi

(t) Revue lii*lmi<i<i ires, 11, 178.

(2) G ndinuison. L 'Ambassade /ran., >pagne pendant la Révolution, 203 (d'après une dépécb. d'AJqvier <lu 29 venin viil).

(3) Revue historique, article de Tratchewsky

MI'LnMAT

Bi

Josefa Tudo, par une sorte de compensation, reçoit une place.

ui-méme reste à la (Jour et voit chaque jour les souverains, retraite est d

1 si peu un désastre, qu'un

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Roy qui

intimité, est con- ;ue si le pria

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qu'il pût a y

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1 lour un emploi corondant à gentil- Chambre, e dans quelque

plus

•s ne pensent qu'à leurs propres |]

nr exemple la dépravation de mœurs et le

. llemiirdet nntl,

' de la Hepublique fr»

8l DICATION DE BAYtr

désordre dans toutes les branches de l'administra:

Di la. d'un observateur attentif, Godoy

passi que parce qu'il lui convenait de le faire, mais

[lissant par l'éloigner des Résidences. Il se retire dans s • n'est pas U i que l'homme q se la use lettre que voici, datée cl !>re 1798 : « Madame, un homme poursuivi par l'envie et pers

la haine des injustes, ne peut reposer où leurs coups peuvent l'atteindre, .le sais ce que pensent de m ce qi nt ceux qui m'ont obéi et qui

rite auquel ils sont j WC indiscret uis bien

IS la solitude et les nu

violence ni que personne ur moi.

tit ce que je dois faire et si elle a quelque sentiment de bienveillance pour moi, qu'elle paru et |fob< Manuel n .'.renient. Manuel, cet homme quia

donné tant d'instants de plaisirs à Vos Maj

ur être à charge une seule minute. Mais il sera toujours le même fidèle, loyal et reconnais il de Vos -tés. 9 Et il ajoute avec adurien :

« Au nom de Dieu, que Vot té songe à ce ma! gorge. Prenez garde qu'il n'en arrive comme du fort de

irial (a). » La solitude dont parle G> fameux Soto de Koma, qui n'est pas précisément une ruine, qui n'est pat davantage une solitude, car le prince de la Paix y est entouré d'une petite COUT Mais solitude et ruines font mieux, on le compn la littérature épistolaire.

Si enchanté que Godoy s^ se rappelle fréquemment au souvenir '-Louise.

« Madame, lui écrit-il, le 2 août ij<> Majesté. C'est ce que je lui demande à ce moment D

(1) Revue hiiiorique, article de I

(2) Modeito Lafuenle. Hittona de £ej>ana, XM ,4,

je regarde d'une part les rêves de ition qu'a abattus votre bras puissant et de l'autre mpes délicates de la reconnaissance en vous rendant vous dois. Le livre de ma vie, Madame, l'histoire du monde, la mémoire de vo.s *, voilà ce

qui préoccup l entouré de livres où il trouve le

-tences d'hommes utiles à la patrie, d'hommes dont les doctrines m'enseignent, me voyant inutile et répriié par mon propre cœur, à vivre plus graves les que je donnais à la mollesse. Ah! Madame, que je suis inutile! Je ne puis rien faire et je ne désire rien que ce que j'ai et j'ai ce que je ne mérite pas. Oh! justice et Dieu l'a voulu! J'obéis, Madame, avec résion. Mais mon âme ne suit pas en soeur les misémbres de ce corps. Ils aiment le repos et l'indéperui qu'elle leur impose les exercices qui sont leur devoir. L'esprit résiste, Madame, et Manuel ne pense plus à son ce. Mes yeux se mouillent de larmes, en m'expliquant à une amie dans la langue de la ime, c'est maintenant qu'on voit tout :. Maintenant, la chaleur de mon :èle s'est calmer, mon langage a changé. Convaincu que je n'a su tirer bon parti des dons que m'a accordés la nature, votre pardon, Madame. Que Vos Majestés me •\s rois, ils m'imposent l'obligation rtnt et qu'elles m'absolvent des fa i pu commettre (i). » Marie- Louise, tout pée de Mallo, fait la sourde oreille. Les lettres ne Li\t pas a l'apaiser. Enfin, <i^doy réussit à l'attirera vue n'a pas, comme l'ont eu tant vues, le résultat vainqueur qu'il en espérait. >doy au lendemain de son départ, j'ai vu Votre Majesté. Ma consolation sera complète si votre voyage a été aussi heureux que le promettaient vos visages. J'ai reçu la visite des Ossuna et aussi celle de

(1) Modeito L«fu«oU. Uiêlorim de Etpama, XVI, 6.

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