‹ L'Abdication du Prince CuzaChapitre 21 sur 43 · LA CHUTE DE CUZA · texte numérisé non relu

LA CHUTE DE CUZA

4 février. — EDper à MENsporr. N° 16.

Conjuration contre Cuza. Bratianu a été envoyé à Paris aux frais d’un comité qui s’est proposé le renversement du Prince ; il a mission d'agir contre ce dernier auprès du gouvernement français.

…Vor kurzem wurde in der Stadt gedruckte Zettel mit der Aufschrift « fort mit den Dieben » zerstreut.

Ich gebe mir die Ehre einen dieser Zettel hier beizuschliessen. Am fürstlichen Palais wurde ein Plakat gefunden, welches besagte : « Dieses Haus ist vom 24. Jänner zu vermieten. »

Mir wurde hinterbracht, dass ein Comite hier bestehe, welches die Aufstandsangelegenheit besorge. Die erforderlichen Gelder werden durch beiläufig 600 Personen, von denen jede einen Dukaten monatlich beisteuert, herbeigeschafft. Dieses Comite beschäftige sich mit verschiedenen Plänen, worunter auch mit dem den Fürsten Couza ermorden zu lassen, zu welchem Zwecke 1.000 Dukaten bestimmt wären.

Herr I. Bratiano wurde auf Kosten dieses Comites nach Paris geschickt, um dort Verbindungen mit der franzôsischen Presse anzuknüpfen, und in franzôsischen Regierungskreisen gegen [104] den Fürsten Couza zu wirken. Gestern hat die Polizei bei Herrn Heliad und einen Herrn Gianoglou Haussuchungen veranstaltet und diese Herrn in Haft genommen. Herr Heliad war im Jahre 1848 Chef der damals hier errichteten provisorischen Regierung.

6 février. — Trzros à Drouyn. N° 8.

[89] Depuis huit jours on annonce une révolution pour aujourd'hui 24 janvier (5 février). Des placards contenant ces mots : & bas les voleurs ont été jetés dans les rues ; un autre à été affiché sur le palais du Prince portant : Ce palais est à louer pour le 24 janvier. Il y a quelques jours, le consul de Russie, et après lui le consul d’Autriche, ont fait une visite au Prince. Après leur départ, Son Altesse à dit à Son entourage : «Le Baron d’Offenberg vient de me dire que l’opposition avait payé mille ducats à un homme pour m'assassiner le 24, et le Baron d’Eder m’a assuré que quatre. à cinq cents hommes armés voulaient faire une démonstration le 24, mais que se ravisant ils se sont décidés à se porter devant le Palais sans armes pour crier : à bas les voleurs; qu’un de ces individus lui en a parlé et que lui, Baron Eder, a conseillé de renoncer à toute démonstration même sans armes car d’autres personnes armées pourraient se glisser parmi eux. » [Tillos croit que les consuls ont voulu intimider le Prince; des mesures ont été prises mais on craint des troubles (90); certains ajoutent que le Prince voudrait profiter d’un attentat simulé pour prendre la dictature (91). Un post-scriptum (93-94) annonce que la journée s’est passée sans incident.]

12 février. — Tizcos à DrouyN. N° 9.

[101] Je me rendis le lendemain chez le Prince. Il me dit que la situation était bien mauvaise et qu’il sentait la nécessité de la modifier. « Ce sont, ajouta-t-il, les membres de l’ancienne coalition qui font tout le mal, mais il faut qu’ils se sentent soutenus pour avoir une pareille audace; ils ont été prévenus avant vous-même que vous recevriez des instructions qui m’étaient favorables, mais qu’il ne fallait pas s’en alarmer, et M. Bratiano qui est reçu par S. Ex. M. Drouyn de Lhuys leur écrit de ne pas perdre courage.

« Je ne sais pas trop, lui répondis-je, si les antécédens de M. Bratiano sont de nature à lui concilier la faveur du Gouvernement français. J’ignore s’il à été reçu par le Ministre [102] mais ce que je sais c’est que les Gouvernements de France et d'Angleterre ne peuvent être soupçonnés d’ encourager la turbulence des opposans au moment où ils adressent à leurs Agents des instructions très catéleurs les faits parlent assez haut ; le Ca de l'Empereur et son Ambassadeur à Constantinople n’ont cessé de prêter à Votre Altesse un appui bienveillant et très efficace, et si la question des couvens dédiés n’est pas résolue, ce n’est certes pas la faute de M. de Moustier, mais bien celle d’une Puissance qui à tout intérêt à en retarder la conclusion et qui probablement ne la hâterait pas davantage si Votre Altesse se fesait l'illusion de croire qu’une entente avec elle pourrait Lui être utile. La persistance des efforts de l’Agent de cette Puissance à vouloir vous faire abandonner un terrain solide pour vous attirer à elle et vous perdre, la puérilité des moyens employés, les soupçons absurdes qu’il cherche à faire naître dans votre esprit, tout cela doit vous mettre en garde. Ce n’est pas à dire que les Gouvernemens de France [103] et d'Angleterre ne se rendent pas compte de la situation, et c’est parce qu'ils la savent mauvaise qu’ils vous invitent à faire des efforts pour l’améliorer ; mais la plus grande difficulté vient du désordre des finances, et je vous demande si c’est du côté de la Russie que vous viendra le salut. » [Tillos l’engage-à proroger les Chambres pour trois mois et à faire lui-même un budget; mais Cuza n’ose faire qu’un chan-

gement de ministère. Diverses combinaisons envisagées.] = [109] Quant à un changement de système, je n’y crois pas; tout ira comme par le passé jusqu’à ce que tout se décompose. On vivra d’expédiens, et il n’est pas à espérer que le Prince se décide sérieusement à travailler; ce n’est pas à son âge qu’on peut vaincre son indolence et qu’on peut apprendre à travailler avec fruit. Le Prince Couza s’est trop aliéné tous les gens capables en les usant tour à tour, pour espérer aujourd’hui de les rallier à lui...

23 février. — Télégramme de TizLos à DROUYN.

À la suite d’un mouvement auquel l’armée a participé, le Prince Couza a abdiqué. Le principe d’un Prince étranger a été proclamé. Une lieutenance trois membres constituée : Nicolas Golescu, Lascär Castargi, Colonel Haralambi. Ministre Affaires FHFANSÈrS Jesn Ghike: Intérieur : tacuzène : ie Rosetti; Guerre : major Hu Le Prince est prisonnier. Le sang n’a pas coulé et l’ordre matériel n'est pas troublé jusqu” ici. Le nouveau ministre nous à communiqué l'acte d’abdication du Prince.

24 février. —- TiLLos à DrouyYN. Na 11.

Avant d'aborder le récit des événemens qui ont déterminé la chute du Prince Couza, je dois me reporter au jour où j'ai requ la dépêche que Votre Excellence m’a fait l’honneur de m'écrire en date du 7 février, sous le timbre de la Direction politique n° 1.

Conformément à l’autorisation que m'en avait Re Votre Excellence, je me suis rendu chez mes Collègues d'Angleterre et d'Autriche pour leur en donner connaissance. Je n’ai pas eu de peine à leur prouver la nécessité d'effacer les nuances qui nous divisaient encore, et le Baron d’Eder m'a paru bien caractériser la situation en disant : « Nous sommes trois à défendre une politique conservatoire qui a toujours été celle de mon Gouvernement, comme vous seriez encore trois avec la Russie [126] contre nous, si nous voulions, en qualité de Puissance limitrophe, agir seuls ici contre les stipulations des traités, »

Nous pensâmes qu’il serait bon d’aller trouver le Prince et de l’informer de notre accord sans toutefois lui conseiller ni exclure personne, et de Lui dire qu’il ferait bien de ne pas donner à son administration une couleur trop accentuée, mais cela en termes généraux, attendu qu’en ce qui touchait les allures de sa politique, nous savions qu'aucun

Ministère n’avait à donner une impulsion qui venait exclusivement de Lui, et dont Lui seul était responsable.

Le 20, à 2 heures, je me rendis chez Son Altesse et je lui dis que la politique remuante de M. Ignatieff, secondée par le zèle exagéré de M. d’Offenberg qui voulait à tout prix se distinguer aux yeux de ses chefs, avait porté ses fruits; que cette politique, qui n’allait à rien moins qu’à fausser le traité de Paris en rendant illusoire la garantie collective des Puissances pour revenir au protectorat exclusif de la Russie, avait éveillé l’attention des autres Cours; que l’Autriche se [127] joignait à la France et à l'Angleterre dans toutes les questions qui concernaient l'Orient et particulièrement dans la question des Principautés; que c'était assez lui dire la force qu’un pareil accord lui donnerait à l’Intérieur et le point d’appui qu’il y trouverait pour résister aux exigences de la Russie.

S. À. me répondit qu’Elle savait trop bien que la Russie me lui pardonnerait jamais ni l’affaire des monastères dédiés, ni l'introduction du nouveau code, et qu'Elle en avait eu la preuve le 15 août; qu’on ne pouvait donc le soupçonner d’incliner de ce côté; qu’à la vérité Elle avait choisi des Ministres qu’on accusait d’être russes, maïs que c'était à tort, et que d’ailleurs aucun Ministère n'avait à diriger Sa politique, qu'Elle seule était juge du côté vers lequel il Lui conviendrait d’incliner; qu’il ne serait jamais ni russe, ni autrichien, ni français, mais roumain.

Sur la fin de cette conversation le Baron d’Eder vint, et le Prince continuant à développer ses idées, nous dit qu'il avait jugé à propos de choisir de grands [128] propriétaires et des hommes riches inspirant la confiance et ayant du crédit, pour prouver que le Gouvernement voulait agir avec loyauté dans la loi rurale et pour la faire exécuter par eux, ce qui les compromettrait en même temps vis-à-vis de l’opposition avec laquelle ils avaient encore des relations.

Nous lui dîmes, comme nous en étions convenus, que nous n’avions ni à désigner ni à limiter son choix, mais seulement à l’engager à ne pas laisser ses Ministres prendre une couleur politique quelconque dans un moment où il n'avait qu'à s'occuper de finances et d'administration.

Les réponses du Prince étaient évasives! nous savions qu'il en était revenu à la combinaison Morousi et nous ne voyions dans ce qu’il nous disait que le désir de cacher la couleur russe sous des idées d’ordre et de conservation. Quant à M. d’Offenberg, prévoyant, comme il le disait, une catastrophe, il se fesait l'illusion de croire que si elle arrivait, les révolutionnaires ne balayeraient pas en même temps tout Ministère russe ou autre aussi bien que le Gouvernement [129] lui-même.

Il était facile de voir à de certains indices que le Prince, habitué à mépriser ses compatriotes, ne se défiait pas assez d’une conspiration ou d’un attentat. Il comptait sur l’armée, mais celle-ci était irrégulièrement payée et les économies projetées dans le budget devant atteindre fatalement un grand nombre d'officiers, c’est sur le mécontentement qui devait en résulter que les conspirateurs avaient fondé leurs espérances, et non, comme on l’a dit depuis, sur le prétexte patriotique que le Prince voulait vendre le pays à la Russie.

Un comité s'était formé composé de sept à huit cents membres, s’imposant une cotisation mensuelle d’un ducat; au moyen de cet argent les troupés furent gagnées, et la nuit du 22 au 23 le poste du Palais ayant été corrompu, plusieurs officiers s’introduisirent à 4 heures du matin chez le Prince, le firent lever après avoir enfoncé la porte, et le pistolet sur la gorge lui firent signer son abdication. Les mesures étaient si bien prises par les conspirateurs, dirigés [130] par M. Ion Ghika, ancien Prince de Samos, qui avait déjà renversé le Prince Bibesco en 1848, que bientôt dans toute la ville la nouvelle de l’abdication du Prince Couza se répandit. Le Moniteur parut contenant l’acte d’abdication et la composition du Gouvernement provisoire. Celui-ci se compose :

du général Nicolas Golesco,

du colonel Haralambi, et de M. Lascar Catargi, dont l'intérim pendant son absence est confié à M. Démètre Stourdza. Le Ministère des Affaires Etrangères avec la Présidence du Conseil échut à M. Jean Ghika, celui des Finances à M. Mavrojeni, celui des Cultes à M. Constantin Rosetti, celui de la Guerre au major Leca,

celui dé l'Intérieur au prince Démètre Ghikà, celui des Traväux Publics à M. Démèêtre Stourdza, et celui de la Justice à M. Jéan Cantacuzène.

Toutes les classes dé là populätion d’attord ävec l’armée ffaternisèrent. Le Gouvernement provisoire cofvoqua, pour midi, l'assemblée et le Sénat, qui, Sous là pression popülaire ét à la suite d’un discours de M. Jean Ghika; ätélätibrent éommie Prince de là Rotitiähis Son Altéssé [131] Royale le Comte de Flandre sous le hom de Philippé Ier.

Lë Prince avait été transféré dans une maison particulière, ighorée dé tous, Sos la garde de quelques soldats ÉBntiartdés paï un dés 6Hblérs qui lui avaient fait Signer son abdication.

Le Baron d'Eder, doyen du Corps Diplomatique, nous ayant GoHivo ques pour 10 heures, nous noûüs rehdîmes chez lui et après dvoir cofitrôlé n6s renselphetens respectifs, M. Green et ioi nous ouvrimes l'avis que n'ayant pas à entrer en communication avec le Gouvernéient provisoire jusqu’à ce que nous eussions rêçu des itistructions, fous dévrions nous considérer comme étañt éricore accrédités äuprès du Prince Couzä êt chercher à lé voir, äfin dé savoir aü ioins dé 8a bouche dé quéllé manière son abdicatiot ävait été obtentie. Le Baron d’'Eder fut chargé de faire, ën Sous füain, les démarches pour ôbtenir V'éhtomesbion de voir le Pritice. M. lon Ghikàa, qui 8e rendit quelques heureS après chez lui, le chargea de hous diré qu’il prendirait l'avis dû Couvéthément provisoire et qu'il nous ferait Confiäître sa [132] réponse. Je fis obsërver que je n’admettäis pas un pâreil délai &t que si je parvenais à savoir où était le Prince, j'irais auprès de lui, me réservant de protester dans le cäs où ôn H'Hhtéidirait d'arriver jusqu’à lui.

Sur ces entrefaites le Prince m savait envoyé $on valet de chambre pour me dire qu’il désiräit me voir. Je me réfidis chez lui; je le trouvai très calme ét il m’as$ura qu'il n'avait cédé à Aucune contraitité, ais seulement at désir qu'il äVait de mettre fin à un fôlé qui lui pesait depuis longtemps; qu’il mé priaib dans mes rapports à mon Oouvernement de parler en faveur des vœux du pays; que

tout ce qu'il derhandait, c'était sa liberté et la faculté de rehitrer dans la vie privée. Toût ce que m'a dit lé Prince était tellement eh contradiction avec mes renseignémens eb avec ceux de mes collègües, duë je né pus Voir dans son langage que là cotiviction que sa chute était sans remède et que le désir de Sortir 18 plus tôt possible d’une situation pénible.

[Le colünëél Salomon à fait cohsultér Tillos Sur l’oppottunité de marcher avec son régiment contre le gouvernémént provisoire; le conSul en pärla avec ses collègues, qui déconseillèretit cette téhtative, parce qu'il était “kan doute déjà trop tard et que les conjüurés n’hésiteraient pas à assäsSiner Cuzäa (133); ce dérhier, mis au Couränt, engagea Iüi-même le Colonel à n’en rien faite; Salomon obéit, mais envoyä sä démission (134)].

[134] Après mon entretien avec le Prince, je me rendis auprès du Baron d’Eder pour lui dire où était Son Altesse. Il voulut s’y rendre, mais j’appris de lui dans la soirée que le Gouvernement provisoire, Sachant que j'avais forcé la consigne, avait donné des ordres pour ne point laisser pénétrer mes collègues jusqu’à Lui. Ce matin M. Baligot m'a appris que le Prince avait été transféré à Cotrotchéni….

[135: Tillos se demande] quellé solidité peut avoir un gouvernement issu d’une conjuration qui, en se servant de l’armée, à détruit tout sentiment du devoir et de discipliné; quelles ressourées financières le Gouvernement peut avoir à Sa disposition, et énfin s’il était permis aux âssembléës de disposer du trône sans tenir Compte de là Puis- Sancé $Suzeraine eb des Puissänces gärantes, comme si le päÿs était indépendant...

24 février. — MauriN-Rré à Drouyx. N° 2.

…La nouvelle a causé peu de surprise, un péu plus tôt, un pèu plus tard, elle était prévue. L'impression qu’elle a causée à été, biën que péu éxpañsif au premier Moment,

un sentiment général de Satisfaction; car ainsi que j'ai éu l’Honñieur de le signaler... notre ville avait peu dé sympä-

thie pour le Prince Couza qui, on ne sait trop pourquoi, lui témoignait peu d'intérêt. On nous envoyait presque constamment comme préfets, juges ou présidents de tribunaux, chefs de douanes, ete., etc., des hommes qui étaient loin d’être l'élite de la société, ce qui a donné ici un vaste essor au système de corruption et de concussion, d’arbitraire. Ibraïla jouit en ce moment du calme le plus complet, demain probablement auront lieu le Te Deum et les réjouissances publiques qui ont été ordonnées; tout semble présager que la cérémonie s’accomplira avec beaucoup d'ordre, quoiqu’on ait désigné pour y présider et recevoir le serment des troupes, en l’absence de notre préfet qui probablement ne reviendra plus, le célèbre colonel Petresco, la créature et l’une des âmes damnées les plus ardentes du Prince déchu, et aujourd’hui l’un de ses ennemis les plus acharnés.…

(POBy LAVE) 24 février. — Eper à Mexsporr. N° 23 A.

Tillos dénie au gouvernement provisoire le droit d'empêcher les consuls de pénétrer jusqu’au prince Quza prisonnier. Il réussit à découvrir sa retraite et à lui parler; le Prince accepte les événements et ne veut pas revenir sur son abdication. Les esprits sont calmes et indifférents,

In meinem gestrigen gehorsamsten Bericht hatte ich die Ehre anzuführen, Herr Ion Ghika, Minister der sogenannten fürstlichen Statthalterschaft, habe auf den von mir im Namen meiner Kollegen und in meinem Namen ausgesprochenen Wunsch, den Fürsten Couza zu sehen geantwortet, dass er sich in diesem Bezuge nicht äussern kônne ohne früher mit den Mitgliedern der Regierung hierüber Rücksprache genommen und ihren Willen kennen gelernt zu haben.

Um. drei Uhr Nachmittags versammelten sich bei mir die Consule und ich teilte ihnen die Antwort Herrn Ion Ghika’s mit.

Mit Ausnahme des franzôsischen [167] Consuls fanden alle meine Kollegen diese Antwort entsprechend. Ersterer jedoch geriet in grosse Aufregung, sprach von der Niederträchtigkeit der Moldo-Walachen, die auf verräterische Art

die Katastrophe, deren Opfer Fürst Couza wurde, eingeleitet. Er kenne keine provisorische Regierung, keine Fürstliche Stellvertretung, sondern nur den Fürsten Couza als Chef der Regierung. Wenn er mit dem Fürsten Couza sprechen wolle, bedürfe er nicht der Erlaubnis dieser Leute, denen er keine Berechtigung sich als Regenten des Landes hinzustellen zuerkenne. Er werde den Fürsten Couza schon zu finden wissen und er môchte sehen, wer es wagen wird, ihn zu verhindern mit ihm zu sprechen.

Gegen Abend besuchte mich der franzôsische Consul und teilte mir mit, dass er das Haus entdeckt, in welchem Fürst [168] Couza gefangen gehalten werde. Es sei ein kleines Haus fast mitten in der Stadt, dessen Türe geschlossen. Im Innern befinden sich Soldaten vom ersten Infanterieregimente unter Führung eines Hauptmannes, der an der Verhaftung des Fürsten Teil genommen.

Nach einigen Erôrterungen mit dem Hauptmann sei es inm — Herrn Tillos — gelungen zu dem Fürsten vorzudringen. Er habe den Fürsten sehr ruhig und gesammelt gefunden. Der Fürst habe ihm erklärt, dass ihn jene Herrn sehr anständig behandeln; dass er seine Entsagungsurkunde nicht infolge einer gebrauchten Gewalt oder eines Zwanges, sondern freiwillig verfertigte. Was er wünsche sei, dass man ihm die Freiheïit gebe und ihm gestatte wie jedem rumänischen Staatsbürger (comme à tout citoyen roumain) frei in den Gassen herumzugehen.

[173] Als mir Herr Tillos dies erzählte, fügte er hinzu, dass wenn sich Jemand selbst verlassen, ihm nicht mehr zu helfen sei.

Der gestrige Tag verlief insofern ganz ruhig als keine Excesse, keine Gewalttätigkeiten statt fanden.

Es durchzogen Scharen mit verschiedenen Fahnen und mit Musikbanden die Gassen und Abends bemerkte man einige Trunkenbolden in den Strassen liegend, denen es gelungen war ihre Aufregung durch übermässigen Genuss alkoholischer Getränke zu dämpfen. Heute geht alles den gewohnten Gang, als wenn Fürst Couza noch in seinem Palais regieren würde.

Geruhen.….

(V. B., Ber., f. 166-167-168 et 173.)

25 février. — EpEr à MEnsporr. No 24.

Eder à pu à son tout parler au prince Cuza. Celui-ci s’est déclaré pour le principe du Prince étranger; il réclame seulement ses effets et sa correspondance; cette dernière, toutefois, a été confisquée par le gouvernement provisoire. Le Prince et sa fanuile vont être autorisés à passer en Autriche.

Gestern besuchte mich der Herr Ion Ghika und teilte mir mit, dass Fürst Couza nach dem ehemals griechischen Kiloster Kotrotscheni, welches der Sommeraufenthalt des Fürsten war, gebracht und den Wachen der Auftrag erteilt wurde, die Consuln falls sie es wünschten einzulassen. Die Regierung ersuche jedoch, dass die Consuln nicht in corpore sich zum Fürsten begeben. Nach Mittag verfügte ich. mich nach Cotrotscheni; die Eingänge und die Hôfe waren von Wachen besetzt. Ein Offizier führte mich zum Fürsten Couza. Ich fand den Fürsten in einem grossen sehr spärlich môblirten Sale beim [188] Kaminfeuer. Der Fürst erklärte dass er keinem Zwang, keiner Gewalt nachgegeben als er die Abdankungsurkunde fertigte. Mir machte die Art und Weiïise wie diese Erklärung abgegeben wurde den Eïindruck, als wenn der Fürst es semer Würde für schuldig erachtete nicht zuzugeben, dass ihm Zwang und Gewalt angetan werden konnte. Was diese Herrn wollen, nämlich einen fremden Fürsten, fuhr Fürst Couza fort, will auch ich. Ich habe es stets gewollt und dafür gearbeitet nur mit mehr Verstand als dies gegenwärtig geschieht. Ich habe geglaubt den günstigen Augenblick abwarten zu sollen. Gegen die von mir gefertigte Urkunde werde ich nie Protest erheben, sie nie als mir abgerungen und nichtig erklären.

Auf meine Anfrage was [191] in den gegenwärtigen Verhältnissen zu tun wäre, meinte der Fürst, eine Sachlage wie die gegenwärtige sei vorgesehen : ein türkischer Commissär und eine Caïmakamie bestehend aus den letzten Ministern des Fürsten.

Ich bemerkte dass die Pforte nicht einen Commissär hierher schicken künnte, ohne dass ihm türkische Truppen auf dem Fusse folgten. Der Fürst entgegnete, letzteres wäre nicht nôtig. Eine Ansicht die ich nicht teile.

Mit der vom Kürsten in Vorschlag gebrachten Caïmakamie wäre es nicht unmôglich, dass er über Nacht wieder eingesetzt würde.

Ich äusserte gegen den Fürsten dass ich mich glücklich schätzen würde wenn er mir Gelegenheit bôte ihm einen Dienst zu erweisen und fragte ob er nicht in [192] irgend einer Richtung über mich verfügen wolle. Fürst Couza ersuchte mich bei der tatsächlichen Regierung mich zu verwenden, dass ihm seine Effekten und seine Korrespondenz sobald als môglich eingehändigt werden.

Dem ersten Teil dieses Wunsches wurde anstandslos willfahrt, die Korrespondenz wurde von der provisorischen Regierung mit Beschlag belegt.

Während ich beim Fürsten war kam auch der franzôsische Consul. Er begann mit einigen Æusserungen über das Verhalten der fürstlichen Truppen und sagte : Fürst Couza ist in meinen Augen die Personifikazion der rumänischen Nazionalität und der Union, und ich halte es für meine Pflicht ihn aufrecht zu erhalten — de le soutenir jusqu’au bout.

Vor Ankunft des franzôsischen [193] Consuls teilte mir Fürst Couza mit, dass er ein Schreiben an General Golesco, Mitglied der tatsächlichen Regierung, gerichtet, in welchem er bittet man môchte ihn sobald als môglich nach dem Auslande reisen lassen.

Er fügte hinzu, das er über Cronstadt sich vorläufig nach Wien verfügen, dort die bessere Jahreszeit abwarten werde, um dann nach Ems zu gehen.

Er ersuchte mich dies zu Eurer Excellenz hoher Kenntnis zu bringen, und hinzufügen, dass er eine Audienz bei Unserem Allergnädigsten Herrn und Kaiser nachsuchen, und sich Euer Excellenz vorstellen werde.

Heute wurde der Pass des Fürsten Couza und seiner Gemabhlin zur Reise nach Œsterreich in der Consulatkanzlei visiert.

Für den Augenblick ist hier vollständige Ruhe und alles geht den gewohnten Gang, als wenn nichts vorgefallen wäre. Im Ministerium sind jedoch sehr auseinander liegende Elemente vereinigt. Fast jeder der Minister ist Kandidat für die Fürstenwürde.

Geruhen.… (V. B., I, f. 187-194.)

25 février. — 2 h. 24 soir. Télégramme. TiLLos à Drouy….

Hier le gouvernement à déclaré à l’assemblée que le Prince Couza, sur sa demande, allait être autorisé à sortir du pays.

26 février. — 2 h. 45 soir. Télégramme. TILLOS à DrRoUYN.

Le prince Couza est parti hier à.6 heures du soir pour Cronstadt accompagné de trois officiers.

IIT.

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