‹ L'abime drame en cinq actes, en onze tableauxChapitre 40 sur 106 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

assez, pas assez de moitié pour une étrangère qui devra lutter contre un préjugé que vous niez, mais que je connais. Voyons, répondez franchement. Trente mille francs de rentes permettront-ils à votre femme d’habiter un hôtel' dans le quartier élégant?... d’avoir intendant dans l’office, laquais à sa porte , et chevaux dans ses écuries, oui ou non ?

GEORGES, à part, se levant, jette avec colère lo papier qn’il tourmente et qui enveloppait son écrin.

Il lève le masque, enfin! L’intérêt seul le guide! il veut s’approprier la petite fortune de Marguerite. (Haut, à Rischenbach qui le suit des yeux et se détourne dès que Georges le regarde.) Ainsi, vous ne verriez plus d’empêchement à mon mariage avec Marguerite si j’avais soixante mille livres do rentes?

RISCHENBACH, arec nn sourire ironique.

Les avez-vous?

GEORGES

Je les aurai.

RISCHENBACH.

Attendons!

GEORGES

Je me soumettrai à la volonté de mademoiselle Marguerite.

RISCHENBACH.

Vous n’oseriez pas assurément lui confier vos prétentions?

GEORGES

Je lui ai tout dit.

RISCHENBACH.

Quoi? Sans mon aveu ? Sans m’avoir avant tout... M. Leslie,

3 uelle conduite est-ce là? D’homme d’honneur à hommo 'hopneur, comment prétendez-vous la justifier?

GEORGES

Par l’assurance que mademoiselle Marguerite m’a donnée de son amour !

RISCHENBACH.

Elle vous aime! Nous allons bien voir, (il s’élance vers la porte de droite, l’ouvre d'un coup de poing et appelle.) Marguerite! Marguerite !

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