III. A côté du tableau de la vie patriarcale, la Bible nous
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ET L'esclavage:. 365
prcscnle un autre tableau, celui de la caplivité en Egypte. Voilà bien le véritable esclavage, et le Nil a contemplé les souffrances dont le Mississipi est aujourd'hui le témoin! Sans doute la nation était tout entière asservie à une au- Iro nation, sans qu'aucun individu paraisse avoir été possédé séparément par un autre; il y alieu de croire que les Hébreux, établis dans la terre fertile de Gcssen, et presque exclusivement voués à la garde de troupeaux, jouissaient d'un certain bien-être; ils avaient conservé leur divisionen tribus, leur vie de famille, leur culte; àbeaucoup d'égards, leur captivité était plus douce que celle des Africains. Mais, comme eux étrangers, soumis â la race de Gtiam sans en descendre eux-mêmes , pris et vendus, retenus de force, après ce Joseph, vendu par ses frères àdes traitants qui portaient sur leurs chameaux des parfums et des épices (Gen. xxxvii, 25), soumis à de rudes travaux, sans salaire, se multipliant maigre les plus cruelles mesures, les Israélites étaient de véritables esclaves. Par leur nombre, trois millions (Jér., m, 4), ils étaient presque égaux aux trois millions d'esclaves recensés en Amérique. On peut donc à la rigueur, malgré des différences, comparer ces deux servitudes, celle des Africains aux États-Unis, celle desHébreuxen Egypte. Or cette oppression a été abominable aux yeux de Dieu ; aucune expression ne semble assez forte pour la flétrir, la stigmatiser, la vouer à l'exécration perpétuelle. Les souvenirs mélanooHques de la pairie absente se mêlent dans la poésie sublime des psaumes aux anathèmes tombés du ciel sur les oppresseui-s, et au chant de délivrance des Hébreux. La servitudeel la liberté demeure roni à jamais dans
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386 LE CHBISTUNISUE
la mémoire dn penpiede Dieu, comme le malheur suprême
et comme le premier des biens. Dieu est intervenu.
Le Seigneur a regardé du kaut de son sanctuaire , du ciel il a comidéré la terre , pour écouter les gémissements des captifs, pour tirer des liens ceux qui étaient condamnétàmort. (Ps. en, 20.)
A cause du gémissemerd des affligés, à cause de l'oppretsiond^panvres,voilà que je me lève, dit le Seigneur : je les sauverai de celui qui les écrase. (Ps. xu, 6.)
Dieu a délivré son peuple, et ce bienfait est si grand qu'il est désormais le grand objet de la reconnaissance publique. «Je suis le Seigneur votre Dieu qui vous ai tiré del'Égypteet de la maison deservitude. » (Exod. vm, 14; xï, 2;Deut., v, 6, etc.)
A œuxqui demandent à l'Ancien Testament ce que Dieu pensede l'esclavage, voilà la vraie réponse t ■ rv. Mais, dit-on, comment se peut-il que Moïse, fils lui-même d'un esclave, sauvé par mirîy;le de la mort, Moïse, le libérateur du peuple de Dieu, ait inscrit l'esclavage dans ses institutions?
Analysons sur ce point la loi mosaïque. D'Hébreu à Hébreu, il n'existait aucun esclavage proprement dit. On pouvait cependant être lié par un service forcé dans quatre cas : 1° en cas de rachat d'un Juif captif de l'étranger (Exode, xir, 45, 44, 45), rachat qui pouvait toujours être accompli (Lévit., xxv, 47, 48, 49, 53) par le captif ou ses parents ; celui qui l'avait racheté n'avait pas !e droit de le vendre (/6td.,' 42); le prix était considéré comme une sorte de payement à l'avance, en échange duquel le racheté devait un certain nombre
d'années de travait; mais l'escIaTage de l'Héhreu était temporaire ; tous les sept ans, à l'année sabbatique ou de la remise {ïieui., xt, 12), il était libre, et de même à l'année du Jubilé, année ea laquelle a ehaenn rentre dam ton héritage et chaque exlace dant ta famille (Lévit., xit, 10); » racheté avant, on comptait avec lui d'après le nomlure d'années de service (/6t<i. 50);
2* En cas de vente volontaire, soit pour cause de pauvreté' (Esod., XXI, 2, I.ev. xiv, 59), soit pour cause de dette. (Lév.,xxv,10.) Mêmes clausesderacbatel de liberté de droit et sans rançon au moment de la remise et du Jubilé; même défense de vendre;
3' En cas de condamnation par le juge pour vol ou autre méfait (Bxod., xxii, 5); le coupable devenait l'esclave décelai qui avait été lésé; c'était la prison k domicile, comme en Egypte,, en Grèce jusqu'à Solon, à Rome selon la loi des douze Tables. Même terme que dans les deux cas précédents.
Le Deutéronome (iv, 12-18) prescrit de renvoyer la septième année l'esclave hébreu, non-seulement libre, mais pourvu de troupeaux, de blé, de vin. Si l'esclave se trouve bien chez son maître, s'iU'aimeVsi, marié pendant le cours du servage, il a fini son temps avant sa femme et ses enfants, et s'il ne consent pas à en être séparé par lalib^té, il a le droit de se présenter devant le juge, on lui perce l'oreille avec une alêne et le maître est obligé de le garder esclave pour toujours. (Exode, xxi, 2, 3, 4,5,6; Deutér., loe. cit.)
■ De même k Rome, en Grèce, eDGcnnanie, en Gaule. (Y. Grotius, Dion, TadU, Céior.)
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368 lE CHRISTlÂISlSHS
4° Une fille peut ôtre vendue comme esclave par son pèro, à condition d'être épousée ; en ce cas, elle ne devient pasiibre au Jubilé, comme un homme, parce qu'elle ne doit pas être abandonnée avant d'être épousée. Que, si le maître manque à l'épouser ou à la mariera son fils et à la mettre ainsi-en liberté, il ne peut la vendre à aucun clranger ; si elle épouse le fils, elle est libre ; si elle est remplacée par une autre femme, elle a droit à la nourriture, aux vêtements, à de bons traitements ; ne les reçoit-elle pas, elle est libre sans rançon. (Exod., xxi, 7, 8,9, 10, H.)
Ainsi, dans aucun cas, esclavage perpétuel et forcé d'Israélite à Israélite ; dans un seul cas, esclavage perpétuel, mais volontaire.
Il n'en était pas de même des étrangers. Ils pouvaient devenir esclaves perpétuels et héréditaires. (Lévit., xxv, 44, 45, 46.) Mais, même en ce cas :
i" Contrairement à l'usage universel de tous les peuples, il était interdit aux Hébreux de réduire en esclavage les prisonniers de guerre. Moïse ne le dit pas expressément; cependant les versets du Lévilique que nous venons de cilerparlentloujoursd'esclaves étrangers achetés. En outre, on lit au deuxième livre des Paralipomènes, cbap. xxviii, 8-15, que, dans une guerre contre le roi Achaz, les enfants d'Israël firent prisonniers deux cent mille de leurs frères, hommes, femmes et enfants, dont ils voulurent faire desesclaves et des servantes. Mais un prophète, Oded, leur représenta qu'ils ne le devaient point, que ce serait p^Aer contre le Seigneur, que ce péché est grand, et que le Seigneur ferait tonner sa ftireur
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tur hraèl. Et ils renvoyèrent les captifs; après les avoir vêtus, nourris, soignés.
Un étranger ne pouvait donc devenir esclave que par voie d'achat.
2* L'achat devait être de gré à gré. L'Eiode (xxi, 16) punit de mort celui qui a vendu, volé, ou recelé un homme; ainsi pas de traite, mais contrat que l'acheté n'acceptait assurément pas sans condition.
Ilétaildéfendu non-seulement d'acheter, mais même de o>nroi7erlesen;tteuroula>en;an(edesonprocIiain.(Deut., V, 21 .] Une fois acheté, l'étranger ne peut être revendu.
5' Si l'étranger devenait Hébreu en se faisant circon* cire (Esther, vin, 7), les règles el les bornes de l'esclavage entre Israélites lui devenaient applicables; s'il restait étranger, il devenait du moins libre à l'année du Jubilé*. (Lev.,xxv, 10.)
4" L'esclave en fuite ne pouvait être poursuivi. (Dent., HDI, 15, 16.)
EnQn, aussi bien en faveur des esclaves étrangers que des esclaves Israélites, de nombreuses règles lutélaires étaient écrites dans la loi :
1* L'esclave était libre, si le maître brisait sa dent oa blessait son œil. (Exod., xii,26, 27.)
2° Si un mattre abuse de son esclave païenne, il sera fouetté, et il fera une pénitence publique. (Lévit., xix, 20, 22. )
3* L'esclave peut recourir à la loi pour tonte injure; son témoignage est reçu ; il peut posséder et se racheter ;
> Ce poiDt im(N>rtaDl, mabpoarlaDt coatroTené, est atlcsU par jdusieurs sanntt commentateurs israclîtes de U Bible. (T. Barnet, p. 147.) II. 24
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il est instruit ; Ses droits sont respectés. S'il est tué, le maître est sévèrement puni ; si la survie de l'esdave prouve que le maître a agi sans intention de tuer (ce qui était d'ailleurs perdre son argent), il n'est pas puni de la même façon. (Exod., xxi,20, 2i*.)
4°IlnelraTail)enipaslejOurduSabbat(Exod., ix, 10, 17; Deutér.,T, 14) et participera aux trois grandes fêtes annuelles, la Pâque, la Pentecôte et la fête des Tabernacles (Exod., xxxiv, 2, 3), et à toutes les fêtes de famille. (Exod., XII, 44; Dent., xii, 11, 12.)
5* Enûn, partout Moïse répète aux Hébreux que les hommes sont frères, et il redit souvent : Respectez V étranger comme vous-mêmes, car tom-mêmes mus avez été étranger» dans ta terre d'Egypte. (Lév., xix, 34; Exod., 1X1,21.)
Voilà l'esclavage Israélite. Qu'il est loin sans doute de la liberté chrétienne [ Mais combien surtout il dilîère de la servitude grecque ou romaine ! Combien il est supérieur à l'esclavage américain ! Pas de traite, pas de loi des fugitifs, nul esclavage entre nationaux, liberté jubilaire; la pureté de la femme, la fàiblessede l'enfant, les droits de l'homme, placés sous la protection prévoyante de la loi ; l'égalité professée, la fraternité prêchée. Que les partisans de l'esclavage moderne cessait de chercher là des arguments ; qu'ils y prennent plutôt des exemples. Le jour où la loi des Juifs deviendrait la loi d'un des Etats soi-disant chrétiens du sud de l'Union américaine, un progrès immense serait accompli, ot les pauvres escla-
■ Ce lexle semble dire qu'il ne l'est pas du tout, mais let Tenets 26. 37 M, 50, ne lussent pas douter du sens.
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Tes pourraient allcndre el eoIreToir l'heure de la pleine liberté.
La manière dont on lit dans la Bible tout ce que l'intérêt dt^ire me remplit d'étonnement, et je remercie Dieu nue fois de plnsde m'avoir fait naître au sein d'une ËgUse qui n'abandonne pas les saints livres aux tnlerprélatïons du caprice et de l'ëgoîsme. Quoi ! sept ou huit phrases extraites, rapprochées, retournées, en faveur de l'esclavage, font transformer l'Ancien Testament toulentierenuneloi de servitude. Pour moi, toutes les pages de ce telle vénérable exhalent comme un parfum de liberté.
Je vois, aux premiers jours du monde, Dieu bénir l'homme et lui donner la domination sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, et tous les animaux qui se meuvent sur la terre, les herbes, tes arbres et les semences (Gen., 1,^8, 29); je ne lis pas qu'il doive dominer sur d'autre êtres. Le déluge inonde la création ; c'est parce que les homme$ avaient rempli toute la terre d'iniquilé. {Ibid., vi, 13). Pourquoi la captivité de Juda, eelled'Ëgypte, celle de Babylone ont-elles été infligées aux Hébreux? Eu châtiment de l'oppression de leurs frères. Toutes les malédictions, toutes les colères de Dieu, toutes les foudres du ciel tombent sur des oppresseurs, etDieu montre ainsi aux plus forts qu'il est le plus fort.
Ouvrez les prophéties, prêtez l'oreille à ces étonnantes paroles qui retentissent encore après quatre mille ans comme les éclats du tonnerre. Le Seigneur dit : « Vous ne m'avez pas écouté pour donner la liberté chacun à son frère et à son prochain, mais moi, je vous déclare que je donne la liberté contre vous au glaive, à la famine
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et à la peste, et que je vous rendrai errants el vagabonds
par tous les royaumes de la terre '. »
« Fouler aux pieds tous oeui qui, sur la terre, sont dans les liens, violer le droit de l'homme devant le Seigneur, condamner injustement un homme, le Seigneur n'approuve pas tous ces crimes*.
a Vous avez vendu les enfants de Juda et de Jérusalem aux enfants des Grecs pour les transporter loin de leur pays. Mais je les retirerai du lieu oii ils ontélé transportés, et je ferai retomber sur voire tète le mal que vous leur avez fait*. »
Au moment même où je relisais ces grandes paroles, r£glise catholique célébrait les solennités du temps qui précède la nativité du Seigneur. Comme un écho lointain qui devient peu à peu plus intense, comme une lumière qui de l'aurore s'élève an midi, la merveilleuse liturgie nous reporte, à travers ka siècles, aux impressions et aux paroles de l'Ancien Testament, k l'attente du Messie va succéder sa venue, les jours s'abrègent, les réalités vont combler les promesses. Qu'attend l'humanité? qu'apporte le Sauveur? Ecoutez :
« Seigneur, regardez-nous du ciel et jetez les yeux sur nous de votre demeure sainte ; car vous êtes notre Père, notre Rédempteur... Puissiez-vous rompre le ciel et en descendre I Où est votre zèle, où est votre force, oà est la tendresse de vos entrailles el de vos miséricordes? Déployez votre puissance et venez pour nous sauver '. »
' Jérémie, sïïit, 17,
* Jér., Lamenl., m, 34, 35, 36.
» Joël, 111,6, l.V.encore Jérémie, mi.lS.—Aoïos, TU, 7-17. Proii.,xi»,3l.
* I" dinianche de rAvent, proceBsion; Isaïe, uni.
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ET L'ESCLAVAGE. "a
« Levez la lêle et regardez, car votre rédemption est proche'. »
« I,e Seigneur m'a envoyé pour prêcher l'Évangile aux captifs, pour annoTicer aux captifs la liberté '. »
« Cieux, envoyez votre rosée et que les nuées donnent passage au Juste, que la terre s'ouvre et qu'elle germe le Sauveur, et la justice naîtra en même temps *. »
a Ditesàceuxqui ont le cœur abattu : prenez courage et ne craignez pas ; Dieu lui-même va venir, et il vous sauvera'. »
« Je ne vous affligerai plus, elje vais rompre vos chaînes ; voilà sur les montagnes les pieds de Celui qui apporte la bonne nouvelle et qui annonce la paii '. »
«Ne crains plus, ô Jacob, mon serviteur, n'aies pas peur, d Israël, voilà que je viens te sauver'. »
«LeSeigneurreWie cetix qui sont brisés, et il renverse les desseins des méchants^. »
«Gardez mes jagemenis et pratiquez la justice; car le salut est proche et ma justice va se manirester*.
« Je briserai votre captivité, réjouissez-vous, je suis avec vous, et je vous sauverai.
« Seigneur, brises notre captivité *. »
■ I" diinandie de I'AtcdI, cvang. selon S. Luc, m.
■ II* diinaaohe de l'Aient, ï Tierce ; S. Luc, iv.
* Ibid., procession; Isaie, liiv.
* m* diiiiancLe, Coinuiuniou ; Isaïe, ilt.
' Mercredi des Qualre-Tetiips, liilroS; Nahum, i.
' Vendredi des (^tre-Teinps, ConuDunioa; Iwéaûe, tli.
^ Samedi des Quatre -Temps, Graduel; Ps. cxlt.
■ IV* dimanche, Inir.; Isaie, lti.
' Ibid., aux Vdprcs-
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« Seigneur, que faut-it (aire? N^écraser penonne, ne pas calomnier et le contenter de son salaire '. »
« 0 clef de David, ouvrez au captif la porte de m prisoni Soleil de justice, venez! venez pour que l'iniquité soit anéantie el que la justice règne' 1 »
« J'efTacerai l'iniquilé de la (erre*. »
« Le Seigneur a dit : Vous êtes mon fils. Je vous ai engendré aujourd'hui.
R Gloire h Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.
« Car le Fils de Dieu a pris la nature humaine pour l:i réconcilier avec son auteur. Celui qui a la nature de Dieu s'est anéanti lui-même, prenant la forme d'vn eidave, et se rendant semblable aux hommes *. »
C'est par ce portique merveilleux, au souvenir de ces prédictions antiques, auson de ces chants sirf)Ume6, entre tes strophes douces à l'âme de ce dialogue des prophètes et des apôtres, à travers ces promesses solennelles d'affranchissement et de salut, que l'Ancien Testament nous prépare au Nouveau, que l'Ëglise nous conduit au berceau de Jésus-Christ.
Il est temps d'ouvrir l'Ëvangile, afin d'assister au triomphe de la paix, de la justice et de la liberté, el de montrer une fois de plus que les esclaves comme les bergers ont Teça la bonne nouvelle annoncée par les Anges.
' Lundi après le iv* diu. de Vk\ea\ ; S. Luc, ui. ■ Grandes antiennes, le 18, le 19, le 20. 'VeiJledeNoël, off.; Zach.,ni.
♦Jour de Noël, messe de lanuit. Intr.; Ps. n. — ÉTang. selon S.Luc, u. — ■ Sermon de S. Uod. — Grad.; S. Paul aui Pbitip., n.
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