‹ L'abolition de l'esclavage (volume 4)Chapitre 34 sur 56 · Nous sommes membres les uns des autre · texte numérisé non relu

Nous sommes membres les uns des autre

Epître aux PkiHppiem, an de Jésus-Christ, 62 : Ch. It, 7. n s'est anéand prenant la fonne d'un esclaTe.

Bpitre avx Coloaient, an de Jésus-Christ, 62 :

Gb. iii, 10. tlevétes-Tous de l'homme nouToau.

11. Où il n'} a de dilTérence ni degentiletde juif,iiidecirconcis et d'incircoacis, ni de barbare et de scytbe, ni d'esclaTe et de libre ; mais oii Jésus-Cliriât est tout en tous.

22. Serviteurs, obéissez en tout â ceux qui sont tos maîtres selon la chair, ne les serrant pas seulement lorsqu'ils ont l'œil sur tous, comme si tous ne pensiez qu'à plaire aux hommes, mais aTec simplidté de cœur et crmte de Dieu.

33. Faites de bon cœur tout ce que tous ferez, comme le faisant pour le Seigneur et non pour les hommes.

24. Sachant que c'est du Seigneur que vous recevrez l'héritage du del pour récompense, c'est le Seigneur Jésus-Christ que tous devex servir,

35. Hais celui qui agit injustement recevra la peine de son iiq'ustice, et Dieu n'a point d'égard à la condition des personnes.

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Ch. IV, 1. Vous, maîtres, rendez à vos mnitean ce que l'équité et la justice demandent de vous, sachant quevous avez aussi bien qu'eux UB maître qui est dans le ciel . t

Epilre aux Hébreux :

Ch. II, 16. n (Jésus-Christ) ne s'est pas rendu le libérateur des anges, mais le libérateur de la race d'Abraham.

Ch. iiii, 5. Souveuez-vous de ceux qui sont dans les chaloes, comme si vous étiez vous-mêmes enchaiués avec eux.

Après les Épîires aux Églises, viennent les Épîlres de saint Paul aux compagnons de ses travaux, Tîraothée, Tite, Philémon ; les recommandations sont plus conûdentielles, et l'apôtre donne à ses confidents les motifs de sa conduite :

r Epître à Timotkée, an de Jésus-Christ 64 :

Ch. 1,9. « La loi n'est pas faite pour le jusle.mais pour les méchants et les insoumis, les impies.. .

10. f Les fornicateurs, les abominables, ca£X qui volent des hommet libres pour en faire des esclaves, etc. '.

* C'est aÎDsi que domCalmet et Tabbé deVence traduisent. Quelques iradoctioos franfsises portait : let voleurs d'œlaves; les traductions anglaises disent : menstealers; le latin dit : plagiarii, le grec : ivipamJwrnt. Or les dictionnaires (V. FaccioUtli, Freunâ, Quicherat) traduisent comme don Calmet. Ce mot plagiariut, passé djins noire langue pour désigner \o forban HUéraire qui piDe les œuTres d'auliui, vient non pas de plaga, coup, mais de plaga, filet. C'est un terme juridique qu'il Ëuit interpréter par les textes de droit, Or ces textes nous apprennent nettement que te plagiaire était cdui qui wAait un homme libre pour en faire un eiclave. Ce n'est que postérieurement et par extension qu'on a désigné par le même mot le toieuT d'esclaves. Voici ces textes empruntés aux PandecUt, fir. XLVm, tit. XT. De lege Fabia, de plagiariis (Pothier, ti»ne IQ, p. iU). Celle loi Fabia on Faiia partdt antérieure i Cicéron, Or. pro Rabirio, n* 3.

D. Dlpikn, lib.I, Reçut. Si liberum hominem emptor sciem emerit.

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Cu. Ti, 1. Que tous les serviteurs qui sont sons le joag, sachent qu'ils EODt obligés de rendre loules sorles d'bonneurs à leurs maîtres, ojïn de n'être pas cause que l'on blat]^>éme contre ie nom et ta âoctrine de Dieu.

S, Que ceux qui ont des miStres fidèles > ne les méprisent poiat, parce qu'ils soDt leurs frères; mais qu'ils les servent encore mieux parce qu'ils sont fidèles et plus dignes d'être aimés, comme étant partidpants delà même grâce.

EpUre à Tite, an de Jésus-Christ, 64 :

Cn. Il, 9. Exhortez les serviteurs a être bien soumis à leurs maîtres, à leur complaire en tout, à ne les point contredire.

10. Ane délounier rien de leur bien, mais à témoigner en tout une entière fidélité, a^n que levr conduite fasse révérera tout le monde la doctrine de Dieu, notre Sauveur.

capitale crimen advei-sus eum ex lege Fairia de plagia mscitvr, quo vendilor quoque (It obnoxiiis, si sciens liberUm esse vetididerit.

De même DiociitiEii et MAtiiiEn, 1. XV, God. 30, h. tit. Liberum tdent conditiomm ejus, invilum vertumdando, plagii criminis pcena tetielur.

La même loi étend la peine aux loleurs d'esclaves ; un rescrit d'Adrien témoigne que cette analogie n'est pas incontestEd^lement admise : Plane aulem scire débet {judex) posse aiiquem furli crimine ob servos ali^os interceptas leneri, ttec idctrco lamen statim plagiarium esse exisUmari (CaUistr-, lib. VI, De cognilion.).

Plus tard la peine devient pécuniaire. HûaComUntinUiDaiDlieDt capitale contre les voleurs d'enfants, plagiarii, qui vivenlivm (Uioi-um miserândas infiigunt parenlibas orb^ales (1. XVI, C04. 9, 30 fa. tit.).

U nous a paru utile d'établir le vrai sens de ce telle înQiHinmt curieui de S. Pa'jt, par lequel, asûmilant aux crimine les plua alxankiaUes ceux qvi rédnîsent en servitude un homme libre, il condamne l'origiiM même de tout esclavage, celui qui prend l'esdave, celui qui le vend, celui qui l'acbète. Telle est d'ailleurs la preBcrïption fonnelle de l'Ancien Teslftment, Exod. m, 16 : Celui qui aura sirievé uahonime, et qui l'aura vendu, ou entre les maint duquel il aura Ui trôné,' sen pluù. de mort. BUms loi Deiiter, xiiv, 7.

' Ce mot indique dairemenl que le g 1 s'tdi«ue aux serritsuri qiû ont dei maîtrot païens, le g 3 i ceux qui ont des maîtres chrétiens.

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ET L'ESCLAVAGK. 395

11. Car la grâoe de Dieu, notre Sanveur, a paru pour tous les bcxnrnes.

Nous omettons à dessein l'Épitre de saint Paul à Philémon, pour y revenir un peu plus loin, après avoir cité les textes de saint Pierre.

r*Epttre:

Cu. Il, 13. Soyei soumis pour l'amour de Dieu, à foules sortes de personnes.

15. Car c'est là la volonlé de Dieu que par votre bonne vie tous ferniiez la bouclie aux hommes ignorants et insensés,

16. Étant libres, non pour vous servir de votre liberté comme d'un Toile qui couvre vos mauvaises actions, mais pour agir en serviteurs de Dieu...

18. Serviteurs, soyez soumis à vos maîtres avec toute sorte de respect , noo'seulemêat à ceux qui sont Ikhis et doux, mais marne à ceux qui sont rudes et fâcheux '.

19. Car ce qui est agréable à Dieu, c'est que, pour l'amour de Lui, vous supportiez les épreuves injustes.

Les Épîlres de saint Jacques et de saint Jean ne Cûntienneat rien de spécial sur la servitude, et, pourtant , comment ne pas rappeler , à propos de cette iniquité, ces admirables paroles ?

t^re catholique de Saint Jacquei.

Ch. II, 8. Si vous accomplissez la loi royale en suivant ce précepte de l'Écriture : vous aimere» votre prochain comitu iwiw-«iA»e; vous bites bien.

9. Hais si vous avez égard à la condi^on des personnes, vous commettez un péché.

' Od dite l^joura ce texte, mais esub l'accompagnwde ce qai firécède et de ce qui suit : Liberi patientes mjusli.

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39S LE CHRISTUmSHE

Ch. t, I . Vous, rithes, pleurez, poussez des cris et des hurlunuiits. dans la vue des misères qui doivent fondre sur vous.

4. Sachez que le salaire que vous faites perdre aux ouvriers qui ont fait la récolte de vos cliamps crie contre vous, et que leurs cris sont montés jusqu'aux oreilles du Dieu des années.

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