‹ L'abolition de la misère par l'élévation des salairesChapitre 8 sur 25 · POUR LA VIEILLESSE · texte numérisé non relu

POUR LA VIEILLESSE

a De maintenir telles qu'elles existent les caisses d'épargne;

« Dé se défier des caisses de n-lraite, et de n'admettre sous aucune forme le principe de la retenue obligatoire, même celui d'une subvention de l'État;

« De ne pas éten<ire le nombre des hospices, mais d'employer les nouvelles ressources disponibles à des secours distribués à doiuicile. »

Telles sont, après dix mois, — dites-vous, — d'actifs travaux, de laborieuses recherches et de méditations profondes, les conclusions de la Commission de trente membres qui vous a choisi pour son rapporteur.

A quoi ces conclusions aboutissent-elles?

Elles aboutissent à ce que vous repoussez :

Pour l'enfance, — au communisme;

Pour l'âge mûr, — au droit au travail ; ^

Pour la>vieillesse, — au droite rassi:,lance.

Ce que vous repoussez fièrement en pnncipe, vous l'acceptez humblement en fait.

Ce n'est pas du sociahsme, non; cest de l'empirisme.

Le courage de votre insensibilité vous a manqué.

C'est la peur qui, en vous, simule la charité.

Une ligne va vous i)eiiidre : Vous êtes Malthus déguisé en saint Vincent de Paul.

Mais fussiez-vous animé des mêmes sentimens de charité chrétienne qui guidèrent le pieux aumônier de Marguerite de Valois dans l'institution des Sœurs de Charité, dans l'établissement des Enfans-Trouvés, dans la fondation de l'hospice du nom de Jésus et de rhô[)ital de la Salpétrière; fussiez-vous, enfin, ce que vous n'êtes pas, saint Vincent de Paul en personne, que vos conclusions n'en seraient pas moins ineffaçablement frappées au coin de l'Impuissance, attestée par une expérience de deux siècles et par une multitude d'efforts aussi louables qu'ils ont été stériles.

C'est ce que j'ai à démontrer, et c'est ce que je vais faire, eu suivant exactement l'ordre que vous-même avez adopté dans votre rapport.

§ i". — ËXFAXCE ET ADOLESCSiNCE.

Tours pour les enfans trouvés. ^

« L'abus des hospices d'enfant trouvés grossit chayuejour; le peuple s'habitue à voir, dans ces établissemens, (les maisons rt'éùucalionpom SCS enfans; le mal va toujours croissant; ses progrès embarrasseront un jour le gouvernement, car le "remède est difficile. » necrer, 1785.

• « 11 est donc prouvé que la facilité laissée à l'abandon des en-

fans tend il augmenter constamment :

<( Le nombre des naissances d'enfans naturels,

« Le nombre des enfans exposés,

« Le nombre des décès, '

^ « Et, enlin, le nombre des infanticides. »

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