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il reste accolé jusqu'à son entrée dans la vessie. Dans l’espace ainsi délimité, l’uretère va présenter des rapports vasculo-nerveux de première importance qui font toute la difficulté et le danger de son abord dans cette portion.
Nous avons vu naître l'artère génito-vésicale, artère à quadruple expansion de Farabeuf, du bord antérieur de l'hypogastrique. L'uretère a quitté ce bord antérieur. L'ombilicale et l’obturatrice sont obliques en avant : reste le pédicule génito-vésical. Oblique en bas, en avant et en dedans, moins oblique que l’uretère dans l’ensemble, üil s'en rapproche en descendant, lui restant externe mais tendant à s'appliquer immédiatement contre lui. Ce pédicule va le croiser soit directement, soit plus souvent par l'intermédiaire de ses branches (suivant la hauteur de sa division) et cela, de la façon suivante : l'artère se divise en deux sortes de rameaux, vésico-prostatiques et vésiculodéférentiels. Les rameaux vésicaux restent externes à l’uretère et lui deviennent antérieurs. Les rameaux prostatiques vont passer au-dessous de l’uretère, visant la base de la prostate. Les rameaux vésiculo-déférentiels passent au-dessous de l’uretère pour lui devenir internes, lâchant au passage un ramuscule artériel qui remonte sur la face postérieure de l’uretère.
Des veines très importantes, satellites des artères, et comme les veines périnéales et pelviennes d’un volume disproportionné d’avec celui des artères vont flanquer l’uretère sur sa paroi postérieure formant, dit Farabeuf, un seul plan postérieur, énorme pédicule génito-urinaire, sis au fond de l’excavation de l’entonnoir du releveur et qui va se jeter en arrière dans les veines hémorroïdales moyennes, origine de la veine hypogastrique.
Let DO:
Encerclé par les rameaux artériels dont les uns sont
en dehors, les autres en avant, d’autres en dessous, par les veines énormes en arrière, l’uretère va encore être en rapport en avant avec la lame ganglionnaire fenêtrée. Il répond à l’union des bords antérieur et supérieur, d’où se détachent antérieurs et externes par rapport à lui, 4 à 5 nerfs vésicaux et deux nerfs qui lui sont plus spécialement destinés, nerf urétéral interne en dedans, nerf urétéral externe en dehors, l’encerclant en boucle : anse périurétérale.
. La présence de ces organes crée un inextricable fouillis entourant la portion terminale de l’uretère ; si l’on y ajoute la densification du tissu cellulaire péri-urétéral, au fur et à mesure que l’on descend, on comprendra que l’uretère est loin d’être aussi aisément isolable que dans les parties sus-jacentes où il adhérait au péritoine. La dissection en devient malaisée, délicate. La dénudation doit être très soigneuse, et pour obvier à toute hémorragie intempestive, gênante, et pour éviter de compromettre la vitalité même de l’uretère.
Enfin, nous insisterons en terminant sur l'entrée de l'uretère dans la vessie. Ici, apparaît un nouveau rapport, d’une importance considérable, comme nous l'avons déjà signalé : le pôle supérieur de la vésicule séminale.
Le déférent arrive d’en avant oblique en bas et en dedans pour gagner le flanc interne de la vésicule séminale. Sa direction est en quelque sorte perpendiculaire à celle de l’uretère. L'uretère arrive d'en arrière, disparaît dans la paroi vésicale à l’aplomb du flanc externe de la vésicule. Le déférent ne le croise que dans son trajet intra-
vésical donc indirectement et à distance.