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lisée à la cuisse, il n’y a pas de retentissement sur la jambe : et le pied.
Palpation.
a) Cas d’hypoplasie intense.
On repère l’épine iliaque antéro supérieure. Sous elle on palpe une colonne osseuse qui se continue jusqu’au coude-pied. C'est le tibia. Celui-ci occupe toute la place du fémur. En dehors du tibia, on peut sentir le péroné, qui d'ailleurs manque assez souvent.
Mais le doigt qui palpe ne trouve aucune trace clinique de portion fémorale ; à aucun endroit on ne trouve une résistance osseuse pouvant appartenir au fémur.
À l'extrémité supérieure du tibia la main qui palpe sent le plateau tibial saillir sous les téguments en dehors de l’os iliaque. Quand le péroné existe, la tête péronière horde en dehors le plateau tibial simulant un trochanter.
À l'extrémité inférieure, le tibia est normal et s'articule avec les os du tarse.
La rotule est toujours impossible à décéler.
b) Cas d'hypoplasie modérée.
Les sensations sont variables comme le sont elles-mêmes les lésions fémorales.
Tantôt on ne découvre qu’un petit cylindre osseux, perdu au centre du membre et au-dessus du tibia.
Tantôt cette ébauche diaphysaire est plus développée, mais les condyles étant absents, le tibia s’est luxé derrière cette diaphyse. ,
Parfois c’est l’extrémité supérieure qui manque. De bas en haut, le doigt sent les condyles (il y a une articulation
Éae
7 « . > # du genou mais sans rotule), puis la diaphyse dont l’extrémité supérieure se perd dans les muscles ou remonte par-
fois jusqu’au cotyle.
La palpation des os de la jambe montre ceux-ci nor-
maux et un péroné toujours présent.
æ ex = D GRR PE IE M
m sr ms ou
Exemple typique d'absence fémorale unilatérale totale chez nouveau-né.
Cas de M. Potocki (1911).
Etude des mouvements.
Les mouvements actifs et passifs sont parfois très gênés, ou au contraire anormalement exagérés. Ceci dépend surtout du degré d’aplasie du fémur. On comprend facile-
DS) Fr
ment que si à la place du fémur n'existe qu’un petit noyau osseux libre de rapports avec os iliaque et tibia, tous les mouvements normaux et beaucoup d’anormaux seront possibles. Mais si au contraire le fémur est presque totalement absent et si lé tibia se couche sous l'os iliaque ou s’articule avec lui, certains mouvements seront très limités. Dans ce dernier cas, en effet, on constate une exagération de l’extension et de l’adduction de la cuisse (dans ce mouvement d'adduction le plateau tibial bombe très fort sous la peau), en revanche, les mouvements de flexion et d’abduction sont relativement limités.
La radiographie.
Confirme le diagnostic et permet un examen complet des lésions. Elle est indispensable pour mesurer avec précision l'importance du déficit fémoral.
Il. Enfant qui marche.
L'âge est toujours avancé, quand l'enfant commence à marcher. Dans ces cas d'absence unilatérale, la marche est pénible et toujours difficile, même dans les cas d’hypoplasie légère. Le bassin s'incline du côté de la malformation, et une scoliose de compensation apparaît sur le rachis. Comme le membre malade est beaucoup plus court que l’autre, l’enfant emploie tous les moyens pour vaincre les difficultés de la marche. Dans un cas de Drehmann, l'enfant, âgé de 12 ans, fléchissait la jambe saine sur la cuisse et la cuisse sur le bassin; par ce double mouvement de flexion du membre sain, le pied du côté malade arri-
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vait à toucher le sol, le malade marchaït ainsi sur ses deux pieds, et la marche était assez facile.
Ce cas de Drehmann était une hypoplasie modérée, et avec un appareil prothétique la marche aurait été encore bien plus aisée. Rappelons que dans ce cas où ie membre malade fonctionne et peut être utilisé, le pronostic s’améliore avec le temps par suite de la vitalité du membre.
Il en est tout autrement dans les cas d’hypoplasie intense; alors le membre est inutilisable, même avec correction prothétique. Le talon du côté malade arrive par exernple à la hauteur du genou sain; le malade porte uniquement sur le membre sain, l'emploi des béquilles est nécessaire. Le membre malade reste ballant et inerte car suspendu à une masse molle sans aucune continuité avec le squelette. Ici le pronostic fonctionnel est de plus er plus sévère. En effet, non seulement le segment crural, mais tous les segments du membre s’atrophient graduellement par suite d'inactivité physiologique. La jambe qui tient au segment crural déformé participe au processus d’atrophie, le pied accentue ses déviations ; la malformation s’accentue progressivement. Finalement, le membre entier dans son ensemble peut devenir un appendice ratatiné, incommode, . gênant et absolument inutilisable (membre breloque de Nélaton).