‹ L'absence congénitale du fémurChapitre 27 sur 35 · CA LD · texte numérisé non relu

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mations congénitales avaient pour cause une fracture intrautérine suivie de résorption partielle de l’os atteint. Vilcoq dans sa thèse de 1899, à Paris, était de cette opinion, et à sa suite les Allemands s’y rangeaient aussi. Plus exactement ils ont cru longtemps que la fracture intra-utérine n'était pas consécutive à un traumatisme, mais était déterminée par l'excitation anormale des muscles fœtaux ; mais les arguments basés sur quelques cas d’aplasie congénitale du fémur n’ont trouvé aucune confirmation.

Herlich admettait une faiblesse dans la consistance fémorale, au moment du développement musculaire, de sorte que les contractions musculaires détachaient les différents points d’ossification.

Paul Broca parle de « diathèse morbide », qui, diminuant la résistance de l’os, le rend sujet à la fracture. Il s'agit, dans ce cas, plus d’un nom que d’une explication vraie.

Halawacek invoque un phénomène « d’épiphyséolyse », les diaphyses étant d'autant plus courtes que ce prétendu phénomène aura été plus intense. |

On a été jusqu’à invoquer, tantôt la torsion du cordon alors que celle-ci entraîne surtout l'asphyxie du fœtus; tantôt la brièveté du cordon, les mouvements du fœtus tiraillant le placenta et le décollant plus ou moins; or, jamais dans cette soi-disant brièveté du cordon, on ne constate les accidents qu’elle provoque : hémorragies ou début pré- maturé du travail.

D'autres ont encore pensé, tantôt à l’hypothèse d’une compression fœtale, soit par hydramnios, soit par oligamnios, et il est curieux de noter que ce point de vue se rapproche beaucoup de celui de Dareste, tantôt à la compres-

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sion fœtale au cours de gémellité, mais 1l n'existe que quelques cas de cette dermière.

Toutes ces hypothèses ont eu la vie brève. Nous croyons utile, au contraire, de nous arrêter plus longuement sur les théories de Dareste et de Geoffroy Saint-Hilaire.

Théorie de Dareste.

Dareste admet la compression de l’amnios par étroitesse du capuchon amniotique et adhérence au fœtus, comme cause des malformations congénitales. Geoffroy Saint-Hilaire attribuait une grande importance aux brides amniotiques. Même si ces théories sont actuellement délaissées, elles ont dominé trop longtemps pour ne pas les exposer.

Voici les principes formulés par Dareste :

« 1) L’amnios, arrêté dans son développement, comprime les parties de l’embryon sur lesquelles il s’applique.

« 2) Cette compression, lorsqu'elle agit sur les membres, détermine trois variétés d'effets, tantôt isolés, tantôt associés, qui peuvent être des arrêts de développements, des déviations ou des soudures. »

Des observations nombreuses avaient semblé confirmer cette théorie et celle de Geoffroy Saint-Hilaire, qui admettait que l'arrêt d'évolution des membres était causé par des brides amniotiques.

Nous rappellerons seulement les principaux travaux d'ensemble qui ont suivi ces théories :

Dans sa thèse de 1904, « l’Aplasie péronière », Dubrac nous montre le tibia déformé en V majuscule, l’absence du péroné, et surtout une bride cicatricielle, « résidu réel, indubitable de la cause étiologique ».

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