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Potocki, dans un cas d'absence congénitale du fémur, en 1911, a senti sous le genou une bride qui paraissait se tendre sous l'influence de différents mouvements.
Cependant, on avait remarqué que chez la plupart des sujets porteurs de malformation congénitale, les adhérences ou brides amniotiques étaient absentes. Alors, ces malformations, les pieds bots en particulier, étaient considérées comme provoquées par la pression amniotique, due à un rapport insuffisant entre le fœtus et la poche qui le contient.
Mais, lorsque de nouvelles études de biologie comparée eurent jeté la lumière sur ces phénomènes, on ne tarda pas à reconnaître que les théories de Dareste et de Geoffroy Saint-Hilaire étaient inacceptables et que de nombreuses critiques leur enlevaient toute valeur. |
Evidemment, si on observait des brides amniotiques adhérentes aux téguments sur lesquels elles signent leur passage par un sillon, on ne pourrait pas nier leur valeur pathogénique.
Mais en épluchant les observations de malformations congénitales des membres, combien en trouve-t-on dans lesquelles la bride amniotique a été décrite de telle façon qu’on ne puisse douter de son existence?
. Rabaud et Hovelacque qui, à propos des absences congénitales des os de l’avant-bras et de la jambe, ont étudié tous les cas publiés, concluent que dans un seul cas décrit par Herlich, l'existence de la bride leur paraissait décrite de façon très nette.
Ces mêmes auteurs ont étudié 118 embryons de souris, présentant une absence congénitale du tibia, en les enlevant eux-mêmes de l'utérus, sans jamais constater ni de
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bride amniotique, ni cette cicatrice qui a toujours été citée à ce propos.
Si les malformations congénitales étaient la conséquence d’une simple cause mécanique, les altérations seraient bien différentes. Une bride amniotique qui coupe, ne peut que laisser une cicatrice, et on devrait observer histologiquement une réparation cicatricielle, comme si les tissus avaient été sectionnés par un instrument tranchant. Comment une bride amniotique pourrait-elle expliquer la véritable adaptation anatomique et fonctionnelle des segments malformés, qui fait que chaque trouble ostéogénique correspond à une adaptation musculaire artérielle et nerveuse spéciales?
- D'ailleurs, fréquemment, la lésion n’est pas localisée à un os, mais atteint plus ou moins aussi les os placés audessus et au-dessous, ce qui serait difficilement explicable en acceptant la théorie mécanique.
Plus encore, il y a des lésions symétriques, absolument identiques f’une à l’autre; serait-il possible d’admettre l'existence de deux brides amniotiques parfaitement correspondantes et déterminant les mêmes lésions ?
En outre, il y a le facteur de l’Hérédité, qui ne peut être mis en doute. Dès 1901, dans un cas d’aplasie tibiale, Launois et Küss avaient donné une large part à l’hérédité dans la pathogénie de cette malformation, mais, À cette période, ils étaient dans l'impossibilité de pouvoir concilier cette idée avec les théories qui avaient cours à ce momentlà.
En effet, l'hérédité est ndubitale et la théorie mécanique ne peut l'expliquer.
Les 7 cas d’aplasie péronière, relatés par Ridder, sur 3 générations, le cas de Roschoschmy dans lequel le père